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10 mai 1632 : le maréchal de Marillac est décapité

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10 mai 1632 : le maréchal
de Marillac est décapité
Publié / Mis à jour le jeudi 9 mai 2013, par LA RÉDACTION
 
 
 
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Deux motifs concoururent à la mort du maréchal de Marillac : 1°. ses malversations, qui, selon l’opinion du cardinal de Richelieu, le firent condamner avec justice ; 2°. le désir d’intimider, par un grand exemple, les partisans, de la reine-mère et de Monsieur, frère dut roi.

Avant que de procéder au jugement du maréchal, tous les commissaires se rendirent à Saint-Germain pour recevoir les ordres du roi : il leur dit seulement qu’il ne leur demandait que de juger Marillac avec la même justice qu’ils rendraient au moindre de ses sujets. Les juges furent partagés sur la peine à laquelle il devait être condamné. Les uns opinèrent à la mort, conformément aux conclusions du procureur général, et les autres à un bannissement ou à une prison perpétuelle, au choix du roi, et en tel lieu qu’il plairait à sa majesté de le faire garder, ainsi qu’on en avait quelquefois usé à l’égard des personnes de cette condition, et à la privation de ses charges et de ses biens.

L’avis le plus rigoureux ne l’emporta que d’une voix ; et si un seul des treize qui opinèrent à la mort s’était détaché, le maréchal en eût été quitte pour perdre ses biens et ses charges, et pour être banni ou prisonnier, au choix du roi, qui se serait sûrement déterminé pour la prison : car on n’aurait pas souffert que le maréchal sortît du royaume, pour aller grossir, à Bruxelles, le parti de la reine-mère et de Monsieur ; mais les treize ayant fait l’arrêt, il fut condamné à être décapité.

Le lundi 10 mai, on le conduisit à l’Hôtel de Ville ; le greffier lui lut son arrêt ; l’exécuteur lui ôta son chapeau et son manteau, et le lia ; à trois heures il vint couper les cheveux au maréchal, qui sortit enfin pour aller au supplice, les mains liées, et tenant un crucifix. Une compagnie des gardes suisses, et trois compagnies des gardes françaises, étaient rangées dans la place de Grève, où la curiosité avait attiré un peuple innombrable.

Il y eut telle fenêtre qui fut louée jusqu’à huit pistoles. Le maréchal monta sur l’échafaud, où l’exécuteur lui trancha la tête d’un seul coup, sur les quatre heures et demie du soir ; sa tête étant tombée par terre, fut relevée par les soldats, qui la jetèrent sur l’échafaud ; elle fut mise ensuite avec le corps dans un carrosse de deuil, et portée dans la rue Chapon, chez madame de Marillac, sa nièce.

Sa fin tragique excita l’indignation des uns, et la compassion des autres. Le public ne fut pas persuadé que les malversations dont on l’accusait, méritassent une peine aussi rigoureuse, et plusieurs en doutent encore aujourd’hui. L’on remarqua qu’il ne pouvait les commettre sans avoir un grand nombre de complices qui lui prêtaient leur nom, et qu’aucun d’eux ne fut poursuivi. Il semble qu’on ne voulut immoler qu’une seule victime à la sévérité des lois : ce qui faisait croire qu’elle n’avait été véritablement sacrifiée qu’à la haine et à la vengeance du premier ministre.

Le maréchal de Marillac mourut âgé de soixante ans moins deux mois, et il fut enterré, comme il l’avait désiré, auprès de sa femme, dans une chapelle de l’église des Feuillants, où l’on voyait son buste avec cette inscription : Sorte funesta clarus.

Le bruit s’étant répandu, parmi le peuple, qu’il était mort comme un saint, plus de quarante mille personnes accoururent chez sa nièce, qui leur faisait distribuer des linges trempés dans son sang, ou quelque morceaux des cordes avec lesquelles on l’avait lié.

 
 
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