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Un millier de sépultures découvertes à Rennes

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L’Histoire fait l’Actu
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Un millier de sépultures
découvertes à Rennes
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le dimanche 24 février 2013, par LA RÉDACTION
 
 
 
Des sépultures particulièrement bien conservées ont été retrouvées dans la salle capitulaire, sur le site du couvent des Jacobins, à Rennes. L’étude des squelettes va permettre de récolter des données sur les rites funéraires et l’état sanitaire de la population rennaise entre les XVe et XVIIIe siècles.

En seize mois de fouilles préventives sur le site du couvent des Jacobins, destiné à accueillir d’ici à 2017 un centre de congrès, une trentaine d’archéologues ont mis au jour des sépultures médié­vales et modernes particulièrement bien conservées. Une trouvaille considérable puisque dans cette région granitique aux sols acides, les ossements se conservent habituellement très mal. « Nous allons en prélever 550 afin de constituer des échantillons statistiques et de les comparer entre eux », indique Rozenn Colleter, anthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives, qui réalise ces fouilles.

De fait, les tombes se répartissent dans plusieurs parties du site : la salle capitulaire, la galerie des enfeus (tombe encastrée dans l’épaisseur d’un mur), le chœur de l’église ou encore le jardin du cloître. « L’objectif est de comprendre quels critères déterminaient le lieu d’inhumation », poursuit la chercheuse.

Crédits photo : Hervé Paitier, Inrap
Crédits photo : Hervé Paitier, Inrap

Ainsi, dans la première salle, les deux cents sépultures appartiendraient à des hommes adultes. « C’est là que les frères dominicains se réunissaient », argumente Gaëtan Le Cloirec, archéologue et responsable scientifique de cette opération. Dans le chœur de l’église, six sarcophages en plomb ont été mis au jour. « C’est rare d’en trouver : à partir de 1789, les révolutionnaires s’en servent pour fondre ce qu’ils appelaient des balles patriotes. Mais il est évident que plus on s’approche du chœur, et plus il s’agit de représentants de l’élite civile ou religieuse. Dans la galerie des enfeus, on trouve des membres de la noblesse terrienne ou parlementaire », rappelle Rozenn Colleter.

Pour l’heure, des caméras endoscopiques ont exploré l’intérieur d’un sarcophage afin de prévoir les précautions nécessaires à son ouverture. La boîte a livré son précieux contenu, à savoir une urne en plomb en forme de cœur et qui contient vraisemblablement un cœur embaumé. Aussitôt entreposé dans un congélateur, l’organe fera bientôt l’objet de tests ADN.

Rituels funéraires
Autre surprise des spécialistes de l’Inrap, la découverte de plusieurs squelettes (dont ceux d’enfants) dont les corps ont été embaumés. « Dans ce cas, le crâne est scié. Si nous connaissons plutôt bien les tech­niques d’embaumement des Égyptiens, en revanche, celles de l’époque moderne ont été moins étudiées », se réjouit la spécialiste.

Le Laboratoire d’anthropologie moléculaire et d’imagerie de synthèse (CNRS/université Toulouse-III) va donc être mis à contribution pour reconstituer, à partir des restes de graines ou de pollen, les techniques d’embaumement en vigueur à cette époque. Dans le même esprit, les sédiments retrouvés auprès des corps vont être étudiés afin de déterminer si ceux-ci étaient entreposés dans un linceul ou encore un cercueil.

Si les rituels funéraires occuperont une grande partie de ces prochains mois, les experts se pencheront également sur la composition de cette population et sa santé. « Nous allons élaborer une pyramide des âges. L’os qui nous intéresse le plus est le bassin, car il permet d’indiquer l’âge de la personne et, si c’est un adulte, de déterminer son sexe », continue Rozenn Colleter. Déjà, sur les quelque 7000 fiches US (unité stratigraphique) rédigées sur ce chantier de 8000 m2, certaines qualifient une portion de vertèbres soudées ou des lambeaux de cuir.

« Dans le premier cas, cela témoigne d’une tuberculose. Dans le second, il s’agit de morceaux plutôt bien conservés sur un homme handicapé par deux pieds-bots. Était-ce là une méthode de contention pour lui permettre de marcher ? Les analyses et les recoupements devraient nous en dire plus. Mais c’est aussi l’histoire de la médecine de cette période que nous allons pouvoir compléter », conclut Françoise Labaune, céramologue.

Nathalie Bougeard
Le Figaro

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