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Pape Simplice (468 - 483)

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Papes
Notices biographiques des papes. Les événements marquants de l’histoire des souverains pontifes. Portraits des occupants du saint-siège.
Simplice
(né en ? - mort le 11 mars 483)
Élu pape le 3 mars 468
(« Histoire des souverains pontifes romains » (Tome 1)
par A. de Montor paru en 1846,
« Résumé de l’histoire des papes » par A. Bouvet de Cressé, paru en 1826
et « Le Vatican ou Portraits historiques des papes » paru en 1825)
Publié / Mis à jour le mardi 16 août 2016, par LA RÉDACTION
 

Saint Simplicius, de Tivoli, ville située dans l’État de l’Église, près de Rome, était fils de Castinus. Avec cette même constance héréditaire qu’avaient montrée ses prédécesseurs Léon Ier et Hilaire, il résista aux prières de l’empereur romain d’Orient Léon (7 février 457 - 18 janvier 474). Ce prince, tourmenté par Acacius (Acace), évêque de Constantinople, priait le saint-père d’approuver le canon vingt-huitième du concile de Chalcédoine, dans lequel on avait tenté d’accorder la première place au siège de Constantinople, après celui de Rome, ce qui avait été improuvé par le pape Léon, qui fit casser ce canon.

Il se refusa aussi à la réintégration de Pierre Mongus sur le siège d’ Alexandrie, et à celle de Pierre le Foulon sur le siège d’Antioche. Il commanda que les aumônes des fidèles fussent divisées en quatre parts : la première, pour l’évêque ; la seconde, pour le clergé, et les deux autres parts, pour la fabrique des églises, pour les pèlerins et pour les pauvres ; ce que confirmèrent plus tard, d’une manière positive, saint Gélase Ier’, saint Grégoire le Grand, d’autres pontifes et divers conciles.

Pape Simplice (468 - 483)
Pape Simplice (468 - 483)

Il était établi, depuis saint Pierre, que les pontifes conféraient toujours les ordres en décembre ; Simplice fut le premier à les conférer au mois de mois de février : aussi, après lui et jusqu’au IXe siècle, tous les papes conféraient les ordres ou au mois de décembre, ou dans la première semaine du carême, ou après le quatrième dimanche du carême. Il faut excepter Léon II, qui administra ce sacrement au mois de mai et au mois de juin, et saint Grégoire le Grand, une fois en septembre ; cependant aucun pontife ne le conféra le samedi avant Pâques.

En 482, le saint-père nomma premier primat, en Espagne, l’évêque de Séville. C’était une prérogative purement personnelle, qui consistait eu un pouvoir accordé par le pape pour confier à cet évêque le soin de faire observer les canons. Cette primauté de l’Église de Séville dura jusqu’à la célébration du concile de Tolède, qui eut lieu vers 681. Dans cet intervalle de temps, de 482 à 681, l’évêque de Séville ne fut pas le seul à jouir de la prééminence de vicaire ou de légat du saint-siège ; car le pape Hormisdas (élu en 514), en 517, donna des pouvoirs à peu près semblables à Jean évêque de Tarragone. En trois ordinations, au mois de décembre et au mois de février, Simplice créa trente-six évêques, cinquante-huit prêtres et onze diacres.

Il mourut en mars 483 après avoir vu s’éteindre, en 476, l’empire romain de l’Occident, dans la personne de Romulus Augustule (31 octobre 475 - 4 septembre 476), soumis par Odoacre, roi des Hérules. Vers ce temps, Zénon régnait en Orient (août 476 - avril 491), et suivait les erreurs d’Eutychès. Dans l’Occident, en Italie, régnait Odoacre, arien ; dans les Gaules, les Bourguignons, aussi ariens : de plus, les Goths étaient ariens ; les Francs, païens. En Espagne, les Goths et les Suèves favorisaient la doctrine d’Arius ; dans la Grande-Bretagne, les Saxons demeuraient païens ; et en Afrique, les Vandales se montraient ariens obstinés. On peut comprendre quelle était alors la situation de la république chrétienne, et quel courage, quels talents il fallait trouver dans le chef, pour qu’il pût la défendre et propager les dogmes et son autorité.

Saint Simplice fit de magnifiques présents à l’église de saint Pierre et y établit, dans celle de saint Paul et de saint Laurent, des pénitentiers hebdomadaires pour satisfaire à la dévotion du peuple. Il fut enterré dans la basilique vaticane. Il nous reste de ce pape dix-huit lettres, dont plusieurs sont très importantes.

 
 
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