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Pape Célestin Ier (422 - 432)

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Papes
Notices biographiques des papes. Les événements marquants de l’histoire des souverains pontifes. Portraits des occupants du saint-siège.
Célestin Ier
(né en ? - mort le 27 juillet 432)
Élu pape le 10 septembre 422
(« Histoire des souverains pontifes romains » (Tome 1)
par A. de Montor paru en 1846,
« Résumé de l’histoire des papes » par A. Bouvet de Cressé, paru en 1826
et « Le Vatican ou Portraits historiques des papes » paru en 1825)
Publié / Mis à jour le mardi 16 août 2016, par LA RÉDACTION
 

Saint Célestin, Romain, diacre-cardinal créé par Innocent er, était fils de Priscus, et parent très proche de l’empereur Valentinien. Ayant su que, dans la province de Narbonne il s’élevait quelques novateurs, il écrivit en 428 aux évêques de cette province afin de leur demander qu’à l’avenir « un prêtre ne soit élu, venant d’une autre Église, que dans le cas où aucun clerc de l’Église à pourvoir ne serait jugé digne, ce que nous croyons ne pouvoir se produire. Il faut réprouver le fait de préférer ceux des Églises étrangères, ne pas faire appel à des étrangers de peur que l’on ne paraisse avoir établi une sorte de nouveau collège d’où seraient tirés les évêques ».

Il assembla en 430 un synode à Rome où, d’une même voix, l’impiété de Nestorius, patriarche de Constantinople, fut condamnée, et le prélat déposé. En 431,le saint-père fit célébrer à Éphèse le troisième concile général — qui se déroula du 22 juin au 31 juillet —, avec l’intervention de trois cents évêques et de trois de ses légats, qui établirent contre Nestorius, neveu de Paul de Samosate, d’abord moine, ensuite prêtre à Antioche, et alors évêque de Constantinople, qu’il y avait en Jésus-Christ une seule personne et deux natures, et que Marie devait s’appeler mère de Dieu. Nestorius était contraire à ce sentiment, et défendait avec opiniâtreté son opinion : il voyait deux personnes dans Jésus-Christ, une divine et l’autre humaine. Il soutenait que la Vierge ne devait pas s’appeler mère de Dieu, mais seulement mère du Christ, parce que, selon lui, d’elle naquit le Christ, qui était homme, et non celui qui était Dieu.

Pape Célestin Ier (422 - 432)
Pape Célestin Ier (422 - 432)

Le décret définitif du concile ayant été porté à Rome y fut reçu le jour de Noël avec tant de joie et d’acclamations, qu’alors on ajouta à la Salutation angélique de l’Ave Maria, ces paroles : Sancta Maria, mater Dei, ora pronobis, « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous ». Dans l’Histoire de l’Église, depuis son établissement jusqu’au pontificat de Grégoire XVI, par l’abbé Receveur (1842), on lit le passage suivant : « Le jour même de l’arrivée des légats du pape Célestin, le concile tint sa seconde session dans la maison épiscopale. On lut d’abord en latin, puis en grec, la lettre du pape ; et après de nombreuses acclamations des évêques en l’honneur de Célestin et de Cyrille (patriarche d’Alexandrie), les légats, faisant remarquer que cette lettre prescrivait l’exécution du jugement déjà porté par le saint-siège, demandèrent communication des actes de la session précédente, afin de s’assurer que le concile avait procédé régulièrement ; et d’en confirmer les décisions par l’autorité du siège apostolique, si elles se trouvaient conformes à ce que le pape Célestin avait décidé lui- même. Firmus de Césarée et Théodote d’Ancyre leur répondirent, au nom du concile, qu’on avait exécuté et suivi en tout le jugement prononcé par le pape, et que les légats en auraient les preuves par la lecture des actes dont on allait donner communication.

« Le lendemain on tint une troisième session, dans laquelle on fit la lecture publique des actes que les légats avaient déjà lus en particulier ; après quoi le prêtre Philippe, un des légats, dit : Il est reconnu par tout le monde que saint Pierre, chef des apôtres, et fondateur de l’Église catholique, a reçu de Jésus-Christ les clefs du royaume céleste, avec le pouvoir de lier et de délier, et qu’il exerce encore sa puissance par ses successeurs. Notre saint pape l’évêque Célestin, qui tient aujourd’hui sa place, nous ayant envoyés pour le suppléer dans le concile, nous confirmons par son autorité la sentence de déposition et d’excommunication portée contre Nestorius. »

Célestin fit éloigner de l’Italie les pélagiens, qui continuaient la propagation de leurs doctrines. Célestius, leur chef, s’étant retiré dans la Grande-Bretagne, Célestin y envoya des missionnaires qui, en deux ans, la ramenèrent à la foi orthodoxe. Les novatiens tenaient toujours des églises ouvertes à Rome. Le pape, si nous en croyons Cassiodore, confina leur dernier évêque dans un quartier éloigné, et défendit à cet hérésiarque de rassembler ses partisans.

En apprenant que des évêques des Gaules avaient à souffrir de nouveaux progrès des sectaires appelés semi-pélagiens, passés depuis peu d’Afrique à Marseille, pour discréditer la doctrine de saint Augustin sur la prédestination et la grâce, Célestin écrivit une lettre pleine de sagesse et de prudence à ces évêques. Enfin, il envoya en Écosse Palladius, Grec, premier évêque de cette contrée, et dans l’Irlande saint Patrice, qui est aujourd’hui l’apôtre chéri des Irlandais.

En trois ordinations, Célestin créa quarante-six, d’autres disent soixante-deux évêques, trente-deux prêtres, douze diacres. Il voulait que i’on respectât avec insistance les décrets synodaux et ceux de ses prédécesseurs, et commandait qu’en aucune manière l’on ne révoquât ou l’on ne soumit à aucun nouvel examen ce qui avait été une fois ordonné et décidé. Célestin, pape pieux et rempli de zèle, ordonna que les 150 psaumes de David seraient chantés dans l’église avant le sacrifice. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria, et ensuite transporté dans l’église de Sainte-Praxède.

Sous son règne mourut le grand saint Augustin. Ce Père si célèbre confondit les dangereux hérétiques du temps, entre autres Célestius et Pélage, et éclaira l’Église par ses admirables écrits. Le même Père, secondé de saint Romain, son disciple, ferma la bouche aux semi-pélagiens, qui attribuaient le commencement de la justification et de la foi aux seules forces du libre arbitre.

 
 
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