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15 septembre 1701 : mort d’Edme Boursault

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15 septembre 1701 : mort
d’Edme Boursault
Publié / Mis à jour le mardi 11 septembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Edme Boursault naquit à Mussy-l’Evêque, en Bourgogne, le 6 octobre 1638. Il ne fit point d’études, ne sut jamais le latin, et ne parlait que le patois bourguignon lorsqu’il vint à Paris, en 1651. La lecture des bons livres, des dispositions heureuses, et un grand amour du travail le mirent bientôt en état de parler et d’écrire élégamment en français.

Edme Boursault
Edme Boursault

On a de lui plusieurs pièces de théâtre, dont les principales sont, Le Mercure Galant, Esope à la Ville, Esope à la Cour. Ces deux dernières pièces sont une critique agréable des ridicules de tous les états, de tous les âges et de tous les temps.

Esope à la Ville eut le plus grand succès dans sa nouveauté ; mais peut-être elle serait tombée, sans la présence d’esprit et la noble hardiesse de l’excellent comédien qui y jouait le rôle d’Esope. A la troisième fable qu’il débitait, il s’éleva dans le parterre un murmure et des signes d’improbation. Le célèbre Raisin, le cadet, quitte alors, pour ainsi dire, son rôle, s’avance aux bords des lampes, parle au public, et dit : « Permettez-moi, messieurs, d’oser avoir l’honneur de vous représenter que cette comédie-ci est dans un genre singulier et tout à fait neuf.

L’auteur, en risquant de mettre Esope au théâtre, aurait cru manquer à l’essence de son caractère, s’il ne l’eût fait parler par apologues, le plus sauvent qu’il le pouvait. Si la répétition des fables vous fatigue et vous ennuie, il est inutile que nous continuions la représentation de cette pièce : donnez-nous vos ordres, messieurs, pour la cesser dès ce même moment ; car, j’ai l’honneur de vous prévenir que, dans le courant de la pièce, j’ai onze ou douze fables à vous débiter encore. »

Raisin fut applaudi de toute la salle ; on lui cria de continuer ; il continua, et la pièce alla aux nues. Cette comédie, au reste, est la mère de toutes les pièces à scènes épisodiques, ou scènes à tiroir. C’est une mère qui a produit des petits-enfants bien ennuyeux, et qui n’a été que trop féconde. Dans les répétitions de cette comédie, on voulut supprimer la cinquième scène du second acte. Boursault s’y opposa, écrivit au duc d’Aumont, premier gentilhomme de la chambre du roi ; et la scène fut conservée.

Le mauvais accueil qu’avait d’abord reçu Esope à la Ville, fit faire à l’auteur, contre la cabale du parterre, la fable du Dogue et du Bœuf, dont voici la fin :

A tant d’honnêtes gens qui sont devant vos yeux,
Laissez la liberté d’applaudir ce mélange,
Et ne ressemblez pas à ce dogue ennuyeux
Qui ne veut pas manger, ni souffrir que l’on mange.

Esope à la Cour fut joué après la mort de l’auteur, qui n’eut pas le temps de repasser lui-même son ouvrage, et d’y mettre la dernière main. D’ailleurs, elle fut fort altérée à la représentation où l’on retrancha plusieurs vers assez beaux, par la crainte des applications. La troisième scène du troisième acte, quoique imprimée dans cette pièce, n’est pas jouée sur le théâtre. C’est un discours entre Esope et Iphicrate, vieux courtisan, esprit fort, qui ne peut croire aux dieux.

La réussite de cette comédie et de la suivante, aux représentations, dépend, en grande partie, du comédien qui est chargé du rôle d’Esope. Il a besoin d’être joué avec beaucoup d’art, de légèreté, de naïveté, d’intelligence et de chaleur dans le débit des fables, pour en faire valoir l’esprit et la finesse des détails, et éviter la monotonie : on donnait fréquemment ces Esopes, du temps de Quinault l’aîné, qui excellait dans le comique noble, et qui rendait supérieurement le rôle d’Esope.

Les Lettres à Babet, du même auteur, estimées de ses contemporains, devinrent, comme toutes les lettres dans ce goût, l’amusement des jeunes provinciaux.

 
 
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