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6 août 1812 : mort de l’acteur et compositeur Jean-Pierre Solié

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6 août 1812 : mort de l’acteur et compositeur Jean-Pierre Solié
Publié / Mis à jour le samedi 4 août 2012, par LA RÉDACTION
 

L’acteur que Paris a connu sous le nom de Solié s’appelait Soulier. Il naquit à Brives en 1755, et, comme Gaveaux, son confrère acteur et compositeur, il apprit la musique dans une cathédrale en qualité d’enfant de chœur. Beaucoup de nos grands musiciens ont ainsi commencé.

Après avoir quitté la barrette rouge, il donna des leçons de chant dans les provinces méridionales de la France, et joua de la basse dans les orchestres des petites villes. En 1778, à Avignon, les comédiens avaient annoncé la Rosière de Salency ; un acteur tomba subitement malade, et Solié, qui n’avait jamais paru sur le théâtre, apprit dans la journée le rôle du meunier, et chanta avec un tel succès l’air si connu : Ma barque légère, qu’il se décida à embrasser la profession où il venait de faire cet heureux premier pas.

Après avoir couru plusieurs années la province, il se fixa enfin à l’Opéra-Comique de Paris. Là, il eut encore besoin des fréquentes indispositions de ses anciens pour faire son chemin. On composa pour lui quelques rôles tels que les médecins de Coradin et de Stratonice, le seigneur des Petits Savoyards, etc. ; et l’on dit encore en province, pour désigner un certain genre de personnages d’opéra-comique, les Solié, comme on dit les Elleviou et les Dugazon.

On trouvait que Solié chantait bien ; aujourd’hui on voudrait à peine l’entendre. Comme comédien, il était assez médiocre : il avait de l’intelligence pourtant ; mais son organe était sourd et nasillard ; il remuait sans cesse, gesticulait trop, et gênait ses interlocuteurs, en ajoutant à ses rôles des exclamations, des monosyllabes. Sa mémoire était rebelle, sa physionomie sombre et commune. Avec tous ces défauts, il avait cependant des qualités, puisqu’il était bien venu des spectateurs parisiens.

Comme compositeur, il a aussi obtenu des succès nombreux, sinon éclatants. On a de lui vingt-sept ou vingt-huit partitions, parmi lesquelles on cite le Secret, le Jockey, Jean et Geneviève, Mademoiselle de Guise et le Diable à Quatre. Aimé et estimé de ses camarades, il mourut à cinquante-six ans, d’une inflammation d’estomac et de poitrine. On attribue cette maladie, qui fut longue, à l’habitude qu’il avait contractée de boire beaucoup de vin.

 
 
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