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Histoire France, 1525. Bataille de Pavie perdue par François Ier qui est fait prisonnier - Histoire de France et Patrimoine


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Chronologie de l’Histoire

L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants


Histoire de France : année 1525
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION

 

Le roi, que ses mauvais succès n’avaient pu rebuter de son projet sur le Milanais, avait repassé en Italie sur la fin de l’année précédente, où il avait formé le siège de Pavie. En remarquant les progrès de l’artillerie, on observe que, dans cette guerre, François Ier avait quatre mille chevaux seulement pour son parc d’artillerie. Entre plusieurs fautes que l’on reproche à ce prince, la plus considérable sans doute, après celle d’avoir entrepris le siège de Pavie, fut d’avoir affaibli son armée par deux détachements qu’il fit vers Naples et vers Savone.

La situation de l’armée française commençait à devenir dangereuse, mais le plus grand danger pour elle tenait à l’infatuation de son roi. Pescara avait déjà plus de troupes que lui, mais François Ier, trompé par de faux états des revues, ne voulait pas le croire. Pescara se mit en mouvement, le 25 janvier 1525, pour se rapprocher, et obliger le roi à lever le siège ; mais François ne voulut pas qu’il fût dit qu’un roi de France se laissait influencer par la crainte de qui que ce fût ; il ne voulut point lever le siège de Pavie, et s’obstina à attendre l’attaque dans ses lignes, ayant à dos une forte place ennemie.

Le 24 de février, jour de Saint-Mathias, il perd la bataille de Pavie par les mauvais conseils de Bonnivet, qui s’y fit tuer de désespoir, et il y est fait prisonnier. Il reçut plusieurs blessures, l’une au visage vers le sourcil, l’autre dans le bras, et la troisième à la main droite : il se trouva aussi avoir reçu quelques arquebusade dans sa cuirasse. Il est transféré en Espagne. Louis II de la Trémouille y perdit son fils et la vie après avoir servi avec gloire sous quatre de nos rois. « Le malheur des Français à cette bataille, dit le duc de Parme, est une leçon pour tous les généraux, de ne jamais diviser leurs forces en présence de l’ennemi ».

Madame d’Angoulême est régente. Charles de Bourbon, comte de Vendôme, cousin du connétable, n’en fut que plus fidèle au roi : il est chef du conseil de régence. Ce fut le grand père de Henri IV.

Le roi d’Angleterre, jaloux des heureux succès de Charles-Quint, se prête aux propositions de la régente. Il tint alors la balance entre ces deux princes, et fut le gardien de la liberté de l’Europe ; il est vrai qu’il y était porté par son ministre Wolsey, cardinal d’York. Avant la victoire de Pavie l’empereur avait coutume d’écrire à ce ministre de sa propre main, et signait votre fils et cousin Charles. Depuis cette victoire, Charles-Quint ne lui écrivit plus de sa main, et changea de style (Guichardin). Wolsey se tint pour offensé ; et suivant l’usage pratiqué par ses pareils, il chercha à venger sa querelle personnelle.

Les alarmes n’étaient pas moindres en Italie ; il s’y fit une ligue entre le pape, Sforza et les Vénitiens, pour enlever la couronne de Naples à Charles-Quint, et la donner au marquis de Pescara, général de ce prince, qui avait sujet d’être mécontent de ce que François Ier avait été mis à la garde de Lamy, vice-roi de Naples, à son préjudice ; mais Charles-Quint en fut instruit par Pescara lui-même, soit que ce dernier craignit d’avoir été découvert, soit qu’il lui fût demeuré fidèle. Charles-Quint ordonne à ce général, pour punir la perfidie de Sforza, de s’emparer des places du Milanais. Pescara mourut peu de temps après, non sans soupçon d’avoir été empoisonné, soit par les Espagnols, soit par les Italiens.

Le duc d’Alençon, mari de Marguerite, depuis reine de Navarre, meurt de douleur des reproches qu’il eut à se faire à la bataille de Pavie : il fut le dernier de la branche d’Alençon qui descendait de Charles de Valois, frère du roi Philippe le Bel. Il y a eu d’autres princes de ce nom, mais qui n’ont pas laissé de postérité.

La comté de Dunois est érigée en duché-pairie ; Charles IX donna depuis, par lettres patentes de 1571, à messieurs de Longueville, le rang de princes du sang, qui leur fut confirmé par Louis XIV en 1653. Les prérogatives de cette illustre maison ne s’étendirent pas plus loin, quoi qu’en aient écrit Varillas et Baudot de Juilly.

Marguerite, duchesse d’Alençon, sœur de François Ier, s’était transportée à Madrid pour y travailler à la délivrance de son frère, mais elle repartit sans avoir rien obtenu ; et enfin, après bien des difficultés, le traité fut signé le 14 janvier suivant. Charles-Quint ne sut pas profiter de sa victoire : il aurait dû entrer en France les armes à la main, ou se piquer de générosité, et renvoyer son prisonnier sans condition. Charles-Quint ne fit ni l’un ni l’autre (cette question est discutée amplement dans Guichardin, et mérite d’y être lue).

Albert, margrave de Brandebourg, grand-maître de l’ordre teutonique, après avoir embrassé les erreurs de Luther, entreprit de se rendre souverain d’une partie des provinces que possédait un ordre dont il n’était que le grand-maître : il était neveu de Sigismond, roi de Pologne, et il avait conclu un traité avec ce prince, par lequel il partagea le Prusse avec la Pologne, sous la condition de l’hommage à cette couronne. Ainsi la Prusse fut partagée en Prusse royale et en Prusse ducale ; la Prusse royale passa au roi de Pologne, et la ducale resta soumise au prince de Brandebourg, dont les descendants sont devenus depuis rois de Prusse.

 
 

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