Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 17 janvier DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

4 juillet 1754 : mort de Philippe Néricault, dit Destouches

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Juillet > 4 juillet > 4 juillet 1754 : mort de Philippe (...)
Éphéméride, événements
Les événements du 4 juillet. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
4 juillet 1754 : mort de
Philippe Néricault, dit Destouches
Publié / Mis à jour le mardi 3 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Philippe Néricault, de son nom de scène Destouches, né à Tours le 9 avril 1680, avait été comédien dans sa jeunesse : après avoir fait plusieurs comédies, il fut chargé longtemps des affaires de France en Angleterre ; et ayant rempli ce ministère avec succès, il se remit à faire des comédies.

La collection de ses ouvrages imprimés est nombreuse ; et, heureusement pour sa réputation, la plus grande partie est dans un entier oubli. C’est un triste recueil que celui qui est composé du Curieux impertinent, de l’lngrat, du Philosophe amoureux, de l’Obstacle imprévu, de l’Ambitieux, du Médisant, de l’Enfant gâté, de l’Aimable Vieillard, de l’Amour usé, de l’Homme singulier, de la Force du naturel, du Jeune homme à l’épreuve, du Trésor caché, du Dépôt, du Mari confident, de l’Archi-menteur, etc. A l’énumération de ces titres, on est tenté de répondre, comme Chicaneau : « Si j’en connais pas un je veux être étranglé » ; et ce qu’on peut faire de mieux, c’est de ne pas les connaître.

Une insipide monotonie d’intrigues communes, froides ou forcées, de scènes de valets, remplies de plaisanteries triviales, de rôles d’amoureux et d’amoureuses débitant des fadeurs usées, de grossières imitations de Molière et de Regnard, qu’on peut appeler de maladroits plagiats ; tel est le fond de toutes ces pièces : pas un caractère bien conçu, pas une situation comique ; la plupart des sujets mat choisis.

La Fausse Agnès qui n’a été jouée qu’après la mort de l’auteur, est restée au théâtre. Le Tambour nocturne et le Dissipateur n’ont jamais été joués non plus que depuis la mort de Destouches : le jeu de Préville dans le rôle de Pincé, fit la fortune du Tambour nocturne, et la pièce est demeurée. Le fond du Dissipateur est si essentiellement faux, que le bon sens ne peut s’empêcher de le rejeter. Elle est cependant toujours au répertoire, grâces à deux scènes qui la font supporter.

Le Triple Mariage est calqué sur tout ce que l’on connaît. L’Irrésolu eut très peu de succès, et n’a pas été repris pendant la vie de l’auteur. Il y a du mérite dans cette pièce : elle n’est pas mal intriguée, et elle est assez purement écrite. Les scènes de l’Irrésolu, avec les deux femmes entre lesquelles il hésite, sont assez bien dialoguées, et il finit la pièce par un vers singulièrement heureux, lorsqu’il dit, après s’être enfin déterminé pour Julie : « J’aurais mieux fait, je crois, d’épouser Célimène. »

Si Destouches n’eût fait que les ouvrages dont nous venons de parler, il serait fort au-dessous de Dancourt, car il n’y en a pas un qui vaille les Bourgeoises de qualité ; mais il a fait le Philosophe marié et le Glorieux ; et en vérité, quand on a lu tout le reste, on est étonné qu’il les ait faits. Ce n’est pas le seul exemple de cette prodigieuse disproportion. Nous le voyons dans l’auteur de Rhadamiste, et surtout dans celui de la Métromanie.

Il y a dans le Philosophe marié, de la conduite et de l’intérêt, des situations et des contrastes. Cet ouvrage, qui eut un grand succès, faisait déjà beaucoup d’honneur à Destouches ; mais il se surpassa lui-même dans le Glorieux. On a beaucoup critiqué le rôle principal, mais on ne peut y reprendre avec justice, que quelques détails qui manquent de convenance. L’esprit n’a plus d’objections contre cette pièce, quand on entend ces vers si heureusement amenés par une situation qui n’a rien que de vrai :

J’entends : la vanité me déclare à genoux
Qu’un père infortuné n’est pas digne de vous.

Ces vers ont une sorte de beauté bien rare, et presque unique dans la comédie, le sublime de l’expression.

 
 
Même section >


Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation


Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !