Bienfaits de la Révolution :
un mythe particulièrement vicace
bien que très tôt dénoncé
« Rien n’est aussi triste, pour de bons Français, que l’histoire de la Révolution, car elle est celle du suicide de la patrie. Mais rien n’est aussi salutaire, car il faut connaître le mal pour le guérir », assure l’historien Gustave Gautherot.
 
Aux yeux des Français d’aujourd’hui, observe Fénelon Gibon (1850-1926), secrétaire de la Société générale d’éducation et d’enseignement, notre pays, avant 1789, « n’était qu’un sombre cloaque où de nombreuses larves, nos ancêtres, se débattaient dans l’abrutissement et la misère. Pour eux, l’histoire de France n’est que l’histoire des événements qui ont, leur semble-t-il, préparé ou annoncé la Révolution. La Révolution elle-même constitue l’événement unique, attendu depuis des siècles, le centre de l’histoire de la France et du monde. Tout ce qui l’a précédé, institutions politiques, sociales, militaires, religieuses, victoires, fondations, conquêtes, est condamnable ou méprisable. »
 
Or, pour répandue qu’elle soit, cette mentalité est pourtant diamétralement contraire à la vérité historique. En dix siècles de progrès continu, la France de Hugues Capet était incontestablement devenue la première nation du monde. Comment, dès lors, expliquer qu’aux réformes certes nécessaires et par ailleurs déjà entamées à la fin du XVIIIe siècle, on ait préféré substituer une révolution faisant « table rase » du passé ?
 
En quoi la Révolution
« par le peuple et pour le peuple »
relève d'une sombre imposture
Brossant dans son ouvrage, paru originellement en 1919 sous le titre Petite histoire de la Révolution française, un portrait sans fard de la période révolutionnaire proprement dite (1789-1799), Fénelon Gibon consacre également plusieurs chapitres aux racines anciennes et profondes d’un bouleversement que l’Histoire officielle présente comme spontané, populaire, et ne débutant qu’en 1789.
 
Il souligne ainsi que la France de l’Ancien Régime fut, contrairement à une idée reçue, un gouvernement d’opinion publique ; que la famille opposait alors un rempart infranchissable au despotisme de l’État. Il nous révèle quels furent les creusets les plus actifs de l’esprit révolutionnaire tout au long du XVIIIe siècle, recense les principes affichés de 1789 et nous explique comment, sous couvert de « libéralisme » et sous le prétexte qu’il fallait « suivre son siècle », on assimila ces principes à des « conquêtes », lesquelles justifièrent de passer l’éponge sur le sang répandu. Il dénonce l’imposture des cahiers de doléances qui, loin de refléter l’opinion réelle du peuple français de l’époque, ne sont que le produit artificiel des menées des philosophes des Lumières. Il effectue le décompte macabre des victimes de la Révolution, en majorité issues du peuple, périssant sur la guillotine ou dans la « baignoire nationale ». Il montre que la Terreur ne fut pas seulement le règne de la cruauté, mais aussi celui de la lâcheté, et explique comment le Directoire, époque de conspirations et de scandales, parvint à se maintenir par les plus odieux attentats, cassant notamment toutes les élections ne lui étant pas favorables...
 
« Il est de mode, écrit Fénelon Gibon, de se réclamer des grands mots de souveraineté nationale, de démocratie qui, étymologiquement, est le règne du peuple. Or ce gouvernement direct qu’instituèrent les pères de la Révolution », s’inspira « d’une tout autre volonté que de la majorité des Français, égarés par la piperie des mots ». C’est cette volonté, et la brutalité perverse avec laquelle elle fut imposée, pour ne pas dire infligée au peuple, que cet ouvrage vous invite à sonder en suivant pas à pas le fil chronologique de l’intrigue révolutionnaire. S’abreuvant aux sources historiques les plus rigoureuses — et notamment les travaux d’exhumation d’archives menés par Émile Keller, Gustave Gautherot, Louis Madelin, Hippolyte Taine, Frantz Funck-Brentano —, Fénelon Gibon le déroule avec succès, et montre que la Révolution, fruit des manœuvres d’une poignée de conspirateurs admirablement organisés agissant, tant avant qu’après la « prise », de la Bastille, au détriment de l’intérêt général, ne s’est pas seulement faite sans le peuple, mais contre lui.
 
 
 
 
170 PAGES au format poche
décryptant les origines anciennes de ce
bouleversement et les expédients utilisés
avant et après 1789 pour l'imposer au peuple
 
Une Révolution qui...
sous prétexte de fonder la liberté, n'a vécu
que d'émeutes, d'épurations sanglantes, de
proscriptions arbitraires, et aboutissant
en 1799 à un coup d'État
 
Toute la vérité sur...
une période de troubles et d'agitations
à la lumière des principes et des faits
 
 
Format 12,7 x 20,3 cm. 174 pages
PRIX : 18,90 €
 
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