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24 juin 1637 : mort de l'astronome, archéologue et philosophe Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Histoire de France et Patrimoine


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24 juin 1637 : mort de l’astronome,
archéologue et philosophe
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
(D’après « Histoire générale de France depuis les temps les
plus reculés jusqu’à nos jours » par Abel Hugo (Tome 33), paru en 1823)
Publié / Mis à jour le samedi 20 mai 2017, par LA RÉDACTION

 
 
 
Bien digne d’être appelé par Bayle le procureur général de la littérature, il se tenait à la hauteur des progrès que les sciences faisaient autour de lui, publiait à ses frais des manuscrits, suivait le mouvement des travaux d’érudition dans toute l’Europe, et plus souvent encore leur donnait lui-même une active impulsion

Conseiller au Parlement d’Aix, et le mécène ou l’ami de la plupart des savants et des gens de lettres ses contemporains, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc naquit à Belgentier, en Provence, le 1er décembre 1580.

Sa famille tenait un des premiers rangs dans la contrée. L’un de ses aïeux, Hugues, noble Pisan, ayant pris part à la première croisade de Saint-Louis, avait accompagné ce prince à son retour en France, et s’était fixé dans l’île d’Hyères, où la flotte avait débarqué. Fouquet Fabri, avocat distingué, souvent appelé à l’administration de la province et son organe ordinaire auprès de Louis XII et de François Ier, fit entrer dans sa famille la charge de conseiller au parlement d’Aix, que ce dernier roi le força d’accepter.

Reynaud, père de Peiresc, était conseiller à la cour des aides. Sa femme, qui désespérait de lui donner des enfants, n’eut pas plutôt éprouvé les symptômes d’une grossesse longtemps désirée, qu’elle promit de signaler sa pieuse reconnaissance par un acte d’humilité chrétienne, en choisissant pour parrain à l’enfant qui naîtrait d’elle, le premier pauvre qu’on rencontrerait. Ce vœu fut accompli ; et deux ans après, elle eut encore un fils qui fut nommé Palamède. Peiresc, l’aîné des deux, montra une curiosité précoce, qui n’était pas celle de l’enfance ; les livres l’amusaient plus que ses hochets : il voulait savoir ce que contenaient tel et tel volume, et il témoignait son impatience, si l’on éludait ses questions.

Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc

La peste, qui désolait la Provence, obligea ses parents de l’envoyer chez les jésuites d’Avignon, pour y continuer ses études commencées à Brignole et à Saint-Maximin. Infatigable au travail, au point d’altérer sa santé, il servait de précepteur à son frère ; et, sous sa direction, les progrès de Palamède furent rapides. Peiresc revint en 1595 à Aix, où pendant une année il s’occupa de la philosophie, et fit paraître un penchant dominant pour la numismatique : ayant terminé le cours de son instruction au collège de Tournon, il vanta la célébrité de l’université de Padoue à ses parents, obtint d’eux la permission d’y faire son droit, sous la surveillance d’un gouverneur, et se promit d’interroger les monuments et les savants de l’Italie. Arrivé à Padoue, il s’y lia étroitement avec Pinelli ; et dans un court séjour à Venise, il eut plusieurs entretiens avec le fameux Fra-Paolo.

Rome devait l’arrêter : il y examina lentement et y fit reproduire sous ses yeux, par le dessin, tout ce qui lui parut remarquable. Baronius fut étonné de son érudition ; Fulvio Orsini, Paul Gualdo, le père Sirmond, l’accueillirent comme un jeune homme bien près d’être leur égal ; le cardinal d’Ossat ne se lassait point de l’entendre. Peiresc visita ensuite les environs de Naples ; mais rien ne dut l’intéresser autant que le cabinet de physique de Porta. Il fit présent à Sirmond de 200 médailles grecques et d’une inscription en langue osque, presque aussi ancienne que la colonne rostrale, et retraçant la victoire navale de Lucius Cornelius Scipion sur les Corses, et la dédicace d’un temple à la Tempête. Aldrovande reçut de lui quantité de médailles qui représentaient des animaux, et lui donna en échange communication de ses recherches.

Après un séjour de plus de trois ans en Italie, Peiresc envoya chez son père des caisses pleines d’insectes, de médailles, d’instruments et d’objets d’art. Comme il ne pouvait se dissimuler qu’il avait trop négligé sa tâche principale, l’étude du droit, il alla prendre des leçons de Pace, célèbre professeur de Montpellier. Afin de mener de front sa correspondance et les connaissances qui lui étaient déjà familières, il consacra dix heures par jour au travail.

Peiresc, rendu à sa famille, inspira un vif attachement à Duvair, premier président du parlement d’Aix : ce magistrat voulait l’avoir continuellement avec lui. En 1605, Duvair se rendit à Paris, accompagné de son jeune ami, et le mit en relation avec la plupart des savants, tels que de Thou, Casaubon, Papire Masson, Nicolas Le Fèvre, Fronton-du-Duc, les frères Sainte-Marthe, Bongars et François Pithou. L’année suivante, Peiresc passa en Angleterre, à la suite de l’ambassadeur français La Boderie ; il fut très bien accueilli par un roi qui s’oubliait assez pour aspirer à prendre rang parmi les doctes, et connut Cambden, Lobel, botaniste du roi, Albéric Gentilis, Henri Savile, Selden, et Barclay, l’imitateur de Pétrone.

La Hollande offrait un exemple de la prospérité des lettres dans un état libre. Peiresc s’empressa de chercher à Leyde l’orgueilleux Scaliger ; Baudius, poète et historien ; Vulcanius, qui préparait une édition de Procope ; et Lécluse, auquel il avait envoyé, du fond de la Provence, une ample collection de plantes rares. Ce dernier, plus qu’octogénaire, et tourmenté de la goutte, révisait péniblement ses ouvrages : Peiresc l’avertit des erreurs et des omissions qui étaient échappées dans sa description des plantes de l’Inde. A Delft, il rendit un service semblable à Gorlaeus, en corrigeant le travail de ce savant sur des médailles grecques amassées en grand nombre en Italie.

Heinsius n’était point dans sa patrie : il ne restait plus à Peiresc qu’à voir Grotius à La Haye. Il avait admiré les curiosités de l’Inde transportées à Amsterdam par le mouvement du commerce. Il fut frappé de la tolérance professée par le gouvernement hollandais, et de la modération avec laquelle un peuple insurgé avait épargné les ornements des églises, et jusqu’aux portraits et armoiries des chevaliers de la Toison d’or. Forcé par l’impatience de sa famille de terminer ses voyages, il refusa la main d’une riche héritière, et, répondant à l’affection d’un oncle qui se démettait en sa faveur, il se fit recevoir conseiller au parlement d’Aix.

Il opina pour la peine de mort, dans le fameux procès de Gaufridi, en partageant le préjugé populaire qui s’élevait contre ce malheureux. Depuis, lorsqu’il eut reconnu qu’il pouvait bien n’y avoir rien de merveilleux dans les prestiges employés par un prêtre licencieux pour séduire une femme faible et crédule, il n’en soutint pas moins que le supplice du feu était une juste punition des sorciers, qui, s’ils n’ont pas avec le diable un commerce aussi direct qu’on l’imagine, consomment leur alliance avec lui par l’intention, et outragent la Divinité par leurs vœux et leurs tentatives.

Peiresc était digne pourtant de penser à cet égard autrement que son siècle. En 1608, les murs extérieurs de la ville d’Aix, et ceux des maisons dans les campagnes environnantes, parurent teints de gouttes de sang, d’intervalles en intervalles. Il n’est bruit bientôt que d’une pluie de sang, qui aurait fait fuir jusqu’à Lambesc les paysans qui en auraient été témoins. Les physiciens, auxquels les explications ne manquent jamais, voient dans ce phénomène des vapeurs émanées d’une terre rouge. Le peuple s’obstine à croire que c’est l’ouvrage de spectres et de démons qui tuent de jeunes enfants. Peiresc leur prouve à tous qu’ils ont pris pour des traces de sang la liqueur rouge que dépose le papillon, en sortant de l’état de chrysalide. L’on était au mois de juillet, et ces gouttes n’existaient que dans les trous où les insectes pouvaient nicher.

Duvair ayant été nommé Garde des Sceaux en 1616, Peiresc le suivit dans sa nouvelle fortune, et borna aux seuls gens de lettres l’usage de son crédit. En 1617, il siégea parmi les notables assemblés à Rouen, et fit des représentations au sujet des honoraires de sa compagnie, qui l’avait député avec un autre de ses collègues. L’année suivante, Louis XIII lui donna l’abbaye de Notre-Dame de Guistre, au diocèse de Bordeaux, et l’autorisa, par lettres-patentes, à conserver avec ce bénéfice ses fonctions de conseiller. Peiresc venait de se créer un titre à la bienveillance du roi.

Un Belge, nommé Piespord, ayant osé imprimer que la maison d’Autriche remontait jusqu’à Pharamond, il produisit des actes du monastère de Muri, en Suisse ; et, sur leur autorité, il établit que les comtes d’Habsbourg descendaient des rois de France par les mâles, mais que la maison d’Autriche n’appartenait à ces comtes que par les femmes. Ces recherches conduisirent Peiresc à en entreprendre de nouvelles ; et trop occupé pour exécuter lui-même la grande pensée qu’il avait conçue de rassembler tous les écrivains contemporains et autres qui avaient traité de l’histoire nationale, il se déchargea de ce projet sur André Duchesne.

Pluie de sang en Provence en 1608
Pluie de sang en Provence en 1608

Peiresc, en correspondance avec tous les savants de l’Europe, avait à sa solde en Asie, en Egypte et dans le Nouveau-Monde, des courtiers littéraires occupés de satisfaire son besoin de connaître. Il se concertait avec les consuls de ces contrées ; et de tous côtés lui arrivaient des manuscrits et des livres rares, des plantes et des animaux peu connus. Le Père Minuti, de l’ordre des Minimes, entreprit pour lui deux voyages, en Syrie et en Égypte. Malgré tous les revers, et le médiocre discernement de ce religieux, Peiresc obtint, par son intermédiaire, un recueil assez précieux de livres orientaux. De ce nombre étaient des ouvrages en langue copte, arabe ou syriaque, et une Bible tritaple, c’est-à-dire, à trois colonnes, offrant en regard les textes hébreu, arabe et samaritain. Il mit cette bible à la disposition du père Morin de l’Oratoire, principal collaborateur de Lejay, qui préparait sa polyglotte.

La maison de Peiresc annonçait à tous les yeux que le magistrat était éclipsé par le savant. Elle était surmontée d’un observatoire, et encombrée de livres souvent entassés pêle-mêle. Il y tenait à ses gages un graveur, un sculpteur, un relieur et un copiste : de temps en temps, il leur adjoignait un peintre, pour retracer sur la toile différents monuments, ou la figure d’animaux rares. Rubens lui-même lui donna quelques moments. Dans l’intérêt de ses livres, Peiresc nourrissait un grand nombre de chats : c’est à lui que la France doit l’espèce d’Angora.

Son jardin botanique pouvait être cité après le jardin du Roi et celui de Montpellier, pour ses richesses en plantes exotiques. Il acclimata le jasmin d’Inde (barreleria), celui d’Amérique (espèce de Gaïac), le jasmin (ou lilas) de Perse et celui d’Arabie ; la lise, ou courge de la Mecque, plante soyeuse ; le papyrus d’Egypte ; le laurier-rose, le myrte à larges feuilles et à pleines fleurs ; le gingembre, le stirax, le lentisque, la nèfle et la cerise aigre sans noyau ; plusieurs vignes étrangères, et le figuier d’Adam (musa parasidiaca), dont le fruit (ou régime) lui semblait être cette espèce de raisin que les éclaireurs envoyés par Moïse rapportèrent de la terre de promission.

De sa retraite, Peiresc encourageait les lettres plus qu’aucun prince, même plus que ce cardinal de Richelieu, qui fonda, quelques années après, l’Académie française. Un savant préparait-il quelque édition ou un travail quelconque, Peiresc l’aidait de ses livres, de ses propres recherches, de ses observations, ou demandait pour lui des secours à la bibliothèque du Roi, à la bibliothèque Ambrosienne, à celles du Vatican et de l’Escurial. Il donne à Scaliger des livres hébreux et des médailles des princes della Scala, dont cet hypercritique prétendait être issu ; à Holstenius, plusieurs anciens géographes, et vingt manuscrits grecs des interprètes d’Aristote et de Platon ; à Saumaise, plusieurs manuscrits coptes et arabes ; à Doni, toutes les inscriptions de la Provence ; à Sickard, l’exemplaire unique de tables astronomiques en hébreu, dressées dans le treizième siècle.

Sans lui, Kircher n’eût pas composé son ouvrage sur la langue copte (Lingua ægyptiaca restituta), et Bergier eût laissé fort imparfaite son Histoire des grands chemins de l’empire romain. L’édition des fragments de Polybe et de Nicolas de Damas, par François Valois, eut pour type le riche manuscrit des Extraits de Constantin Porphyrogénète, que Peiresc avait fait venir de l’île de Chypre. Mersenne, en dédiant au conseiller d’Aix son Harmonie universelle, reconnut les obligations qu’il lui avait ; et Grotius déclara que c’était par son inspiration et ses secours, qu’il avait entrepris l’ouvrage du Droit de la guerre et de la paix.

En 1628, Peiresc avait formé le projet d’amener à Aix les eaux de la Durance et du Verdon ; il se proposait d’attirer de la Flandre un ingénieur pour diriger les travaux de ce canal, lorsque la peste et les troubles politiques le forcèrent de renoncer à son dessein. La Provence n’avait encore d’autres historiens que Nostradamus et Clapiès : il voulut les faire oublier par un travail plus large, et surtout plus exact ; mais au milieu de tant d’études si diverses, pouvait-il mettre en œuvre les matériaux qu’il avait amassés ?

Il forma une collection des vases, poids et mesures des anciens, et notamment de pièces concernant l’as romain, pour s’éclairer dans la lecture des auteurs qui ont traité cette matière, sur laquelle il laissa lui-même un ouvrage inédit. Par un procédé ingénieux, il apprit aux antiquaires à lire des inscriptions qui avaient disparu. C’est en combinant la disposition des trous où étaient scellés les caractères, avec la forme de ces caractères et leurs liens naturels, qu’il parvint à restituer l’inscription d’un temple de Jupiter à Assise. Il essaya, mais sans succès, la même opération sur celle de la maison carrée à Nîmes : le savant Séguier a été plus heureux.

Lorsque Galilée eut découvert les satellites de Jupiter, Peiresc dressa des tables de leurs mouvements, dans le but d’aider les géographes à trouver les longitudes ; il exerça l’un de ses agents (Pierre Lombard) à ce genre d’observations, et le fit voyager en Asie, muni des instruments nécessaires, pour ces déterminations astronomico-géographiques : mais, ayant appris dans la suite que Galilée avait les mêmes vues, il sacrifia son travail à celui de l’inventeur. Gassendi fut toujours de moitié dans ses observations astronomiques ; avec lui au faîte de la maison des oratoriens d’Aix, il mesura la hauteur méridienne solsticiale du soleil, et justifia Pythéas des reproches de Strabon.

Peiresc regarda les comètes comme de véritables planètes, tandis que les partisans d’Aristote persistaient à les prendre pour des feux passagers. Les révolutions physiques du globe, la communication des chaînes de montagnes et des volcans, l’origine des fontaines, la formation des pierres, la théorie des vents, exercèrent tour à tour sa pensée ou fournirent matière à son imagination. Au reste, il ne tenait point opiniâtrement à ses idées. Après de nombreuses observations sur les yeux des oiseaux, des poissons et des quadrupèdes, il s’était cru fondé à conclure que les objets se peignent dans l’humeur vitrée : mais de toutes parts naissaient des difficultés contre ce système ; il n’hésita point à l’abandonner.

Avant Malebranche, il soutint l’opinion populaire de l’influence de l’imagination de la mère sur le fœtus ; il vérifia l’existence des veines lactées du mésentère, et fut le premier qui employa la thériaque contre les vers cucurbitains. Dans les expériences qu’il faisait sur les animaux, Peiresc découvrit sur la côte de Toulon le murex dont les anciens se servaient pour teindre la pourpre ; il s’attacha aux dents comme au caractère le plus sûr pour distinguer l’espèce des animaux, et décrédita cette crédulité superstitieuse, qui admirait comme os de géants, des os prodigieux provenant de corps d’éléphants, etc.

Il eut continuellement à lutter contre une complexion extrêmement faible. Cet homme valétudinaire possédait, si l’on en croit Gassendi, une telle sensibilité d’organes, qu’ayant la langue enchaînée par une paralysie, il recouvra tout à coup la parole et la liberté de ses mouvements, par le plaisir que lui causa une romance chantée devant lui. Peiresc fut exempt de l’exil infligé par Richelieu, en 1631 et 1632, aux conseillers du parlement d’Aix qui avaient repoussé le projet ministériel d’organiser la Provence en pays d’élection : il partageait les sentiments des opposants, mais il était demeuré étranger aux troubles populaires.

Il écrivit à tous ses amis de Rome, en faveur de Galilée dans les fers. Peiresc mourut entre les bras de Gassendi, le 24 juin 1637. Le pape Urbain VIII, qui avait été en commerce de lettres avec lui, ordonna que son éloge fût prononcé dans la salle de l’académie des Humoristes, quoique cet honneur n’appartînt, aux termes du règlement, qu’aux présidents de ce corps littéraire. L’orateur fut Jean-Jacques Bouchard, Parisien, établi à Rome, et il compta dix cardinaux dans son auditoire. Indépendamment de cet hommage solennel, la reconnaissance exprima en quarante langues les regrets de la république des lettres : le recueil de ces différentes pièces fut publié à Rome par les soins du même Bouchard.

La réputation de Peiresc était bien plus grande hors de son pays. Cependant l’écrivain Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654) s’exprimait ainsi : « Nous avons perdu en ce rare personnage une pièce de naufrage de l’antiquité, et les reliques du siècle d’or. La corruption universelle ne pouvait rien contre sa bonne constitution, et le mal qui le touchait ne le souillait pas. Sa générosité n’a été ni bornée par la mer, ni enfermée en deçà des Alpes : elle a semé ses faveurs et ses courtoisies de tous côtés. Dans une fortune assez médiocre, il avait les pensées d’un grand seigneur ; et sans l’amitié d’Auguste, il ne laissait pas d’être Mécénas. »

Après la mort de Peiresc, on trouva plus de dix mille lettres que lui avaient adressées les savants de France, d’Italie, d’Angleterre , d’Allemagne et des Pays-Bas. La plupart furent détruites par sa nièce et son héritière, qui s’en servait, au rapport de Ménage, pour allumer son feu, ou pour se faire des papillotes.




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