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4 juillet 1757 : mort de Jean-Joseph Vadé

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4 juillet 1757 : mort du chansonnier et
dramaturge Jean-Joseph Vadé
Publié / Mis à jour le mardi 3 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Voici un peu plus de deux siècles un très illustre personnage, suivi de quelques jeunes seigneurs, entrait dans un batelet, et descendait le cours de la Seine jusqu’au Gros-Caillou ; arrivé devant le bateau des blanchisseuses, ces nobles libertins quittaient leurs vêtements, et provoquaient les injures des ouvrières par les gestes et les propos les plus indécents. La bande joyeuse était au comble de l’ivresse, quand elle parvenait à épuiser le dégoûtant vocabulaire de ces femmes grossières. On s’appliquait à retenir les plus sales expressions, et l’on répétait, sous les lambris dorés, ce qu’on avait recueilli à la grenouillère.

Jean-Joseph Vadé
Jean-Joseph Vadé

L’exemple une fois donné par la cour, se propagea dans les diverses classes de la société ; et les scènes du Gros-Caillou se renouvelèrent sous toutes les formes, dans les halles, les marchés et sur les ports. On vit des gens, qui occupaient un rang distingué dans le monde, faire leurs délices et leur étude la plus assidue du genre qu’on appela poissard ; de ce goût dépravé naquit la renommée éphémère de Vadé.

Né le 17 janvier 1720, à Ham, en Picardie, son père, honnête marchand, riche et éclairé, fit de vains efforts pour lui inspirer le goût des études classiques. Amené de bonne heure à Paris, Vadé ne montra pas de meilleures dispositions et ne fit pas plus de progrès. Le temps qu’il aurait dû employer à étudier, il le passait au spectacle ; l’excès même de ce penchant tourna à son profit : il étudia les chefs-d’œuvre de notre scène, et prit du goût pour la lecture. Tel fut à peu près le fonds de son éducation : un esprit vif et original lui tint lieu de culture.

Employé dans la perception des impôts (1739), il quitta cette place pour s’attacher au duc d’Agen en qualité de secrétaire (1743), et revint à ses premières fonctions, qu’il exerça alors (1745) à Paris. Plusieurs pièces légères l’avaient déjà fait connaître comme un homme d’esprit ; mais ce ne fut que vers 1753 qu’il fut regardé comme créateur d’un nouveau genre de littérature. Dans un temps où la poésie fugitive comptait tant d’auteurs célèbres, c’était une bonne fortune que de trouver les moyens de s’y faire remarquer.

L’imagination vive de Vadé, secondée par la tournure originale de son caractère, l’engagea dans la carrière qu’il parcourut seul avec quelque succès. Il devint l’Homère des Halles, marchés, ports et guinguettes ; et, pour rendre plus fidèlement les scènes qu’il voulait peindre, il se mêlait parmi ses modèles, et descendait avec eux à la plus grande intimité.

Outre le poème héroï-comique de la Pipe cassée, et de nombreuses poésies dans le même style, épîtres, madrigaux, fables, chansons, contes, etc., etc., Vadé composa une vingtaine de pièces de théâtre, et presque toutes, dans le genre poissard. Vadé excellait dans l’art de représenter les héros de ses poésies ; ce talent le faisait rechercher par toutes les personnes riches, qui recevaient beaucoup de monde. Du reste, doux, poli, jovial, obligeant , il méritait sous plusieurs rapports d’occuper une place dans les salons des gens dont il était l’amuseur indispensable.

Ce poète, qui ne voulait jamais chanter que ce qu’il connaissait à fond, se ressentit de bonne heure de l’étude trop approfondie, qu’il avait faite dans sa jeunesse, des plaisirs de l’amour et de la table. Il mourut à Paris, à peine âgé de trente-sept ans. Comme Piron, Vadé fut renommé pour ses reparties et ses mots heureux.

 
 
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