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25 mai 1797 : condamnation de Gracchus Babeuf

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25 mai 1797 : condamnation
de Gracchus Babeuf
Publié / Mis à jour le vendredi 24 mai 2013, par LA RÉDACTION
 

Le Directoire avait à combattre deux partis, celui des démocrates et celui des royalistes ; le premier, détrôné le 9 thermidor (27 juillet 1794), proscrit le 1er prairial (20 mai 1795), cherchait encore à se relever de cette double chute. L’échec des royalistes au 13 vendémiaire (5 octobre 1795) sembla lui rendre une sorte de grandeur et de puissance.

Gracchus Babeuf
Gracchus Babeuf

Un club se rétablit au Panthéon, sous l’influence de Gracchus Babeuf, qui s’appelait lui-même le tribun du peuple. Cet homme, d’une imagination hardie et brûlante d’un fanatisme de démocratie pure, publiait un journal, dans lequel il préparait les voies au règne du bonheur commun. Après l’avoir toléré quelque temps, le Directoire ferma un club dont les séances se prolongeaient pendant la nuit, et où les membres se rendaient en armes.

Alors les démocrates recoururent à d’autres moyens : ils séduisirent la légion de police, composée en grande partie de révolutionnaires, et, de concert avec elle, devaient détruire la constitution de l’an III. Ce plan ayant été découvert, ils formèrent un comité insurrecteur de salut public, qui communiquait par des agents secondaires avec le bas peuple des douze communes de Paris. Les chefs du complot se réunissaient dans un lieu qu’ils nommaient le temple de la raison. Ils y chantaient des complaintes sur la mort de Robespierre, et y déploraient la servitude du peuple. Ils pratiquèrent des intelligences avec les troupes du camp de Grenelle, admirent parmi eux un capitaine de ce camp, nommé Grisel, qu’ils crurent un homme sûr, et concertèrent leur nouveau plan de campagne, ayant pour but le bonheur commun, et pour moyen la constitution de 1793.

Tout était prêt, les proclamations imprimées, le jour fixé, lorsque le 21 floréal (10 mai 1796), veille de l’attaque, les conjurés furent saisis dans leur conciliabule : Grisel les avait vendus. On trouva chez Babeuf toutes les pièces relatives au complot. Pour donner une idée du caractère de ce fier conspirateur, qui, du fond de sa prison, offrait la paix au Directoire, il suffit de transcrire quelques fragments de sa lettre du 29 floréal (18 mai 1796) :

« Regarderiez-vous au-dessous de vous, citoyens directeurs, leur écrivait-il, de traiter avec moi de puissance à puissance ? Vous avez vu de quelle vaste confiance je suis le centre ; vous avez vu que mon parti peut bien balancer le vôtre ; vous avez vu quelles immenses ramifications y tiennent. Je suis convaincu que cet aperçu vous a fait trembler. » La lettre se terminait en ces termes : « Je ne vois qu’un parti sage à prendre : déclarer qu’il n’y a point de conspiration sérieuse : cinq hommes, en se montrant grands et généreux, peuvent aujourd’hui sauver la patrie. Je vous réponds encore que les patriotes vous couvriront de leurs corps ; les patriotes ne vous haïssent pas, ils n’ont haï que vos actes impopulaires. Je vous donnerai aussi, pour mon compte, une garantie aussi étendue que l’est ma franchise perpétuelle. » Au lieu d’accepter cet accommodement, les directeurs rendirent publique la lettre de Babeuf, et le renvoyèrent devant la haute cour de Vendôme.

Une tentative sur le camp de Grenelle, tentative qui fut à peu près le dernier effort du parti, aggrava encore sa détresse. Plusieurs conjurés furent tués dans la mêlée ; une commission en condamna trente et un à mort, trente à la déportation, vingt-cinq à la détention. Quelque temps après, la haute cour de Vendôme jugea Babeuf et ses complices, parmi lesquels étaient Amar, Vadier et Darthé, ancien secrétaire de Joseph Lebon. Devant leurs juges, ils ne montrèrent aucun embarras, aucune crainte ; au commencement et à la fin de chaque audience, ils entonnaient la Marseillaise. Babeuf et Darthé furent condamnés à mort ; en entendant leur sentence, ils se frappèrent l’un et l’autre d’un coup de poignard. Ainsi périt le dernier chef d’un parti, qui le maintenait sous la forme d’une association redoutable ; après lui, il y eut encore des démocrates, mais le parti n’exista plus.

 
 
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