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Vertus et légendes des fontaines et pierres miraculeuses du Morvan - Histoire de France et Patrimoine

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Légendes, Superstitions
Légendes, superstitions, croyances populaires, rites singuliers, faits insolites et mystérieux, récits légendaires émaillant l’Histoire de France
Vertus et légendes des fontaines
et pierres miraculeuses du Morvan
(D’après « Bulletin de la Société préhistorique française », paru en 1918)
Publié / Mis à jour le mercredi 11 décembre 2019, par LA RÉDACTION
 
 
 
Nombreuses dans le Morvan, les fontaines qui furent sanctifiées par l’Église, soit en y bâtissant un temple, soit en y élevant une niche, soit simplement en y conduisant les fidèles en procession, sont presque toujours d’anciennes sources païennes entourées de croyances, de superstitions, et sur lesquelles les Romains avaient déjà édifié un oratoire, en y substituant le nom d’une Dea à celui de la divinité gauloise des eaux, et les pierres percées à nom de saint et à légendes païennes ou chrétiennes sont d’anciens monuments relatifs au culte solaire, christianisés au IVe siècle

Le Morvan est resté, jusqu’au milieu du XIXe siècle, un pays complètement fermé. Le manque de voies de communication d’une part, la pauvreté du sol et la rigueur du climat de l’autre, empêchaient les étrangers de le visiter et surtout de s’y fixer. Ses habitants, avec leur patois incompréhensible, leurs coutumes particulières, étaient peu sympathiques aux gens de la plaine. D’où le proverbe :

Il ne vient du Morvan
Ni bonnes gens ni bon vent.

Il ne faut donc pas s’étonner si les traditions ancestrales s’y sont perpétuées de génération en génération et si la thérapeutique des druides y était encore en usage il y a un siècle. Nulle contrée ne possédait autant de rebouteurs et de sorciers guérisseurs !

Fontaine de Commagny (commune de Moulins-Engilbert, Nièvre)
Fontaine de Commagny (commune de Moulins-Engilbert, Nièvre)

On y retrouve sous une forme à peine modifiée le culte des sources et celui des pierres. On sait que les Romains, après la conquête, démarquèrent une première fois le culte des eaux, sans trop le modifier ; ils se contentèrent de construire des oratoires près des fontaines sacrées et de les mettre sous la protection de Deæ mi-romaines, mi-gauloises. Le christianisme, à son tour, en fit sa chose. Mais, lui aussi, dut transiger ; ne pouvant abolir le culte, il l’appropria à celui des saints : saint Saturnin remplaça Saturne ; Sequanus la Dea Sequana, etc.

Les pierres relatives au culte solaire n’ayant pu, en raison de leurs dimensions et de leurs poids, être facilement détruites, furent christianisées, au IVe siècle, par saint Martin, évêque de Tours, qui fit dans le Morvan plusieurs tournées d’évangélisation. Les oratoires construits auprès des sources furent alors démolis et les fontaines changèrent de nom. C’est ainsi que le sanctuaire romain de Commagny, près de Moulins-Engilbert (près de Château-Chinon), fut détruit en 376. Celui du Beuvray l’avait été également et sa source consacrée à saint Martin.

La conversion de la population fut cependant loin d’être complète. Deux siècles plus tard, saint Germain, se rendant d’Auxerre à Luzy, rencontra, aux environs du Beuvray, des druides qui lui reprochèrent de venir troubler leur retraite. Même après Charlemagne, les druides étaient encore puissants dans le sud du Morvan. Quand, en 864, l’évêque d’Autun, Jonas, vint à La Nocle (près de Nevers) consacrer une chapelle, élevée par un seigneur du lieu nommé Tancrède, les druides soulevèrent leurs partisans, qui se postèrent dans les bois voisins pour assassiner le prélat à son retour. Prévenu du danger qui le menaçait, l’évêque dut s’enfuir par Bourbon-Lancy.

Il faut croire que du IXe au XIIe siècle le culte des fontaines était dans le Morvan plus vivace que jamais et y faisait au christianisme une concurrence redoutable. La plupart des églises de cette époque sont construites sur les sources ou à proximité de ces sources. C’est ainsi que la fontaine de saint Michel, commune de Rémilly, dédiée jadis à sainte Claire, car elle est renommée pour les maux d’yeux, se trouve dans la crypte de l’ancienne église paroissiale de Saint-Michel, antérieure au Xe siècle ; qu’à Lanty l’église, n’ayant pu être bâtie dans le ravin où se trouve la source de la « Bonne Dame », a été construite immédiatement au-dessus ; qu’à Commagny, le cellarium primitif, dédié à saint Hilaire, le maître de saint Martin, fut érigé tout à côté de la source, dite aujourd’hui de saint Genevras (Gevras, Gervais) ; qu’à Sémelay, à Fléty, l’église se trouve à proximité de sources importantes.

Au XIXe siècle, l’Église continuait à accaparer les sources. Elle y faisait construire des chapelles, comme à Saint-Aré, commune de Decize, ou tout au moins des niches, surmontées de croix comme à Tazilly, à Sémelay, à Chiddes, à Sermages, à Chalaux, etc.

Toutes ces fontaines sont plus ou moins miraculeuses, et le clergé y conduit encore les fidèles en procession : celle de Lanty donne du lait aux nourrices qui vont y laver leur poitrine ; celle de Commagny guérit la colique, le flux de sang, les attaques d’épilepsie, l’incontinence d’urine chez les enfants ; la statue de saint Gervais, placée dans la niche qui recouvre la fontaine, fait tomber la pluie quand on la plonge dans l’eau par les temps de sécheresse ; les méchantes langues prétendent que le pouvoir du saint a un peu faibli depuis quelques années ; cela tient sans doute à ce qu’on a perdu la véritable manière de plonger la statue dans la fontaine ; la source de Chalaux est souveraine contre la colique ; celle de saint Denis à Tazilly, celle de la Creusille à Millay, celle de Grandgeole près de Château-Chinon, guérissent de la fièvre. On prétend qu’elles font aussi passer les goitres.

Malgré l’Église, c’est le culte païen qui persiste ; les vieilles pratiques n’ont pu être abolies ; et les fidèles, qui. accompagnent le prêtre aux processions, autant par curiosité et par habitude que par dévotion, sont moins nombreux que les partisans des vieilles croyances, qui viennent en cachette à la source chercher un remède à leurs maux.

Fontaine de la Bonne Dame, à Onlay (Nièvre)
Fontaine de la Bonne Dame, à Onlay (Nièvre)

Lucien Guéneau, qui, dans les Mémoires de la Société Académique du Nivernais, a si bien étudié le folklore morvandeau, nous donne à ce sujet des détails très intéressants dans un article intitulé Deux mots sur nos sorciers :

« Rien n’est plus facile que de se débarrasser de la fièvre, ce fléau de nos pays. On se lève de bon matin, un peu avant le soleil ; et on se rend près de la source à laquelle on veut demander sa guérison. Là, s’agenouillant sur ses bords, on dit : Source, je t’apporte mon malheur ; donne-moi ton bonheur. Ceci dit, on jette, derrière soi, par-dessus son épaule gauche, une pièce de monnaie. On sait, et nous en verrons plus d’une preuve, que c’est en jetant certains objets derrière l’épaule gauche, l’épaule sinistre, qu’on se débarrasse des mauvais sorts. Si on veut se montrer généreux, on joindra à cette offrande un fromage blanc, des étoupes, des œufs, ou autres objets, chers à la divinité qui se cache dans la source... Ces divinités, ces Deæ, comme les nommaient les Romains, sont fort craintives ; et, si vous êtes vu par quelque indiscret pendant que vous les invoquez, le charme est rompu et elles rentrent immédiatement dans leur retraite. Prenez donc vos précautions à cet égard. »

Disons en passant que, s’il s’agit de guérir de panaris ou autres abcès, on jettera, au lieu de monnaie, l’épingle ou l’objet avec lequel on aura préalablement percé le mal. Ces offrandes ne sont pas, comme on pourrait le croire, un simple tribut payé à la divinité bienfaisante qui veut bien guérir vos maux ; ils ont un autre but : celui qui les ramasse empoche en même temps votre maladie et vous en débarrasse...

À défaut de fontaine, on peut se rendre vers un ruisseau, vers une rivière, n’importe lesquels (ils ont aussi chacun leur dieu), et, s’étant agenouillé comme il vient d’être dit, on salue la rivière en lui disant : « Bonjour, rivière » et on la nomme par son nom. Ceci fait, on s’accroupit sur ses bords et on aspire une gorgée d’eau, qu’on rejette après s’en être rincé la bouche ; on en prend ensuite une seconde qu’on avale ; puis une troisième qu’on rejette comme la première, en disant : « Tiens, rivière ; voilà ma fièvre ; tu me la rendras, quand ton cours remontera ».

On a, comme toujours, christianisé cette pratique, en recommandant au patient de dire ensuite neuf pater et neuf ave, pendant neuf jours, en l’honneur de la Sainte- Vierge, qui remplace la divinité topique, attachée à la source...

Certaines de nos fontaines, comme celles de Lanty, d’Onlay, etc., ont la vertu de donner du lait aux nourrices qui s’y lavent le sein ; il peut être utile, à un moment donné, de s’en débarrasser ; rien n’est plus facile ; mais encore faut-il en savoir le secret. Le voici : « Prenez un bonnet de coton d’homme, bleu ou blanc, et le plus crasseux que vous pourrez trouver (je parle du bonnet) ; et appliquez-le sur le sein de la personne que le lait incommode ; incontinent elle en sera débarrassée. C’est là un topique d’une efficacité certaine ; et je puis ajouter, comme dans les livres de magie, remède approuvé et expérimenté. »

Bulliot, dans un mémoire sur le temple du Mont Beuvray (Mémoires de la Société éduenne), écrit sur le même sujet : « En consultant les usages traditionnels qui n’ont pas plus disparu dans le Morvan que chez les Bretons, on voit, durant le Moyen Âge, au premier mercredi de mai, une fête, qui rappelle les Pardons de Bretagne, se tenir pendant trois jours sur le plateau désert de Bibracte... Aujourd’hui encore les nourrices viennent à la fontaine se laver le sein pour obtenir du lait ; elles déposent un sou, un œuf ; les fiévreux boivent son eau ; ceux qui redoutent les sorts s’y agenouillent et jettent ensuite par derrière l’épaule gauche la baguette de coudrier au pied de la croix. »

La coutume qui consiste à jeter des objets dans la source pour s’attirer la faveur de la divinité ou pour la remercier de guérisons obtenues est sûrement une survivance préhistorique. Nos ancêtres offraient à la divinité des eaux — Cernunnos le plus souvent — une hache polie en roche précieuse.

Le docteur Marcel Baudouin, dans une étude très intéressante et très documentée intitulée Les ex-voto en pattes d’oiseaux parue en décembre 1917 dans le Bulletin de la Société préhistorique française, nous apprend qu’à l’époque gallo-romaine on jetait dans les sources fécondantes de Vichy des statuettes de colombes ou des rondelles, en terre cuite blanche de l’Allier, portant l’empreinte de pattes de l’oiseau de Vénus.

À propos de sources fécondantes, on peut en citer deux dans le Morvan. La première se trouve à Mhère, canton de Corbigny (Nièvre). Les jeunes filles, qui désiraient se marier dans l’année, les jeune femmes qui voulaient être mères, s’y rendaient en procession et buvaient son eau. Il paraît même que cette source fut autrefois trop fécondante : la procession était l’occasion de plus d’un scandale et le propriétaire de la fontaine, le baron Dupin, dut faire défricher les bois bordant le chemin qui y conduit et dans lesquels certains couples s’égaraient, soit à l’aller, soit au retour. Plus de bois, plus de procession ! La cérémonie religieuse n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir. La chapelle est encore appelée Chapelle du Banquet en souvenir du festin, présidé par l’évêque de Nevers, qui avait lieu au cours du pèlerinage après la messe.

Chapelle du Banquet, à Mhère (Nièvre)
Chapelle du Banquet, à Mhère (Nièvre)

La seconde source est située à la Certenne sur une montagne, au sud de la gare de Broye, entre Étang et le Creusot. Non loin du sommet de la montagne, sur le versant ouest, se trouve la fontaine sacrée. Les jeunes filles du Creusot et de toute la région, en quête d’un mari, s’y rendaient en foule dans la nuit du dimanche au lundi de la Pentecôte et buvaient de son eau, qui avait d’ailleurs la propriété de guérir tous les maux. L’une des dalles qui entourent la fontaine porte une gravure pédiforme, ou plutôt une Empreinte de Talon de Soulier qui a bien pu être substituée, lors d’une réparation, à une gravure préhistorique. Ce talon, d’après la légende, est le Pas de la Sainte, de la Dame, disent les gens du pays, c’est-à-dire de la divinité des eaux.

Ici le culte des pierres et celui des eaux sont nettement associés : abondance, fécondation. Rappelons que la principale divinité des sources, dans le Morvan, Cernunnos, était aussi celle de l’abondance.

Jusqu’au milieu du XVIIe siècle, la fête de la Certenne était une fête « balladoire », une fête païenne. On voulut alors la remplacer par une fête religieuse, pour faire cesser les scandales auxquels elle donnait lieu. On fit donc construire, au sommet de la montagne, une chapelle dans laquelle se voit une vierge en pierre polychrome un peu plus grande que nature et qui, dit-on, est miraculeuse. Dans la nuit du dimanche au lundi de la Pentecôte, car on doit boire l’eau de la fontaine avant le lever du soleil, on s’y rend en foule, surtout lorsqu’il fait beau. Quand l’assistance est nombreuse et qu’il fait bien chaud, la vierge se met à pleurer... et les murs aussi.

« En mettant les eaux, les fontaines, les sources sous la protection des dieux, dit encore Lucien Guéneau, les druides n’avaient-ils pas quelque but pratique, comme celui d’empêcher de les empoisonner, ainsi que font assez souvent les Arabes ? Et, dans les légendes de wivres, de ces serpents qui gardent des trésors, ne pourraient-on encore voir l’eau, ce trésor des trésors ? Si wivre en effet est le nom de ces serpents, c’est aussi celui qu’on donne aux prairies humides, aux marécages, aux mouilles, comme on dit, sous lesquels sourd l’eau, qui peut vous engloutir, mais qui peut aussi vous enrichir, vous donner des trésors, si vous savez en tirer parti et lui ouvrir un libre cours. »

En langage, morvandeau pertus, pourtu, signifie trou. Les pierres pertuses ou pourtues sont donc des pierres percées, c’est à-dire des pierres à bassin, cuvettes ou écuelles, comme au mont Dosne, ou à empreintes pédiformes, comme celles de Saint-Maurice et de la Boutrille à Millay, et comme les nombreuses pierres dites du Pas de l’Ane de saint Martin, communes dans le Morvan. Les pierres pertuses qui reçoivent l’eau du ciel, la plus pure de toutes, ont bénéficié du culte des fontaines et de leurs vertus curatives.

Bulliot nous apprend dans les Mémoires de la Société éduenne (1895) que l’eau de la pierre du Pas de l’Ane à Larochemillay (près de Luzy, dans la Nièvre), sur laquelle se voient deux empreintes pédiformes, dues, dit la légende, à l’âne de saint Martin qui y imprima ses pieds lorsque son maître poursuivi par les païens du Beuvray dont il venait de renverser les dieux, fit faire à sa monture un bond qui le porta de l’Oppidum de Bibracte à deux kilomètres plus loin, dans la vallée de Malvaux ; que cette eau guérit de la fièvre et d’une foule d’autres maux.

L’abbé Lacreuze, dans une note sur les pratiques superstitieuses dans le Morvan (Mémoires de la Société éduenne, 1881), rapporte la légende suivante : « Saint Léger ayant rencontré saint Julien en un lieu appelé la Brille de Pierre-Pourtue, à la limite des deux paroisses de Saint-Léger-sous Beuvray et de Laizy, il lui dit : Jette ton marteau ; là où il tombera, ton église tu bâtiras. La tradition rapporte que le marteau, lancé du haut de la montagne de Meslé, tomba au lieu où a été bâtie depuis l’église de Laizy. Elle ajoute que le cheval de saint Julien laissa sur le rocher l’empreinte de son pied. Le nom de Pierre pourtue, percée a été donné à cette roche. Pendant les grandes sécheresses, les habitants des villages voisins y versaient de l’eau bénite, qu ils agitaient avec une baguette pour obtenir la pluie. On dit que les druides agissaient de même. »

Roche du Pas de l'Âne, à Larochemillay (Nièvre)
Roche du Pas de l’Âne, à Larochemillay (Nièvre)

Tout à côté du bourg de Montigny-sur-Canne (commune du canton de Châtillon-en-Bazois, arrondissement de Château-Chinon), se voit une autre pierre de saint Martin dont l’eau des cuvettes est également renommée contre la fièvre. L’abbé Baudiau, ancien curé de Montigny, dans une monographie écrite en 1843 et publiée en 1905 par Victor Guéneau, nous donne sur ce rocher les très intéressants renseignements suivants :

« Cette prétendue Pierre de saint Martin, si vénéré à cinq ou six lieues à la ronde, est un silex d’un mètre de long environ, qui s’élève à 0m50 au-dessus du sol et qui se trouve près d’un petit bois à un kilomètre ouest du bourg de Montigny. On remarque à sa surface quelques cavités que le vulgaire, avide du merveilleux, attribue aux pieds du cheval sur lequel était monté saint Martin, lequel s’abattit sous le saint en passant par là. On y accourt de tous côtés dans la saison des fièvres intermittentes. On prie pendant quelque temps auprès de la pierre ; puis on s’en retourne en emportant de l’eau qui se trouve dans les trous de la pierre, qu’on fait boire aux malades qui ne peuvent venir eux-mêmes. On raconte fort gravement qu’un curé de la paroisse de Montigny, ayant voulu faire cesser ce pèlerinage, fut soudain saisi d’une fièvre si violente qu’il fut obligé d’y envoyer solliciter sa grâce et qu’ayant résolu de faire arracher cette digne pierre, il ne put en venir à bout, parce qu’elle s’enfonçait à mesure qu’on s’efforçait de la sortir. » Au dire des anciens habitants du pays, le pèlerinage à la Pierre de saint Martin ne se fait plus depuis 1865.

L’Église se désintéressa des pierres pertuses, ces monuments n’étant plus, aujourd’hui, que l’objet d’un culte mi-religieux, mi-païen ; et leurs fervents sont plutôt considérés comme des gens superstitieux ou des sorciers que comme des pratiquants.

 
 
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