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21 février 1526 : François Ier est rendu à la liberté par Charles Quint

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21 février 1526 : François Ier
est rendu à la liberté par Charles Quint
Publié / Mis à jour le vendredi 21 février 2020, par LA RÉDACTION
 

Le 14 janvier précédent, François Ier, après avoir fait par-devant notaires, mais secrètement, des protestations contre la violence qu’il éprouvait, s’était déterminé à signer le fatal traité de Madrid. Par ce traité, le roi cédait à l’empereur Charles Quint tous ses droits sur l’Italie ; il rendait le duché de Bourgogne avec toutes ses dépendances ; il renonçait à la souveraineté de la Flandre et de l’Artois ; il ôtait sa protection au roi de Navarre, au duc de Gueldres, au duc de Virtemberg, à Robert de la Marck.

Le sacrifice de ses amis et de ses biens ne pouvait être plus entier. Non seulement il abandonnait ses alliés d’Italie, mais encore il devait fournir à l’empereur des secours d’hommes, d’argent, et de vaisseaux pour les expéditions qu’il méditait dans ce pays. Le duc de Bourbon et ses complices devaient être rétablis dans tous leurs biens ; on permettait au duc de discuter juridiquement les prétentions qu’il avait sur la Provence ; le prince d’Orange, qui avait été dépouillé de ses biens pour s’être attaché au parti d’Autriche, devait aussi être rétabli dans tous ses droits.

François Ier s’obligeait en outre à payer au roi d’Angleterre cinq cent mille écus que lui devait l’empereur, et à celui-ci deux millions de rançon. Le roi épousait la reine douairière de Portugal (Éléonore d’Autriche), et promettait de faire épouser un jour au dauphin l’infante de Portugal, fille de la reine qu’il épousait.

Portrait équestre de François Ier
Portrait équestre de François Ier

Pour assurer l’exécution d’un traité si onéreux, il fallait des sûretés et des otages. Le roi donna sa parole de venir se remettre en prison, si les conditions du traité n’étaient pas remplies ; il s’obligea de le ratifier dans la première ville de ses Etats où il entrerait en sortant d’Espagne, de le faire ratifier par les états généraux, et enregistrer dans tous les parlements de son royaume ; enfin, de le faire ratifier par le dauphin aussitôt qu’il aurait atteint l’âge de quatorze ans. Le roi donna d’ailleurs des otages, et les otages les plus précieux : c’étaient ses deux fils aînés. On lui laissait seulement la liberté de livrer, à la place de son second fils, douze des plus grands seigneurs du royaume qui seraient nommés par l’empereur, liberté dont la régente ne crut pas devoir faire usage, parce que Charles Quint aurait ainsi privé la France des meilleurs chefs qui lui restaient.

Le traité de Madrid, considéré en France comme un acte d’opprobre et de ruine, était considéré par le chancelier de l’empereur comme contraire aux vrais intérêts de son maître. Gattinara aurait voulu que l’empereur eût étouffé la ligue d’Italie par un traité, et que, gardant François Ier en prison, il eût tourné ses armes contre la Bourgogne, qu’il eût acquise plus sûrement par la voie de la conquête que parcelle d’un traité dont il était aisé de prévoir la rupture. Il était si persuadé que le traité de Madrid ne serait point exécuté, qu’il refusa de le sceller. L’empereur le signa ; mais ces raisons avaient fait impression sur son esprit : il laissa le roi en prison à Madrid plus d’un mois après la signature.

François Ier, replongé dans tous ses chagrins, paraissait menacé d’une rechute. Charles Quint se décida à faire célébrer les fiançailles du roi et de sa sœur, et François Ier fut libéré le 21 février 1526, échangé sur la Bidassoa avec ses deux fils devenus otages de l’empereur. Il fut de retour en France le 17 mars suivant.

 
 
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