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18 novembre 1307 : Guillaume Tell abat la fameuse pomme

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18 novembre 1307 : Guillaume Tell
abat la fameuse pomme
Publié / Mis à jour le vendredi 16 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

De tous les pays de l’Europe, celui qui avait le plus conservé la simplicité et la pauvreté des premiers âges était la Suisse. Si elle n’était pas devenue libre, elle n’aurait point de place dans l’histoire du Monde ; elle serait confondue avec tant de provinces plus fertiles et plus opulentes qui suivent le sort des royaumes où elles sont enclavées. On ne s’attire l’attention que quand on est quelque chose par soi-même.

Un ciel triste, un terrain pierreux et ingrat, des montagnes, des précipices, c’est-là tout ce que la nature a fait pour les trois quarts de cette contrée. Cependant on se disputait la souveraineté de ces rochers avec la même fureur qu’on s’égorgeait pour avoir le royaume de Naples ou l’Asie Mineure.

Albert, archiduc d’Autriche, étant parvenu à l’Empire, voulut faire de la Suisse une principauté pour un de ses enfants. Une partie des terres du pays était de son domaine, comme Lucerne, Zurich et Glaris. Des gouverneurs sévères furent envoyés, qui abusèrent de leur pouvoir.

Les fondateurs de la liberté helvétienne se nommaient Melchtal, Stauffacher et Vathesfurst. La difficulté de prononcer des noms si respectables a nui à leur célébrité. Ces trois paysans furent les premiers conjurés ; chacun d’eux en attira trois autres. Ces neuf gagnèrent les trois cantons de Schwitz, d’Ury et d’Undervald.

Tous les historiens prétendent que tandis que cette conspiration se tramait, un gouverneur d’Ury, nommé Gesler, s’avisa d’un genre de tyrannie ridicule et horrible. Il fit mettre, dit-on, un de ses bonnets au haut d’un perche dans la place, et ordonna qu’on saluât le bonnet sous peine de la vie. Un des conjurés, nommé Guillaume Tell, ne salua point le bonnet ; le gouverneur le condamna à être pendu, et ne lui donna sa grâce qu’à condition que le coupable, qui passait pour un archer très adroit, abattrait d’un coup de flèche une pomme placée sur la tête de son fils. Le père tremblant tira, et fut assez heureux pour abattre la pomme. Gesler, apercevant une seconde flèche sous l’habit de Tell, demanda ce qu’il en prétendait faire : « Elle t’était destinée, dit le Suisse, si j’avais blessé mon fils. »

L’histoire de la pomme paraît un peu suspecte. Il semble qu’on ait cru devoir orner d’une fable le berceau de la liberté helvétique ; mais on tient pour constant que Tell, ayant été mis aux fers, tua ensuite le gouverneur d’un coup de flèche ; que ce fut le signal des conjurés, et que les peuples démolirent les forteresses.

Quoi qu’il en soit, les avoyers ou gouverneurs, surpris dans leurs châteaux par les conjurés, furent transportés hors du pays, et leurs châteaux rasés. Les députés des trois cantons de Schwitz, d’Uri et d’Undervald signèrent entre eux une ligue de dix ans pour le maintien de leurs privilèges, en réservant toutefois, soit à l’Empire, soit aux seigneurs, les droits qu’ils pouvaient avoir. Ainsi cette ligue dirigée contre l’Autriche n’avait point encore pour but de soustraire entièrement la Suisse à la souveraineté de l’Empire Germanique.

Mais en 1315, les confédérés ayant remporté une victoire signalée sur les Autrichiens, renouvelèrent leur ligue, et la rendirent perpétuelle. C’est cette ligue qui devint dans la suite la base du système fédératif. Lucerne , Zurich, Claris, Zug et Berne se réunirent successivement, et formèrent les huit anciens cantons. Les Autrichiens conservaient au centre de la Suisse de vastes domaines, et la confédération se trou voit toujours dans l’inquiétude.

Pour s’en délivrer, les Suisses profitèrent de la proscription prononcée par le concile de Constance et par l’Empereur Sigismond, contre Frédéric, duc d’Autriche, comme adhérent et protecteur de Jean XXIII, et dépouillèrent la maison d’Autriche de ses possessions. Les Bernois éclatèrent les premiers, et bientôt aidés des autres cantons, ils parvinrent à assurer leur indépendance qui fut enfin reconnue et confirmée par l’empereur Louis de Bavière.

 
 
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