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Légendes, croyances, superstitions : L'Épine miraculeuse vieille de 15 siècles

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Légendes, Superstitions
Légendes, superstitions, croyances populaires, rites singuliers, faits insolites et mystérieux, récits légendaires émaillant l’Histoire de France
Épine (L’) miraculeuse vieille de 15 siècles
(D’après « Pages oubliées. Légendes et traditions » paru en 1909)
Publié / Mis à jour le lundi 2 juin 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
Une clairière du domaine de Saint-Patrice situé à 10 km de Langeais, en Touraine, passe pour receler un buisson d’épine noire se parant de fleurs à Noël, et dont la légende affirme qu’il naquit la nuit où un saint homme prit en ce même endroit quelque repos...

Sur le penchant de la colline qui se prolonge au-delà de Langeais, s’étend le domaine de Saint-Patrice, dont le fief fit partie du marquisat de Rochecotte, érigé sous Louis XIV, en faveur de Fortuné Guillon de Rochecotte. De ce lieu, on jouit d’une vue ravissante sur le cours de la Loire, grande route nationale de Saint-Etienne à Saint-Nazaire. Les Gallo-Romains, si amoureux de luxe et de confort, y eurent de bonne heure des villas de plaisance et des jardins délicieux. La navigation du fleuve appartient au Moyen Age à la corporation des Marchands fréquentant la Loire. Le jeton de cette association devenue toute puissante, représente un Mercure s’appuyant sur un vieillard couché au milieu de roseaux, d’une urne s’échappe une eau agitée avec la légende : « Pour la communauté des marchands fréquentant la rivière de la Loyre ».

L'Épine miraculeuse (Saint-Patrice)
L’Épine miraculeuse (Saint-Patrice)

Si un rayon de soleil illumine, en été, les vignobles de la plaine au sol fertile, abondant en pâturages et en céréales, un rayon de soleil éclaire en hiver les taillis des coteaux glacés par la gelée blanche, comme sous un semis de diamants, et les enrichit d’une végétation toute méridionale. Dans ce domaine de Saint-Patrice aux verdoyantes frondaisons, le touriste comme l’herboriseur peuvent s’engager dans une des allées discrètes, composées d’arbustes de différentes essences, se croisant pour former de nombreuses pyramides de verdure, ou se courbant comme des vagues sous la brise en murmurant d’harmonieuses litanies. Dans une clairière, jadis solitude profonde, est un buisson d’épine noire qui a bravé le temps et qui présente tous les ans une particularité fort curieuse.

Vers la Noël, il se pare de fleurs, alors que les arbrisseaux de son essence sont dépourvus de tout développement. Il est vrai que la neige qui tombe quelquefois en flocons épais sur cette contrée, disparaît aussitôt sous les rayons d’un soleil généreux. Nos pères regardaient ce lieu comme un endroit quasi sacré ; ils venaient pieusement chercher des fleurs odorantes qui croissaient sur l’arbuste épineux, arbre mystérieux servant de palladium sous ce coin du beau ciel de France. C’est là que la légende commence.

Apôtre de l’Irlande, saint Patrice n’est point oublié en Touraine. Sa mère n’était-elle pas nièce de saint Martin ? Le thaumaturge des Gaules, faiseur de miracles, saint Martin et saint Patrice annoncèrent la parole de Dieu avec une éloquence admirable dans leurs diverses missions, travaillant à l’extinction de l’idolâtrie qui régnait presque universellement, pénétrant jusqu’aux endroits les plus reculés sans craindre les dangers auxquels ils s’exposaient. Saint Patrice qui s’acheminait vers Tours sans se plaindre de son rude labeur, s’était endormi un soir sur la terre couverte d’herbe et pour ainsi dire émaillée de fleurs se balançant comme des encensoirs. Que se passa-t-il pendant son sommeil ? Les anges du ciel voulurent-ils égayer son réveil, ou abriter la tête du saint homme ?

Quand saint Patrice ouvrit les yeux, il trouva son bâton noueux fortement enraciné, portant à merveille des feuilles et des fleurs qui l’ombrageaient tout entier. Il remercia Dieu de ce miracle, abandonnant son bâton à la Providence et poursuivit sa marche vers la grande ville, réfléchissant en secret sur les manifestations insondables de la Bonté divine à son égard. Et depuis ce jour, la hache du bûcheron ne fait que raviver les jeunes ramures dont les puissantes racines trouvent sans cesse une force et une vigueur surnaturelles. Une main bienfaisante a élevé près de ce buisson une chapelle champêtre dédiée à saint Patrice, en souvenir de celte touchante tradition locale.

 
 
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