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25 juin 1807 : entrevue des empereurs de France et de Russie sur le Niémen

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25 juin 1807 : entrevue des empereurs
de France et de Russie sur le Niémen
Publié / Mis à jour le jeudi 28 juin 2012, par LA RÉDACTION
 

Après la bataille de Friedland, poussés par Murat, qui, à la tête d’une cavalerie infatigable comme lui, ne leur laissait aucun repos, les Russes se retirèrent à marches forcées sur la Lituanie. Ils avaient réussi à passer le Niémen, fleuve qui sépare les Etats prussiens de ceux des Russes, quand Napoléon arriva à Tilsitt avec l’armée victorieuse. Là le Niémen n’est pas plus large que la Seine à Paris. On s’attendait à chaque moment à voir l’empereur des Français porter au-delà de cette faible barrière, sur le territoire d’Alexandre, la guerre qui, depuis six mois, se prolongeait. Que rencontrerait-on sur l’autre rive ? Une année désorganisée et découragée, qui n’y trouvait, pour se recruter, que des Kalmoucks et des Baskirs, dont les flèches avaient déjà excité la risée des Français ?’

L’Europe n’apprit pas sans étonnement que, malgré les droits que lui donnait l’agression des Russes, malgré les avantages que lui assuraient trente victoires, l’homme qu’elle accusait d’une ambition immodérée, accédant, après la journée de Friedland comme après celle d’Austerlitz, à la demande de l’empereur de Russie, avait consenti à un armistice pendant lequel on traiterait de la paix entre les puissances belligérantes. L’espérance de voir la concorde se rétablir sur le continent s’accrut encore quand on sut qu’un armistice avait été conclu aussi entre le roi de Prusse et Napoléon. La notification de ces traités fut faite le 22 juin, à l’armée française par la proclamation suivante, qui, de plus, contient un résumé de tout ce qui s’était fait pendant la durée de cette courte campagne.

« Soldats, nous avons été attaqués dans nos cantonnements par l’armée russe. L’ennemi s’est mépris sur les causes de notre inactivité. Il s’est aperçu trop tard que notre repos était celui du lion. Il se repent de l’avoir troublé. Dans les journées de Gulstadt et d’Heilsberg, dans celle à jamais mémorable de Friedland, en dix jours de campagne enfin, nous avons pris cent vingt pièces de canon, sept drapeaux, tué, blessé ou fait prisonniers soixante mille Russes ; enlevé à l’ennemi presque tous ses magasins, ses hôpitaux, ses ambulances, la place de Koenigsberg, les trois cents bâtiments qui étaient dans ce port, chargés de toute espèce de munitions, cent soixante mille fusils, que l’Angleterre envoyait pour armer nos ennemis. Des bords de la Vistule nous sommes arrivés sur ceux du Niémen avec la rapidité de l’aigle. Nous célébrâtes à Austerlitz l’anniversaire du couronnement ; vous avez, cette année, célébré dignement (à Friedland) celui de la bataille de Marengo, qui mit fin à la guerre de la seconde coalition.

« Français, vous avez été dignes de vous et de moi. Vous rentrerez en France couverts de tous vos lauriers, et après avoir obtenu une paix glorieuse qui porte avec elle la garantie de sa durée. Il est temps que notre patrie vive en repos à l’abri de la maligne influence de l’Angleterre. Mes bienfaits vous prouveront ma reconnaissance et toute l’étendue de l’amour que je vous porte. »

Les deux empereurs voulurent préluder par leur rapprochement individuel à la réconciliation de leurs peuples. L’entrevue de ces monarques, les plus puissants de l’époque, se fit sur un radeau au milieu du Niémen, dont les rives étaient bordées par leurs armées respectives. Tout y fut réglé conformément à l’égalité la plus parfaite entre le vainqueur et le vaincu. Napoléon et Alexandre, partis et arrivés en même temps, entrèrent chacun par une porte particulière dans le pavillon disposé pour les recevoir. C’est dans leur conférence, qui fut secrète et dura deux heures, que furent jetées sans doute les bases de plusieurs opérations qui s’exécutèrent depuis. Les deux empereurs s’étaient embrassés en s’abordant, ils ne se quittèrent qu’après s’être prodigué de nouvelles marques d’estime et d’affection.

Le 26 eut lieu dans le même local une nouvelle conférence, à laquelle fut admis le roi de Prusse, du sort duquel on devait décider chez lui et sans lui.

 
 
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