L'ÉVÉNEMENT DU JOUR
3 mars 1802 : instauration des visites sanitaires pour les filles de joie
Longtemps, la répression de la prostitution oscilla entre violences pénales et échecs patents. Si la tolérance pragmatique adoptée par Saint Louis au XIIIe siècle est maintenue trois siècles durant, son abandon ouvre une longue phase de prohibition inefficace et dangereuse, aggravant désordres et maladies. Il faut attendre 1802 pour qu’un tournant décisif s’opère, avec l’adoption d’une approche sanitaire rompant enfin avec l’illusion pénale.
À Rome et à Byzance, sous le règne de Constantin, des deux Théodose et de Justinien, des lois sévères avaient été rendues pour refréner la prostitution publique. Toutes ces lois étaient prohibitives, les peines excessives, les amendes exorbitantes ; on procédait par la confiscation des meubles, des vêtements et de la maison ; on condamnait au (…)
 
 
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