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8 janvier 1642 : mort de Galilée

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8 janvier 1642 : mort de Galilée
Publié / Mis à jour le lundi 7 janvier 2013, par LA RÉDACTION
 

Galilée naquit à Pise en 1564, l’année même où mourut à Rome Michel-Ange ; et il mourut l’année où naquit en Angleterre Isaac Newton. En 1589, il fut fait lecteur de mathématiques dans sa patrie ; trois ans après, il le fut à Padoue. En 1610 il retourna en Toscane où le grand-duc Ferdinand II l’avait nommé son premier mathématicien.

En 1583, étant assis dans la chaire primatiale de Pise, il observa qu’une lampe mise en mouvement faisait ses vibrations dans des temps sensiblement égaux, quoique les arcs qu’elles décrivaient fussent sensiblement inégaux entre eux. Cette importante observation fut poussée si loin par Galilée, qu’il imagina de se servir d’un pendule pour mesurer également le temps, et il l’appliqua dans sa vieillesse à l’horloge.

Il fit faire à Florence la première horloge à pendule. A peu près dans le même temps, il commença à Pise diverses expériences publiques sur la chute des corps pesants, et il fit voir que les bois, les métaux et les autres corps, quoiqu’ils soient de pesanteurs différentes, tombent dans le même espace de temps, et avec une égale vitesse, de la même hauteur. Il tira de là l’important théorème, que la gravité absolue des corps est proportionnelle à la quantité de leur matière.

L’année 1597 il inventa à Padoue son compas de proportion, qui est et sera toujours un instrument fort utile. Il fut le premier qui inventa le thermomètre, et la manière d’augmenter cent quatre-vingts fois la force de l’aimant. Ayant entendu dire en 1609 qu’un Hollandais (Jacques Métius) avait fait une lunette qui rapprochent les objets , il en devina tout de suite la construction, en fit une pareille le jour suivant ; et, six jours après, il en porta une à Venise qui agrandissait trente-trois fois le diamètre des objets.

Galilée s’appliqua sans cesse à perfectionner cette découverte, et en 1618 il envoya à l’archiduc d’Autriche Léopold un télescope de son invention, au moyen duquel on pouvait regarder les objets avec les deux yeux. La nature de cet ouvrage ne permet pas d’entrer dans les détails de toutes les découvertes astronomiques que ces nouveaux instrument firent faire à Galilée.

Ce fut par ses Dialogues sur le Système du monde, publiés en 1632, que Galilée fit triompher le système de Copernic ; mais ce triomphe lui coûta cher. Après l’absurde rétractation à laquelle il fut condamné par l’Inquisition, il retourna à Florence, où il continua d’agrandir le domaine des sciences. Trois ans avant sa mort il perdit la vue : il mourut à Accetri près Florence ; son corps fut transféré dans la belle église de Santa-Croce, où en 1737 on lui éleva un mausolée en face de celui de Michel-Ange.

Dans ce rapide exposé, nous n’avons pu faire connaître que d’une manière très incomplète les immenses obligations que les sciences ont à Galilée. Pendant que François Bacon indiquait en Angleterre Je chemin de la vérité, Galilée en Italie y marchait à grands pas : il découvrit les lois de la chute des corps pesants, lois qui, depuis généralisées par Newton, ont expliqué le système de l’univers ; il acquit par ses instruments un nouveau inonde à la science.

Après avoir observé pendant vingt-sept ans les satellites de Jupiter, il fit servir les tables de leurs mouvements à déterminer les longitudes, et à perfectionner la géographie et la marine ; ses expériences sur la pesanteur de l’air firent naître une physique toute nouvelle qui conduisit Toricelli à expliquer la pression de l’atmosphère, et la suspension du mercure dans les baromètres ; ses observations sur le mouvement du pendule mirent les astronomes et les physiciens en état de mesurer le temps avec précision, de fixer la variation des poids dans les climats différents, et de déduire la vraie figure de la terre. Ainsi Galilée a non seulement fait de nombreuses découvertes, mais il a encore acquis des droits évidents sur les découvertes des hommes de génie qui l’ont suivi dans cette noble carrière.

Ce grand homme avait une physionomie prévenante et une conversation vive et enjouée. Il cultivait tous les arts agréables : les grands poètes de sa nation lui étaient familiers. Il savait par cœur les plus beaux morceaux de l’Arioste et du Tasse. Il aimait beaucoup l’architecture et la peinture, et il dessinait assez bien. L’agriculture avait des charmes pour lui. Sensible à l’amitié, il sut l’inspirer. Plusieurs de ses écrits ont été malheureusement perdus pour la postérité. L’un de ses neveux les donna à son confesseur, qui les livra aux flammes.

 
 
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