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Rouen. Des chefs-d'oeuvre du patrimoine en péril

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Rouen. Des chefs-d’oeuvre
du patrimoine en péril
(Source : Normandie Actu)
Publié / Mis à jour le jeudi 2 juillet 2015, par LA RÉDACTION
 
 
 
Ville « d’art et d’histoire », selon l’expression consacrée, Rouen (Seine-Maritime) est dotée d’un patrimoine exceptionnel. Dans son numéro du 10 juin 2015, le magazine L’Express lui consacre un dossier de 16 pages, intitulé... Rouen et ses environs, chefs-d’œuvre en péril.

« Rouen forme avec Paris et Nancy le trio des villes de France qui comptent le plus de monuments historiques au kilomètre carré », souligne l’enquête en introduction.

Des trésors patrimoniaux en péril
Sauf que cet atout est autant une « richesse » qu’un « casse-tête ». Car bien évidemment, maintenir un tel patrimoine en bonne santé a un coût, exorbitant. « En 2008, un rapport des Monuments historiques évaluait à 100 millions d’euros les investissements à réaliser dans les seules propriétés municipales. Six ans plus tard, les finançeurs publics n’étaient parvenus à réunir que 12,5 millions d’euros de ce budget... »

En conséquence, de nombreux édifices de Rouen sont en souffrance, voire en péril. L’Express a passé en revue les exemples les plus édifiants, guidé par des interlocuteurs locaux, comme Daniel Caillet, délégué régional de l’association Urgence patrimoine, Jean-Pierre Chaline, président de l’association des amis des monuments rouennais, Jacques Tanguy, guide-conférencier, Guy Pessiot, adjoint en charge du patrimoine à la Ville de Rouen etc.

Aquarelle de la cathédrale de Rouen par Arday
Aquarelle de la cathédrale de Rouen par Arday

Des églises à l’avenir incertain
Il en va ainsi de plusieurs églises, dont quatre sont affublées d’un qualificatif évocateur par le magazine : Saint-Pierre-du-Châtel (« la ruinée »), Saint-Romain (« La menacée »), Saint-Nicaise (« L’oubliée »), et Saint-Paul (« La mal-aimée »). Quatre édifices aux destins différents, mais qui partagent désormais la même incertitude quant à leur pérennité. Saint-Pierre-du-Châtel porte les stigmates de la guerre et pourrait être rasée ; Saint-Romain a dû composer avec une urbanisation grandissante, et l’arrivée du métro lui fait subir des vibrations inquiétantes ; Saint-Nicaise, de caractère hybride ancien/moderne, s’effrite, mais pourrait être réaménagée en logements ; Saint-Paul est cernée par la circulation et est à vendre — tout comme Saint-Nicaise —, sauf que les acheteurs ne se bousculent pas...

Les fleurons : des puits sans fond
Quant aux grands fleurons de Rouen – Cathédrale Notre-Dame, abbatiale Saint-Ouen, église Saint-Maclou, palais de justice, aître Saint-Maclou – ce sont, nécessairement, des chantiers permanents. Ces cinq dernières années, l’État a ainsi déboursé 12 millions d’euros pour rénover la façade principale de la cathédrale, en attendant une nouvelle tranche de 20 millions d’euros sur 7 ans ; l’abbatiale, qui a connu des problèmes de chutes de pierres et d’infiltrations d’eau, fait l’objet d’une inspection permanente. Saint-Maclou a perdu son visage noir à la faveur d’un « relooking » remarquable, mais en a encore pour 20 ans de restauration ; au palais de justice, ancien parlement de Normandie, les passants auront remarqué que l’on ne peut en longer les façades (risque de chute de pierres)... même si l’édifice a bénéficié d’un ravalement à 18 millions d’euros, il y a six ans. De son côté, l’Aître Saint-Maclou, actuellement dans une situation paradoxale, à la fois délabré et dans le top des monuments les plus visités, est à un tournant de son histoire. Après avoir vu partir l’école des Beaux-arts – condition pour que sa restauration soit enclenchée -, elle est à l’aube d’une importante réhabilitation, et d’un changement de vocation — encore non déterminée.

Fabien Massin (Twitter)
Normandie Actu

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