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25 janvier 1559 : Elisabeth, reine d'Angleterre, ouvre le Parlement, dans lequel s'accomplit la révolution religieuse

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25 janvier 1559 : Elisabeth, reine d’Angleterre, ouvre le Parlement, dans lequel s’accomplit la révolution religieuse
Publié / Mis à jour le lundi 23 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

« La fille de Catherine d’Aragon devait être catholique par conviction, et la fille d’Anne Boleyn protestante par calcul. » En effet, l’on ne peut guère attribuer qu’au calcul le zèle que fit éclater la froide Élisabeth à changer la croyance de ses sujets, qui, sous deux règnes, en avaient déjà changé deux fois (voy. 28 Janvier... Mort de Henri VIII) ; et cependant elle témoigna dans cette œuvre toute l’impatience d’une piété vive et sincère : c’était un calcul de plus. (voy. 15 Janvier l559, Couronnement Élisabeth.)

Avant que le Parlement pût l’autoriser de sa présence et de son suffrage, la reine avait préludé à la grande réforme par des réformes de détail dans les formes extérieures du culte. Enfin, le 2.5 janvier, dix jours après la cérémonie sainte dans laquelle Élisabeth avait juré aux pieds des autels de maintenir la religion catholique, le Parlement s’ouvre, et bientôt la reine se montre fidèle aux maximes de son instituteur spirituel, le docteur Parker, qui lui répétait sans cesse que ce n’étaient pas seulement les membres du protestantisme qu’il fallait couper, mais sa tête qu’il fallait abattre.

« Le 9 février ; les deux Chambres déclarèrent Élisabeth reine île droit divin et légitimement issue du sang royal. Le 18, la Chambre haute déclara la reine gouvernante suprême de l’Église, ainsi que de l’État. Le a ?, mars, cette déclaration eut l’assentiment des Communes, et la révolution fut faite. On annula toutes les lois religieuses de Marie ; on rétablit toutes celles de Henri VIII et d’Édouard VI. Un. serment de suprématie spirituelle de la couronne fut imposé à quiconque avait le moindre rapport avec le gouvernement, mais avant tout aux évêques et au clergé ; et pour fonder son Église, pour faire exécuter ses décisions, la reine fut autorisée à fonder cette cour arbitraire de haute commission, que devait si cruellement expier le plus vertueux de ses successeurs. Que la Chambre des communes, entièrement renouvelée depuis le dernier Parlement, votât de pareilles lois, elle n’était pas du moins en contradiction avec elle-même ; mais que dans la Chambre haute, qui n’avait pas changé, deux pairs laïcs seuls eussent joint leurs protestations à celles du banc épiscopal, et que tous les autres eussent voté par acclamation, sous Élisabeth, précisément le contraire de ce qu’ils avaient voté de même sous Marie, c’était un excès d’impudeur, que même aujourd’hui l’on a encore peine à concevoir. Tous les évêques, à l’exception d’un seul, refusèrent le serment, et aimèrent mieux sacrifier leur fortune qu’abandonner leur foi. Sur neuf mille trois cent quatre-vingt-six ecclésiastiques du second ordre, il n’y eut que cent quatre-vingts curés et quatre-vingt-quinze bénéficier qui suivirent l’exemple des évêques. Elisabeth n’était pas encore persécutrice ; elle se contenta de destituer les réfractaires, en témoignant » même son estime à plusieurs d’entre eux. Elle récompensa et mit à profit la docilité des autres. La séparation d’avec Rome se trouva consommée : une des branches les plus illustres de l’église chrétienne se sépara du tronc vénérable qui avait traversé quinze cents ans, et tirait de ses vieilles racines tant de force et de majesté »

 
 
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