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Histoire France, 1534. Schisme d'Angleterre. Mariage Anne Boleyn avec Henri VIII. Echec Marguerite, soeur François Ier

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Chronologie de l’Histoire
L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants
Histoire de France : année 1534
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION
 

Schisme d’Angleterre causé par le divorce que fit Henri VIII pour épouser Anne Boleyn : ce prince s’était honoré du titre de défenseur de la foi, que lui avait donné Léon X, et avait voulu qu’on le crût l’auteur d’un livre qu’il avait fait composer contre Luther. Ce qui est encore plus singulier, c’est qu’il paraît, par une lettre de Luther, que, dans le même temps que ce prince écrivait contre lui, il l’exhortait sous main à continuer, et le félicitait de ses avantages.

Wolsey, qui avait conseillé le divorce en haine de Charles-Quint, n’était pas d’avis du mariage d’Anne Boleyn, et s’accordait avec François Ier pour faire épouser à son maître, Marguerite, sœur de François Ier, veuve du duc d’Alençon, qui épousa depuis le roi de Navarre : cette intrigue avait causé sa disgrâce, et il était mort dépouillé d’une grande partie de ses biens dès l’an 1530. La mort de Thomas More, chancelier d’Angleterre, exécuté le 6 juillet 1535, lui fut plus honorable ; il s’était déclaré de bonne foi contre la répudiation de Catherine d’Aragon, contre le mariage d’Anne Boleyn, et contre l’usurpation qu’avait faite Henri VIII de la suprématie de l’église anglicane.

Anne Boleyn était venue en France pour y être élevée avec les filles de Marie d’Angleterre : elle demeura en France en la même qualité auprès de la reine Claude, et ensuite la reine Claude la donna à la duchesse d’Alençon, depuis reine de Navarre ; enfin sa bonne ou mauvaise fortune la rappela en Angleterre, où elle porta la nouvelle doctrine, et le goût pour la galanterie, dont on tenait école à la cour de France, et où elle finit par mourir sur un échafaud, le 19 mai 1536 : on l’accusait de plusieurs infidélités envers son mari. Quel est le malheur des passions ! Anne Boleyn ne saurait aimer un prince à qui elle devait tout, et Henri VIII met son royaume en combustion, répudie la tante de Charles-Quint, et fait un schisme pour une femme dont il ne put jamais se faire aimer.

Ce fut à l’occasion de ce schisme que François Ier, se plaignant du pape à son nonce, voulut lui faire craindre l’exemple de Henri VIII ; à quoi le nonce lui répondit : « Franchement, sire, vous en seriez marri le premier ; une nouvelle religion mise parmi un peuple ne demande après que le changement du prince ». Et l’amiral de Coligny causant avec Strozzi sur la nouvelle religion, Strozzi lui dit : « Si le roi veut détruire la monarchie, il n’a pas de meilleur moyen que de changer de religion. Le ministre d’Aillé, dans l’exorde d’un de ses sermons, fait une remarque assez vraie ; c’est que jamais il n’y a eu de nouvelle religion annoncée qu’aussitôt il ne se soit trouvé plusieurs prophètes qui aient été sur le marché les uns des autres. C’est être de bien bonne foi que de faire un pareil aveu quand on est protestant ».

François Sforza, rétabli dans Milan par le traité de Cambrai, fait décapiter l’agent de France, nommé Merveille, sous le prétexte d’un meurtre dont on l’accusa, mais en effet pour lever les soupçons qu’avait conçus l’empereur, que Merveille ne fût, comme il l’était en effet, un agent de François Ier.

Le roi veut tirer vengeance de cette insulte, et, voyant Charles-Quint prêt à partir pour l’Afrique, il se prépare à tenter de nouveau la conquête du Milanais.

Commencement de l’hérésie de Calvin, protégé par Marguerite de Navarre, sœur de François Ier. Calvin, ayant été obligé de sortir de Paris en 1533, se réfugia d’abord à Angoulême, d’où il passa à Poitiers, qu’il infecta de son hérésie, et depuis 1538 il ne parut plus en France.

Fondation de la société de Jésus, par Ignace de Loyola depuis canonisé.

 
 
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