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1er décembre 1671 : arrestation du comte de Lauzun (Antonin Nompar de Caumont)

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1er décembre 1671 : arrestation
du comte de Lauzun
Publié / Mis à jour le samedi 1er décembre 2012, par LA RÉDACTION
 

D’abord comte, puis duc de Lauzun, Antonin Nompar de Caumont est célèbre par sa grande faveur auprès de Louis XIV, et par le consentement d’abord accordé, et puis refusé à son mariage avec mademoiselle de Montpensier, petite-fille d’Henri IV. Le roi était près de signer, lorsque la reine et les princes du sang lui représentèrent cette alliance comme injurieuse pour la famille royale. Les deux amans furent réduits à se faire donner secrètement la bénédiction nuptiale. Le roi instruit de ce mariage clandestin , ou irrité, suivant les autres, des propos outrageants de Lauzun contre madame de Montespan, à qui il attribuait en partie sa disgrâce, le fit arrêter et conduire à Pignerol, où était depuis dix ans l’infortuné Fouquet.

Antonin Nompar de Caumont
Antonin Nompar de Caumont

Lauzun fit ce voyage dans un si grand désespoir, qu’on ne le quittait pas un moment. On voulut le faire descendre du carrosse dans un endroit dangereux : « Ces malheurs-là, dit-il, ne sont pas faits pour moi. » En entrant dans la prison il s’écria : In saecula saeculorum. On trouva dans ses cassettes des portraits de femmes sans nombre, les cheveux de toutes ses maîtresses, en ordre et étiquetés, et une foule de billets où on reconnut que les femmes les plus prudes de la cour n’étaient pas les moins fragiles.

Le lendemain le roi envoya quérir Marsillac, fils du duc de la Rochefoucauld, et lui dit : « Je vous donne le gouvernement de Berry qu’avait Lauzun. » « Sire, répondit Marsillac, que Votre Majesté, qui sait mieux que moi les lois de l’honneur, se souvienne que je n’étais pas ami de Lauzun, et qu’elle juge si je dois accepter le don qu’elle me fait. » « Belle parole, dit Hénaut, et de grande instruction ! »

Lauzun et Fouquet furent étonnés de se rencontrer dans la même prison ; Fouquet surtout, qui, dans sa gloire et dans sa puissance, avait vu de loin Lauzun dans la foule, comme un gentilhomme de province sans fortune, le crut fou, quand celui-ci lui conta qu’il avait été le favori du roi, et qu’il avait eu la permission d’épouser la petite-fille de Henri IV, avec les biens immenses et les titres de la maison dé Montpensier.

Après avoir langui dix ans en prison, il en sortit enfin ; mais ce ne fut qu’après que madame de Montespan eut engagé Mademoiselle à donner la souveraineté de Dombes et le comté d’Eu au duc du Maine, encore enfant, qui les posséda après la mort de cette princesse. Elle ne fit cette donation que dans l’espérance que Lauzun serait reconnu pour son époux : elle se trompa ; le roi lui permit seulement de donner à ce mari secret les terres de Saint-Fargeau et de Thiers, avec d’autres revenus considérables, que Lauzun ne trouva pas suffisants.

Elle fut réduite à être secrètement sa femme, et à n’en être pas bien traitée en public. Ses bienfaits furent payés de la plus noire ingratitude. On prétend que Lauzun, revenant un jour de la chasse, lui dit : « Louise d’Orléans, tire-moi mes bottes. » Cette princesse s’étant récriée sur cette insolence, il fit du pied un mouvement qui était le dernier des outrages. Alors la femme de Lauzun se rappela qu’elle avait failli être celle d’un empereur ; elle en prit l’air et le ton : « Je vous défends, lui dit-elle, de vous présenter jamais devant moi. »

Lauzun passa en Angleterre en 1688, lors de la révolution qui détrôna Jacques II Toujours destiné aux aventures extraordinaires, il conduisit en France la reine, épouse de l’infortuné monarque, et son fils au berceau. Il mourut oublié, comme tous ceux qui n’ont eu que de grands événements sans avoir fait de grandes choses.

 
 
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