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12 janvier 1687 : mort de Calderon de la Barca (Don Pedro)

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12 janvier 1687 : mort de Calderon de la Barca (Don Pedro)
Publié / Mis à jour le jeudi 19 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Trois noms célèbres représentent les trois époques principales du théâtre espagnol, Cervantes, Lope de Vega et Calderon. Cervantes assista aux premiers débrouillements de l’art, et les hâta par son génie ; Lope de Vega surpassa son devancier par l’éclat des effets et par une fécondité inépuisable ; il créa dans son pays le drame national, avec le mélange des genres, la violation des unités et tous les jeux hardis de l’imagination romantique : Calderon porta cette œuvre indigène à son dernier point de maturité et de perfection.

Schlegel remarque que les années de Calderon marchent de pair avec celles du xvne siècle. Né le 1er janvier 1600, il était âgé de seize ans à l’époque de la mort de Cervantes, de trente-cinq à celle de la mort de Lope, et il survécut de près d’un demi-siècle à ce dernier. Sa vocation théâtrale s’annonça dès l’enfance : à quatorze ans il donna sa première pièce, et jusqu’à sa mort il ne cessa d’accroître le nombre de ses productions, dont l’exagération a singulièrement grossi le catalogue. Quelques biographes lui attribuent quinze cents comédies ; si l’on consulte la liste tracée par lui-même, à la prière d’un grand seigneur, on ne trouve que cent onze compositions de ce genre, et soixante-douze autos sacramentales ou drames religieux. Il est vrai que Calderon ne fait nulle mention des saynètes ou intermèdes, auxquels, dans sa vieillesse, il n’attachait aucun prix, et que, comme un homme immensément riche, il peut bien avoir oublié quelque partie de sa fortune. Le caractère original, brillant et animé de la littérature espagnole tient à ce que ses plus grands auteurs ont tous connu la vie active, et que plusieurs même l’ont alliée à leurs poétiques occupations. Peu de temps après avoir fini ses études, dégoûté des protecteurs de cour, Calderon prit le mousquet, et fit comme simple soldat les campagnes d’Italie et de Flandre. Philippe IV, dont on connaît la passion pour le théâtre, et qui publia diverses pièces sous le nom de un Ingénia de esta corte, entendit parler du jeune soldat poète : il devina en lui le mérite nécessaire pour relever la splendeur du théâtre de la cour ; en i636 il l’appela à Madrid, le nomma chevalier de Saint-Jacques, et lui donna la surintendance des spectacles et des fêtes ; en1652 Calderon se consacra à l’église, mais sans quitter le théâtre ; seulement il modifia le fond et la forme de ses compositions. Dans son canonicat de Tolède, il ne s’occupa plus qu’à écrire des autos, pièces saintes qui rappellent nos anciens mystères : on en jouait encore à Madrid vers le milieu du siècle dernier. L’un des autos de Calderon, imprimé sans date à Valladolid, est intitulé : la Devocion de la Missa. On dit en effet une messe sur le théâtre, et, pendant la messe, on livre bataille : les acteurs sont un ange, le diable, un roi de Cordoue mahométan, une vivandière et deux graciosos ou soldats bouffons. La pièce est terminée par le mariage de la vivandière avec un gracioso, et par l’éloge de la messe.

Il ne faudrait pas juger sur cet échantillon l’auteur d’Héraclius, de l’Alcade de Zalamea, du Prince constant, de la Vie est un songe, et de tant d’autres productions, sinon parfaites dans le système classique, au moins étincelantes d’esprit et d’imagination. On les range en quatre classes distinctes : les pièces sacrées, les pièces historiques, les pièces mythologiques, et enfin celles qui peignent la vie sociale des temps modernes.

A l’exception de Voltaire, qui n’a traduit Héraclius que pour s’en moquer, les traducteurs de Calderon exaltent son mérite avec un rare enthousiasme. Voici comment s’exprime chez nous le paradoxal Linguet : « Calderon, génie singulier dont on prononcerait le nom avec vénération s’il était né Grec, et qui aurait laissé peu de chose à faire aux Corneille et aux Racine s’il était né Français ! » Chez les Allemands, Schlegel rie reste pas en arrière. « Calderon, dit-il, vivait et composait encore lorsque le goût commençait à dégénérer dans les autres pays de l’Europe, et que cette épidémie de l’affectation, de la manière et des jugements prosaïques, qui devint si générale dans le XVIIIe siècle, se répandait avec rapidité. On peut le considérer lui-même connu le génie de la poésie romantique : elle l’a doué de toutes ses richesses, et il semble qu’avant de disparaître à nos regards elle ait voulu, dans les ouvrages de Calderon, comme on le fait dans un feu d’artifice, réserver les plus vives couleurs, la lumière la plus éblouissante, et les plus rapides fusées pour la dernière explosion. »

 
 
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