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8 janvier 1558 : prise de Calais aux Anglais par François de Lorraine, duc de Guise

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8 janvier 1558 : prise de Calais aux Anglais
par François de Lorraine, duc de Guise
(D’après « Collection complète des mémoires relatifs à l’Histoire
de France, depuis le règne de Philippe Auguste jusqu’au
commencement du dix-septième siècle » (Tome 20), paru en 1821)
Publié / Mis à jour le lundi 2 janvier 2017, par LA RÉDACTION
 
 
 
La ville de Calais était demeurée au pouvoir de l’Angleterre depuis l’année 1347 ; on sait qu’Édouard III l’avait conquise alors sur Philippe de Valois. Huit jours suffirent au duc de Guise pour s’en rendre maître.

En 1557, François de Lorraine, duc de Guise, cependant qu’il était à la tête de l’expédition qui, en Italie, tentait de reprendre Naples aux Espagnols — onzième guerre d’Italie —, fut nommé lieutenant-général du royaume et partit pour la France. Devenu l’espoir des Français, il recueillit sur son passage les applaudissements et les acclamations des peuples. Il salua le roi à Saint-Germain vers la mi-octobre, et désormais fut uniquement chargé des affaires de la guerre, tandis que son frère, le cardinal Charles de Lorraine, dirigea seul toute l’administration civile.

Un conseil fut tenu pour déterminer le plan qui serait suivi dans la campagne d’hiver qu’on allait ouvrir. Le lieutenant-général représenta que le pays étant ruiné autour des places nouvelles prises par les Espagnols, il serait imprudent de s’y engager, et que du reste on ne devait pas craindre qu’ils fissent des progrès de ce côté, puisque leur roi Philippe, craignant la mauvaise saison, venait de se retirer à Cambrai.

Prise de Calais par les Français en 1558. Peinture de François-Édouard Picot (1838)
Prise de Calais par les Français en 1558. Peinture de François-Édouard Picot (1838)

Il observa que « les choses que les ennemis tenaient les plus assurées, seraient probablement les moins gardées », et mettant en avant le projet hardi d’essayer une conquête au moment où une partie de la France était envahie, il proposa d’attaquer Calais, qui appartenait aux Anglais depuis le règne de Philippe de Valois. L’ascendant du duc de Guise, la confiance absolue qu’on avait en lui firent adopter cette proposition, et le secret en fut religieusement gardé.

Le 1er janvier 1558, le lieutenant-général se mit en campagne avec une armée plus nombreuse que celle qui avait été défaite à Saint-Quentin. Il feignit d’abord de se porter vers la Champagne, puis il tourna tout-à-coup du côté de la Picardie. S’étant approché de Calais sans éprouver presque aucune résistance, il s’empara de deux forts, dont l’un interrompait les communications de la place avec l’Angleterre, et dont l’autre l’empêchait de pouvoir recevoir aucun secours par la Flandre.

Le lord Wentworth, gouverneur de Calais, voulut en vain se défendre : sa garnison était peu nombreuse, et les munitions lui manquaient. Il se trouva obligé de traiter, et Gaspard de Tavannes, lieutenant-général de Bourgogne, chargé de négocier avec lui, dicta une capitulation extrêmement rigoureuse pour les vaincus ; car la population entière de la ville fut obligée d’en sortir. Guise y établit une colonie tirée des provinces voisines, et cette ville devint toute française.

Une entreprise si hardie, exécutée six mois après une défaite, et au milieu d’un hiver rigoureux, releva le courage des Français, leur inspira une confiance qui ne dégénéra point en présomption, et le duc de Guise fut considéré comme le libérateur de son pays.

Au moment où cette expédition commençait, le roi avait convoqué les états-généraux à Paris, afin d’obtenir des secours extraordinaires. Dans cette assemblée, dont le gouvernement voulut augmenter l’influence par le concours des parlements, la magistrature forma, pour la première fois, un quatrième ordre. Par l’organe du cardinal de Lorraine, le roi autorisa ses sujets à lui faire des doléances, et exposa les besoins pressants de l’État, qui exigeaient un emprunt de trois millions d’or. Les quatre ordres, animés du patriotisme le plus pur, s’abstinrent, dans un moment si critique, de parler des abus, et répondirent avec enthousiasme aux désirs du monarque. Il fut convenu que les trois premiers donneraient les deux tiers de la somme, et que le reste serait fourni par les communes.

Le mode de répartition de ce troisième tiers excita quelque discussion dans le quatrième ordre : on avait d’abord pensé que les villes pourraient présenter deux mille personnes qui déposeraient chacune mille écus ; mais leurs députés firent judicieusement observer « qu’il était impossible de pouvoir connaître les facultés des particuliers ; et que tel a réputation d’avoir argent, qui n’en a point. » On délibérait avec chaleur sur cet objet, lorsque la nouvelle de la prise de Calais aplanit toutes les difficultés. Chaque ville adopta un mode particulier de cotisation ; et le tiers-état déclara en se séparant « que si les trois millions ne suffisaient pas pour contraindre l’ennemi à faire une bonne paix, il exposerait tout le demeurant de ses biens et personnes pour le service du roi. »

 
 
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