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5 janvier 1675 : bataille de Turckeim, gagnée par Turenne

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5 janvier 1675 : bataille de Turckeim
Publié / Mis à jour le samedi 14 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 
 
Temps de lecture estimé : 1 mn
 

La conquête de la Franche-Comté occupait Louis XIV : Turenne était chargé de défendre les frontières du côté du Rhin contre l’électeur de Brandebourg, commandant les troupes de l’Empire. Louvois, effrayé de l’attitude et du nombre des ennemis, voulait que Turenne se repliât sur la Lorraine ; mais celui-ci lui répondit : « Je connais la force des troupes impériales, les généraux qui les commandent, le pays où je suis ; je prends tout sur moi, et je me charge de tous les événemcns. »

« L’estime des hommes, dit Voltaire, se mesure par les diflicultés surmontées ; et c’est ce qui a donné une si grande réputation à cette campagne deTurenne. » La bataille de Turckeim la termina : dans cette journée, l’illustre maréchal détruisit une armée de soixante-dix mille hommes avec des forces très inférieures ; l’Alsace fut conservée à la France, et l’électeur obligé de repasser le Rhin. Cette campagne si admirée, le serait encore plus, sans la dévastation du Palatinat, qui en ternit l’honneur. Malheureusement on ne peut en rejeter tout le blâme sur Louis XIV et sur Louvois. Il résulte des lettres de Turenne « qu’il regardait comme fort utile à la place de Philisbourg que le pays entre Heidelberg et Manheim fût mangé. » Ce sont les expressions qu’il emploie dans une lettre au ministre. Dans une autre il dit encore : « Je crois que le roi voit bien l’importance que tout le Palatinat soit ruiné. » Les soldats la virent encore bien mieux, et peut-être même ou trépassèrent-ils les ordres de leur général : ils avaient ; à venger le trépas indigne de plusieurs de leurs camarades.

Trente villages furent livrés aux flammes sous les yeux de l’électeur palatin. « Ce prince désespéré défia Turenne à un combat singulier par une lettre pleine de reproches : Turenne ayant envoyé la lettre au roi, qui lui défendit d’accepter le cartel, ne répondit aux plaintes et au défi de l’électeur que par un compliment vague, et qui ne signifiait rien. C’était assez le style et l’usage de Turenne de s’exprimer toujours avec modération et ambiguité. » (Siècle de Louis XIV.)

L’électeur palatin était le neveu de Turenne : on prétend que la lettre de son oncle le fit rougir de son emportement : de son côté, Turenne témoigna le désir de ne pas divulguer cette affaire, sans doute à cause des souvenirs pénibles qu’elle lui rappelait.

 
 
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