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Histoire France, 1527. Mort du connétable de Bourbon. Rhodes, Soliman le Magnifique et Villiers de l'Isle-Adam, ordre de Malte

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Chronologie de l’Histoire
L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants
Histoire de France : année 1527
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION
 

Marguerite, sœur de François Ier et veuve du duc d’Alençon, épouse Henri, roi de Navarre, d’où vint Jeanne d’Albret, femme d’Antoine de Bourbon, et mère de Henri IV.

Le connétable manquant d’argent, prend sa marche vers Rome, dont il promet le pillage à ses troupes ; il y donne l’assaut le 6 mai, et y est tué à l’âge de trente-huit ans. Philibert de Chalon, prince d’Orange, prend sa place. Rome est saccagée, et le pape investi dans le château Saint-Ange. La révolte du connétable de Bourbon, si fatale à la France, et les entreprises des Guise, qui portèrent leurs vues jusqu’à la couronne, apprennent aux rois qu’il est également dangereux de persécuter les hommes d’un grand mérite, et de leur laisser trop d’autorité.

L’arrivée de Lautrec en Italie intimide les Impériaux, qui se pressent de conclure avec le pape pour sa délivrance, et se retirent de l’état ecclésiastique. Gênes se rend à Lautrec.

Le roi et Henri VIII font proposer à l’empereur de lui donner deux millions d’or pour la rançon des princes, et pour tenir lieu des articles contenus au traité de Madrid, à la condition qu’il paiera au roi d’Angleterre ce qu’il lui devait : c’était une somme de cinquante mille écus, pour laquelle Henri avait en gage « un joyau, nommé la riche fleur de lis » (Rymer). L’empereur refuse ces propositions. Le connétable de Montmorency porte à Henri VIII l’ordre de Saint-Michel.

Terre de Guise érigée en duché-pairie, après plusieurs lettres de jussion, en faveur de Claude de Lorraine. Il semblait que le parlement prévît combien cet honneur acquis à l’importance et à la fidélité de ses services devait être fatal à la France par le mérite et l’ambition de ses enfants. Autrefois, les causes des pairs ne pouvaient être jugées qu’au parlement de Paris, et par conséquent toutes les affaires concernant la pairie y ressortissaient : mais, par une espèce de connexité, l’appel de toutes les autres sentences de leurs juges, qui ne concernaient pas la pairie, y était aussi relevé, ce qui causait de grands frais aux justiciables.

On y eut égard ; et nous voyons, lors des lettres d’érection des pairies, l’appel réservé au parlement du ressort, à commencer par celles d’Usez en 1565, ce qui est devenu de style dans la suite, et qui forme, pour ainsi dire, un droit commun. François Ier, pour remédier à cet abus, ordonna que désormais les appels des juges des pairies, en ce qui ne concernerait pas la pairie, seraient relevés aux parlements du ressort où ils seraient situés.

Rhodes, arrachée à Mahomet II par l’intrépidité de Pierre d’Aubusson, était tombée aux mains de Soliman le Magnifique (Soliman II), malgré l’héroïsme du grand maître Villiers de l’Isle-Adam. Aussi illustre dans son malheur que son prédécesseur l’avait été dans sa victoire, l’Isle-Adam recueillit avec une soigneuse humanité les débris de l’ordre et de la population rhodienne, puis il alla montrer à l’Europe sa grande infortune, et s’achemina vers Rome pour intéresser le pape au maintien d’un ordre qui avait rendu tant de services à la chrétienté.

La querelle de François Ier et de Charles-Quint, qui tenait en suspens tous les intérêts de la politique européenne, ne laissait guère alors aux pontifes romains d’autre pensée que celle de l’indépendance du saint-siège et de l’Italie, et Clément VII, prisonnier de l’empereur, ne pouvait être qu’un bien faible médiateur auprès de ce puissant monarque, arbitre des destinées de l’ordre.

C’est alors que Villiers de l’Isle-Adam réunit ses chevaliers à Viterbe en un chapitre général. Dispersés sur les divers points de l’Europe où la guerre était allumée, tous ne purent se rendre à la convocation du grand maître. Cependant ce fut à ce chapitre que fut remis le soin de décider si l’on courrait les chances d’une expédition pour reconquérir Rhodes, ou si l’on accepterait l’île de Malte, offerte à l’ordre par Charles-Quint.

Ce dernier parti prévalut ; mais l’Isle-Adam, gardien soigneux des hautes prérogatives qui lui étaient confiées, ne consentit à recevoir le don de l’empereur qu’à condition que la religion aurait l’entière souveraineté de l’île, sans autre charge que celle de faire dire une messe tous les ans en mémoire de ce bienfait.

 
 
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