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5 avril 1717 : mort du peintre Jean Jouvenet

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5 avril 1717 : mort du
peintre Jean Jouvenet
Publié / Mis à jour le jeudi 4 avril 2013, par Redaction
 
 
Temps de lecture estimé : 2 mn
 

Cet artiste célèbre, dont la famille était originaire d’Italie, naquit à Rouen en avril 1644. Laurent Jouvenet, son oncle, peintre distingué, lui donna les premières notions de son art, et s’aperçut bientôt qu’il n’avait plus rien à lui apprendre. A compter de ce moment, Jean Jouvenet devint l’élève de la nature et de son génie. Il vint à Paris, où, sous l’inspiration de Lebrun, la peinture avait pris un haut essor.

Jean Jouvenet

Jean Jouvenet

A peine âgé de vingt-neuf ans, Jouvenet exécuta son tableau de la Guérison du paralytique, composition remarquable par la hardiesse du dessin et par la vigueur du pinceau. Lebrun, qui exerçait alors une sorte de souveraineté sur les arts, se montra digne de sa mission en reconnaissant le rare mérite du jeune homme, en lui assurant la protection royale, et en lui ouvrant les portes de l’Académie. Le tableau de réception de Jouvenet, représentant Esther devant Assuérus, réunit tous les suffrages, et tient encore son rang parmi les chefs-d’œuvre de notre école.

Le nombre des productions de Jouvenet est considérable : la Pêche miraculeuse, la Résurrection de Lazare, la Descente de Croix, suffiraient pour l’immortaliser. Un critique a dit avec justesse : « Ce qui distingue particulièrement Jean Jouvenet des peintres de son temps, c’est la vaste étendue et l’effet de ses compositions, l’heureuse disposition de ses groupes, et la fierté de son dessin. Quoique son coloris manque de vérité, et tire sur le jaune, la science qu’il a du clair-obscur donne à ses tableaux une harmonie et une force particulières. »

Comme Lesueur, Jouvenet ne visita jamais Rome : s’il est juste d’attribuer à cette cause quelques-uns de ses défauts, il ne faut pas douter non plus qu’il ne lui ait dû plusieurs de ses beautés originales. Les ouvrages qui mirent le comble à la réputation de Jouvenet, sont les quatre tableaux composés par lui pour l’abbaye de Saint-Martin-des-Champs, au nombre desquels se trouvaient la Pêche miraculeuse et la Résurrection de Lazare. Les Bénédictins avaient exigé qu’il représentât la vie du fondateur de leur ordre : mais l’artiste, effrayé des obstacles que lui présentait un sujet pareil, n’observa nullement les conditions du marché.

Les moines refusèrent de recevoir ses tableaux, et lui intentèrent un procès, qu’il gagna, dit-on, grâce à la vivacité de ses réparties. Au reproche d’avoir peint des sujets de son choix, au lieu de la vie de saint Benoît, il répondit : « Que vouliez-vous que je fisse de trente sacs à charbon tels que ceux que vous portez ? » On cite de lui un autre mot d’une plaisanterie plus délicate. Louis de Boullongne avait placé un tableau près d’un ouvrage de Jouvenet. Eclipsé par ce voisinage, il prétendit que Jouvenet avait retouché son tableau : « Il se trompe, répondit celui-ci, c’est son ouvrage qui a retouché le mien. »

Cependant la faveur dont jouissaient les Coypel et les Boullongne l’emporta toujours sur le mérite de Jouvenet, et l’empêcha d’être nommé premier peintre du roi. En 1713, il devint paralytique à la suite d’une attaque d’apoplexie. Obligé de quitter ses pinceaux, il n’abjura pas les soins de son art : il se plaisait à diriger les talents de Restout, son neveu et son élève. Un jour que ce dernier saisissait mal la pensée du maître, qui voulait lui faire réformer l’expression d’une figure, Jouvenet prend le pinceau de sa main débile, essaie de corriger la tète et la gâte. Entraîné par le désir de réparer cet accident, il emploie la main gauche, et s’aperçoit avec une vive joie que cette main se prête docilement à toutes ses intentions.

Il se remet donc au travail avec une ardeur nouvelle, et termine successivement deux tableaux, dont l’un était destiné au plafond de la seconde Chambre des enquêtes du Parlement de Rouen, et dont l’autre, représentant une Visitation, est connu sous le nom de Magnificat. Quoique inférieur aux autres œuvres de son auteur, ce tableau n’est pas sans valeur : mais il doit l’estime particulière dont il jouit au mérite d’avoir été peint de la main gauche. Jouvenet mourut avant de l’avoir vu en place.

 
 
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