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18 novembre 1659 : première représentation des Précieuses ridicules

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18 novembre 1659 : première
représentation des Précieuses ridicules
Publié / Mis à jour le vendredi 16 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Quoique la comédie des Précieuses ridicules soit absolument sans intrigue, et sorte un peu du genre noble, elle doit tenir un rang considérable parmi les chefs-d’œuvre de Molière. Il osa, dans cette pièce, abandonner la roule connue des intrigues compliquées, pour traiter un genre de comédie inconnu jusqu’à lui.

Une critique fine et délicate des mœurs et des ridicules, qui étaient particuliers à son siècle, lui parut être l’objet essentiel de la comédie. La passion du bel esprit était alors à la mode. Il régnait dans la plupart des conversations un mélange de galanterie guindée, d’expressions bizarres qui composaient un jargon nouveau, inintelligible et admiré : les provinces, qui outrent toutes les modes de Paris, avaient encore enchéri sur ce ridicule ; les femmes qui se piquaient de cette espèce de bel esprit, s’appelaient Précieuses : ce nom si décrié, depuis la pièce de Molière, était alors honorable.

Ce fut dans ces conjonctures que parut la comédie des Précieuses ridicules ; jamais succès ne fut plus marqué, la réforme fut générale. « J’étais, dit Ménage, à la première représentation des Précieuses ridicules ; mademoiselle de Rambouillet y était, madame de Grignan, tout l’hôtel de Rambouillet, M. Chapelain et plusieurs autres de ma connaissance. La pièce fut jouée avec un applaudissement général.

Au sortir de la Comédie, prenant M. Chapelain par la main : Monsieur, lui dis-je, nous approuvions, vous et moi, toutes les sottises qui viennent d’être critiquées si finement ; mais croyez-moi, pour me servir de ce que saint Remi dit à Clovis, il faudra brûler ce que nous avons adoré, et adorer ce que nous avons brûlé. Cela arriva comme je l’avais prédit, et dès cette première représentation, l’on revint du galimatias et du style forcé. »

On connaît le trait de ce vieillard, qui s’écria du milieu du parterre : « Courage, courage, Molière ; voilà la bonne comédie ! » On commença dès lors à ne plus estimer que le naturel ; et c’est peut-être l’époque du bon goût en France.

 
 
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