Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 23 septembre DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
NOUS REJOINDRE SUR...
Nous rejoindre sur FacebookNous rejoindre sur TwitterNous rejoindre sur LinkedInNous rejoindre sur VKNous rejoindre sur InstragramNous rejoindre sur YouTubeNous rejoindre sur Parler

16 juin 1929 : mort du cinéaste Alfred Machin

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Juin > 16 juin > 16 juin 1929 : mort du cinéaste (...)
Éphéméride, événements
Les événements du 16 juin. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
16 juin 1929 : mort du cinéaste
Alfred Machin
(D’après « Cinéa » du 1er juillet 1929,
« Rétrospective Alfred Machin » (par la Fondation
Jérôme Seydoux-Pathé) de 2016, « Le Journal » du 28 juin 1929
et « 101 curiosités historiques cocasses et stupéfiantes
pour avoir quelque chose à raconter en toutes circonstances »
(par Bruno Léandri) paru en 2015)
Publié / Mis à jour le lundi 15 juin 2020, par LA RÉDACTION
 
 
 
Au nombre des pionniers du cinéma, Alfred Machin débute comme reporter photographe puis fonde son propre studio de cinéma à Bruxelles, exerce au sein du service cinématographique des armées, puis s’essaie à la réalisation de courts-métrages comiques avant de se spécialiser dans le film animalier

Né le 20 avril 1877 à Blendecques, dans le Pas-de-Calais, Alfred Machin fait ses débuts à Paris, au service du reportage photographique de l’Illustration, et entre dans la maison Pathé, dès les premiers temps de sa formation.

À partir de 1907, il rejoint les rangs des nombreux opérateurs-réalisateurs que la société Pathé envoie aux quatre coins du monde. Pour lui, ce sera l’Afrique. En 1910, il y tourne une série de films documentaires sur les chasses aux grands fauves. À son retour en 1911, il continue de travailler pour Pathé et notamment sa filiale à Amsterdam puis Bruxelles.

Trois ans plus tard il fonde un studio dans cette même ville, le Belge Film, où il entame une série de productions dramatiques. Il réalise alors, deux mois avant que le conflit mondial n’éclate, le célèbre Maudite soit la guerre, film pacifiste d’anticipation dénonçant les horreurs militaristes. Dès le déclenchement des hostilités, la censure de l’armée belge diffuse son film en changeant juste le titre, qui devient Mourir pour la patrie.

Au cours de la guerre, Alfred Machin est affecté au service cinématographique des armées, et en prend rapidement la tête. Pendant quatre ans il réunit, au prix des plus grandes difficultés, les documents officiels saisissants où tant de réalisateurs puisèrent par la suite, et filme ainsi la bataille de Verdun.

Alfred Machin et la panthère Mimir
Alfred Machin et la panthère Mimir. © Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Après l’armistice, Alfred Machin s’installe à Nice, où il achète le studio de la route de Turin et en collaboration avec Henri Wulschleger, et y tourne un grand nombre de films comiques avec quelques vedettes de l’époque, Little Moritz, Georges Winter ou Louis Boucat. Il s’illustre avec des courts-métrages dont rien que les titres sont prometteurs : L’Agent Rigolo et son chien policier ; Saïda a enlevé le Manneken-Pis ; Je vais me faire raser ; Monsieur Beulemeester, garde civique ; On attend Polochon ; Serpentin fait de la peinture... mais qui laisseront moins de traces dans l’histoire du cinéma que les œuvres de Méliès.

Au début des années 20, Machin se spécialise dans les récits et comédies animalières, réalisant L’Énigme du Mont-Agel, Les Héritiers de l’Oncle James, et Bêtes... comme les Hommes, qui connut un grand et mérité succès. Il installe une vraie ménagerie à Nice dans laquelle il entraîne panthère, aigles, poules, chiens et le chimpanzé Auguste, grande star du Manoir de la peur. Ce film-ci, ainsi que Le Cœur des Gueux, avec Maurice de Féraudy, sont ses derniers films parus. Il avait terminé peu avant sa mort de nouveaux films d’animaux : De la jungle au studio et Black and White. Dès les premiers jours de juillet 1929, Alfred Machin devait entreprendre un film sonore exclusivement interprété par des animaux.

Contrairement à tout ce qui a été dit, Alfred Machin ne meurt pas d’une blessure causée par un de ses fauves familiers, sa panthère Myrza, mais succombe aux atteintes d’un mal rapide qui le surprend en pleine force, le 16 juin 1929. Il tombe dans l’oubli jusqu’au début des années 1990, lorsqu’un grand projet de restauration financé par la Communauté Européenne parvient à conserver 37 des 150 films qu’il a réalisés.

Vous pouvez visionner ci-dessous le film (colorisé) Maudite soit la guerre d’Albert Machin, sorti en 1914


Pour consulter la vidéo
CLIQUEZ sur le lecteur

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !