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Histoire France, 1546. Traité de Guînes entre Henri VIII et François Ier. Charles-Quint attaque protestants

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Chronologie de l’Histoire
L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants
Histoire de France : année 1546
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION
 

Mort de François, comte d’Enghien : il fut tué à la Roche-Guyon par un coffre qui lui fut jeté d’une fenêtre sur la tête : on soupçonna de ce coup le seigneur Corneille Benlivoglio, Italien qui avait eu quelques démêlés avec ce prince. François Ier ne voulut pas que l’on poursuivît cette affaire, de peur d’y voir impliqués le dauphin Henri et le marquis d’Aumale de la maison de Lorraine. Ce comte d’Enghien était frère d’Antoine, roi de Navarre, et du prince de Condé, et avait un cadet qui fut tué à la bataille de Saint-Quentin.

Avant la signature du traité de Crépy-en-Valois (1544) entre Charles-Quint et le roi de France, des négociations avaient aussi été entamées entre Henri VIII et François Ier, mais les demandes du monarque anglais avaient été exorbitantes : lorsque toute crainte du côté de l’Allemagne eut cessé, les négociateurs français déclarèrent aux Anglais qu’ils ne se soumettraient point à une telle extorsion, et les conférences furent rompues : la guerre dura encore deux ans entre les deux royaumes, sans être marquée par aucun fait d’armes éclatant, sans présenter à l’un ou à l’autre peuple l’espoir d’aucun avantage durable ; elle fut cependant signalée par de grandes cruautés, et elle réduisit la Picardie à l’état le plus déplorable ; enfin le traité de Guînes, du 7 juin 1546, laissa les rapports des deux peuples au point où ils étaient avant la guerre. Henri VIII convient de rendre Boulogne dans huit ans, moyennant huit cent mille écus d’or.

Mort de Luther le 18 février, âgé de soixante trois ans. Deux jours avant qu’il mourût, il écrivit de sa propre main ces paroles, qui sont remarquables. Jean Aurisabert, qui était présent, en prit une copie, et les a conservées à la postérité : « 1° Personne ne peut entendre les Bucoliques de Virgile, à moins qu’il n’ait gardé les troupeaux durant cinq ans ; 2° personne ne peut bien entendre les Géorgiques, à moins qu’il n’ait fait le métier de laboureur pendant cinq ans ; 3° personne ne peut entendre les Epîtres de Cicéron, c’est moi qui le dis et qui le décide, à moins qu’il n’ait eu part au gouvernement de quelque république durant vingt ans (l’abbé Mongault a prouvé le contraire) ; 4° ainsi que personne ne se persuade avoir acquis assez de goût dans la lecture des saintes lettres pour se flatter de les entendre, à moins qu’il n’ait gouverné les églises durant cent ans avec des prophètes, tels qu’Elie, Elisée, Jean-Baptiste, Jésus-Christ et les Apôtres. »

A Meaux, quarante-un hommes et dix-neuf femmes sont arrêtés le 8 septembre, dans une maison où ils s’étaient assemblés pour prier Dieu ; tous reçurent la torture ordinaire et extraordinaire pour arracher d’eux le nom de quelques-uns de leurs condisciples, puis quatorze d’entre eux furent brûlés vifs sur le marché de Meaux, le 4 octobre, tandis qu’une populace forcenée poussait autour d’eux des cris de joie.

Cependant le duc d’Orléans était mort le 9 septembre 1545, avant que son mariage, arrangé par le traité de Crépy, eût été célébré, et l’eût mis en possession de l’héritage de Bourgogne. Avec cette mort, tous les avantages que François Ier avait attendus de son alliance avec l’empereur lui échappaient. En vain il lui redemandait quelque compensation pour les droits auxquels il avait renoncé dans cette espérance. Charles-Quint était alors au comble de ses prospérités ; tous ses ennemis fléchissaient devant lui, et il ne voulait rien entendre.

S’étant assuré de l’alliance du pape, il attaque les protestants de la ligue de Smalkalde, et il connaît contre eux des succès beaucoup plus rapides que François Ier ne s’y attendait. Celui-ci sent renaître sa jalousie ; il aurait voulu arrêter la carrière victorieuse de Charles-Quint, il aurait voulu sauver l’électeur de Saxe et le landgrave de Hesse, avec lesquels il cherche à renouveler ses anciennes liaisons ; il leur promet des secours, il sollicite le roi d’Angleterre pour qu’il lui en fasse passer aussi ; mais ce roi, chagrin, malade, cruel, que l’embonpoint empêche presque de se mouvoir, répond à peine.

 
 
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