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Histoire France, 1547. Avènement roi de France Henri II. Mort du roi d'Angleterre Henri VIII et de Barberousse - Histoire de France et Patrimoine


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Chronologie de l’Histoire

L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants


Histoire de France : année 1547
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515
Règne de Henri II à partir du 31 mars 1547)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION

 

François Ier apprend la mort du roi d’Angleterre Henri VIII, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 1547, à l’âge de cinquante-six ans. Jamais règne n’a été plus étonnant. Il n’y a point eu d’exemple en Angleterre d’un despotisme si outré, ni d’un abandon si lâche des parlements, tant sur le spirituel que sur le temporel, aux bizarreries d’un prince qui, à force d’autorité, ne savait plus que faire de sa volonté, et parcourait tous les contraires ; mais on lui passait tout en faveur de sa haine pour le Saint-Siège.

Il avait eu six femmes : Catherine d’Aragon, répudiée ; Anne de Boleyn, décapitée ; Jeanne Seymour, morte en couches ; Anne de Clèves, répudiée ; Catherine Howard, convaincue de libertinage, décapitée ; et Catherine Pare, qui épousa, aussitôt après la mort du roi, Thomas Seymour, grand amiral : elle protégea les lettres. Edouard, fils de Jeanne Seymour, succéda à Henri. François Ier lui fit faire un service à Notre-Dame, suivant l’usage, écrit de Thou, établi par les rois, quoiqu’il fût mort séparé de l’église romaine. Sa fille Marie ne pensait pas de même, car elle défendit qu’on priât Dieu pour lui, parce qu’il était mort hors du sein de l’Eglise.

Après s’être déclaré contre les protestants de son royaume, qu’il faisait punir, François Ier se lia avec ceux d’Allemagne contre l’empereur. Henri VIII était le contemporain de François Ier, son rival, son émule ; le roi de France croit reconnaître dans cet événement la cloche funèbre qui lui annonce sa propre mort. En effet, il expire à Rambouillet, le 31 mars 1547, âgé de cinquante-trois ans, des suites de la maladie qui le rongeait depuis longtemps. Sous son règne, les tailles augmentèrent de plus de neuf millions.

Conjuration de Fiesque sur Gênes, manquée parce que Fiesque se noya. Mort de Barberousse, qui s’était fait roi d’Alger. On commence à trouver sous ce règne des maréchaux de camp ; il n’y en avait pas auparavant, et ceux-ci ne l’étaient que par commission ; ce ne fut que sous Henri IV qu’ils en eurent le titre par des brevets à vie : ces maréchaux de camp par brevets étaient les premiers officiers après le général, parce que les lieutenants généraux ne commencèrent à paraître que sous Louis XIII.

Il ne manqua à François Ier, pour être le premier prince de son temps, que d’être heureux ; mais il ne tient pas à la fortune de dégrader les rois en les accablant. Tout est perdu, hormis l’honneur, écrivait-il à la duchesse d’Angoulême après la bataille de Pavie. Les adversités ne firent que mieux découvrir sa grande âme ; et les qualités brillantes de ce monarque n’échauffèrent peut-être pas moins les génies des écrivains de son siècle que la protection qu’il leur accorda. Il se trouva précisément dans le temps de la renaissance des lettres ; il en recueillit les débris échappés aux ravages de la Grèce, et il partagea avec Léon X la gloire d’avoir fait fleurir les sciences et les arts dans l’Europe. Cette faveur déclarée lui valut à son tour les justes éloges qu’il méritait ; et ce qu’on doit remarquer comme une chose qui fait également honneur à ce prince et aux lettres, c’est qu’il s’honora du titre de leur protecteur.

Nous voyons, dans une lettre d’Erasme, de 1516, que François Ier, ayant dit à Guillaume Petit, son confesseur, qu’il voulait attirer en France le plus de savants qu’il pourrait, Guillaume Petit avait chargé Budé, et Cop, médecin du roi, de lui écrire pour l’engager à venir s’y établir ; qu’Étienne Poncher (et non pas Ponchery, comme l’a écrit le Clerc), ambassadeur du roi à Bruxelles, l’en avait encore pressé ; mais qu’Erasme s’en excusa sur ce que le roi catholique (Charles-Quint) le retenait dans les Pays-Bas. Ce savant a joué un rôle singulier : les catholiques et les protestants le désavouaient, et en même temps chacun d’eux le comptait pour sien.

Anne de Bretagne avait commencé à attirer des femmes à la cour ; mais, comme Louis XII ne s’en occupait guère, ce ne fut que sous François Ier qu’elles y parurent avec éclat. Il fit venir aussi à la cour les cardinaux et les prélats les plus distingués de son royaume, comptant par là rendre sa cour plus brillante, et pour les mœurs de ses courtisans, qui se ressentaient de la rudesse de la guerre, par le savoir, les talents et les exemples de ce premier ordre de l’état (Brantôme).

La duchesse d’Angoulême, sa mère, qui logeait au palais des Tournelles, ayant trouvé l’air mauvais, était venu se loger (1519) dans l’hôtel de Nicolas de Neuville, chevalier, secrétaire des finances et audiencier de France : cet hôtel était situé entre la Seine et la porte Saint-Honoré, qui était alors moins avancée qu’elle ne l’a été depuis lorsqu’on l’a abattue, et il occupait à peu près la place où sont aujourd’hui les Tuileries. Le roi acheta cet hôtel, dont Catherine de Médicis fit un palais.

On ne peut être trop surpris de la simplicité qui a régné en France pendant plus de mille ans par rapport aux édifices et aux jardins. Ce fut la renaissance des lettres qui, en étendant l’esprit, fit apercevoir de ce qui manquait. Les arts se perfectionnèrent par la culture, et leur culture fournit de nouvelles idées : on commença à se trouver trop resserré ; à mesure que l’on pensa davantage, on eut honte du peu dont on s’était contenté jusque-là ; et quand une fois l’imagination se fut ouverte, elle regagna bien vite tout le temps où elle avait été enveloppée dans les ténèbres de l’ignorance.

L’époque célèbre de cette grande révolution en Europe est le quinzième siècle, c’est-à-dire la destruction de l’empire des Grecs par Mahomet, qui fit refluer dans l’Occident tous les arts et les sciences de la Grèce. Les Médicis à Florence, Léon X à Rome, et François Ier, en France, redonnèrent la vie aux beaux-arts : ce fut deux fois le sort de la Grèce d’instruire et d’embellir l’Occident.

On remarque que le règne de Henri II commence et finit par un combat et singulier, à la vérité de différent genre : le premier fut celui de Jarnac et de la Châtaigneraie, où celui-ci, qui était favori du roi, perdit la vie ; il était gentilhomme de la chambre du roi, et avait été enfant d’honneur, ce qui était plus que page de la chambre. Jarnac était beau-frère de la duchesse d’Etampes, maîtresse de François Ier. Le second combat fut le malheureux tournoi où le roi fut blessé à mort par Montgomery.

Henri II entrait dans sa vingt-neuvième année le jour même où il montait sur le trône. Sous quelques rapports, il ressemblait à François Ier ; mais la ressemblance même faisait ressortir la supériorité du père sur le fils. Dans son Précis de l’histoire des Français, Sismondi écrit que « sa figure, quoique belle, n’égalait point celle de son prédécesseur ; son corps était robuste, il excellait dans tous les exercices du corps, tandis que son esprit était lent et paresseux ; il avait repoussé toute instruction et éloigné les hommes de lettres, dont son père goûtait l’entretien ; son caractère était bienveillant, mais faible ; il avait besoin d’être gouverné, et ceux auxquels il s’abandonna firent peser bien durement leur joug sur la France ».

Ceux qui eurent le principal crédit sous ce règne, furent le connétable de Montmorency qu’il nommait son compère, rappelé à la cour après la mort de François Ier et qui avait cinquante-quatre ans quand Henri II monta sur le trône ; le maréchal de Saint-André ; son fils François, duc de Guise, chef de la branche cadette de Lorraine ; Charles, cardinal de Lorraine, frère de François ; et Diane de Poitiers qu’il fit duchesse de Valentinois et qui, ayant déjà paru à la cour de François Ier, de qui elle obtint la grâce de son père, se rendit maîtresse absolue de l’esprit et du cœur de Henri II, quoiqu’elle fût alors âgée de quarante-huit ans.

Il écarta de lui tous les ministres de son père, il fit même intenter des procès criminels à quelques-uns d’entre eux ; mais ceux-ci, en offrant de riches cadeaux à quelqu’un des favoris du roi, firent bientôt cesser les poursuites. C’est de cette manière que la justice fut administrée pendant tout le règne de Henri II. Des hommes en crédit accusaient-ils quelque personnage marquant d’un crime d’État, une grande animosité se manifestait dans les poursuites, le prévenu était menacé du dernier supplice, puis tout à coup il était pardonné, parce qu’il avait su faire accepter ses présents en haut lieu. La duchesse d’Étampes, maîtresse de François Ier, contre laquelle Diane de Poitiers avait longtemps ressenti une amère jalousie, fut exilée de la cour, et les présents que lui avait faits le feu roi lui furent repris ; mais Diane ne ressentait point la même jalousie contre la reine Catherine de Médicis, quoique celle-ci, qui avait alors vingt-six ans, fût d’une grande beauté : la maîtresse savait que l’épouse légitime n’avait aucune influence sur son mari, et qu’elle suivrait sans résister le char de sa rivale.

Montmorency, qui avait pris la principale direction des affaires, maintint, pendant les cinq premières années du nouveau règne, la France en paix avec ses voisins ; toutefois, il ressentait contre l’empereur une profonde jalousie, et, sans arriver à des hostilités directes, il saisissait toutes les occasions de lui nuire. Charles-Quint était sans inquiétude sur ses frontières : il avait fait la paix avec les Français et avec les Turcs, et dès lors il avait pu tourner toutes ses forces contre les princes protestants de l’Allemagne. Il avait dissous la ligue de Smalkalde, avait fait prisonniers l’électeur de Saxe et le landgrave de Hesse, et avait en même temps évité de soulever les esprits par des persécutions.

En attendant les décisions du concile de Trente, il avait établi pour tout l’empire un mode de vivre en matière religieuse qu’on nomma l’intérim. Il éludait par des expressions ambiguës les questions controversées, et laissait aux protestants le droit de demeurer membres de l’église catholique sans renoncer à leur foi ni à leur culte. L’ambition de l’empereur s’était accrue avec ses succès, et il commençait à aspirer à la monarchie universelle. Montmorency voulait lui en barrer le chemin sans renouveler la guerre, et il profitait de ce que la France avait gardé provisoirement possession des États de la maison de Savoie, pour étendre ses intrigues dans toute l’Italie.

Cette contrée gémissait sous l’effroyable tyrannie des gouverneurs espagnols, qui joignaient à la cupidité et à la férocité la plus complète ignorance de tous les principes d’administration. La France encourageait les Italiens dans toutes leurs tentatives pour secouer le joug ; elle promettait son appui à tous les mécontents : aussi les conspirations à Gênes, à Naples, à Milan, se multiplièrent, mais elles échouèrent toutes, et ceux que la France avait excités à ce jeu hasardeux périrent par des supplices atroces.

Les royaumes rivaux entre lesquels les îles Britanniques étaient divisées désiraient tous cieux également l’amitié de la France pendant la minorité de leurs souverains. Édouard VI, roi d’Angleterre, fils de Henri VIII, n’avait que onze ans ; Marie Stuart, reine d’Écosse, n’en avait que six. Le premier était élevé par ses oncles maternels dans toute la ferveur du protestantisme ; la seconde, par sa mère, sœur du duc de Guise, dans tout le zèle du catholicisme. Malgré cette divergence, ils étaient déjà promis en mariage l’un à l’autre par un traité.

Arrêt du parlement, limitatif du pouvoir du légat, le cardinal de Saint-George, conforme à ceux qui furent rendus en pareille occasion sur les pouvoirs des cardinaux Alexandre Farnèse et Jacques Sadolet.

Bataille de Mulberg, où l’empereur Charles-Quint fait prisonnier Jean Frédéric, électeur de Saxe : il donne son électorat à Maurice, de la même maison, quoique ce prince fût luthérien, ainsi que Jean Frédéric, voulant faire entendre que ce n’était point une guerre de religion, mais qu’il n’avait pris les armes que contre les perturbateurs du repos public. Charles-Quint fait aussi prisonnier le landgrave de liesse, beau-père de Maurice, qui s’était rendu à lui sur l’assurance de conserver sa liberté, et que Charles-Quint avait trompé par une fausse équivoque.

L’Angleterre n’était devenue que schismatique à l’occasion du divorce de Henri VIII, qui s’était constitué chef de l’église anglicane. Thomas Crammer, archevêque de Cantorbery, changea la religion dans ce royaume, et établit l’hérésie : il se rétracta, et, malgré sa rétractation, il fut brûlé en 1556.

Erection du comté d’Angoulême en duché-pairie, le ressort réservé au parlement de Paris.




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