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15 septembre 1688 : mort du maréchal de Vivonne - Histoire de France et Patrimoine


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15 septembre 1688 : mort
du maréchal de Vivonne
Publié / Mis à jour le mardi 11 septembre 2012, par LA RÉDACTION

 

Moins célèbre par ses faits d’armes que par la piquante originalité de son esprit, ses belles manières et sa joyeuse humeur, Louis-Victor de Rochechouart, comte, puis duc de Mortemart et de Vivonne, dut surtout au crédit de sa sœur, la fameuse marquise de Montespan, la faveur dont il jouit auprès de Louis XIV, que du reste il avait servi avec beaucoup de bonheur dans les guerres de Flandre et d’Italie.

Le duc de Vivonne
Le duc de Vivonne

Né le 15 août 1636 à Paris, il fut choisi pour l’un des enfants d’honneur du jeune monarque. Ses études, qu’il fit au collège des Grassins avec les autres enfants d’honneur, ne furent pas sans quelque éclat. Il fit ses premières armes sous Turenne, comme volontaire, en 1655.

Successivement capitaine au régiment du roi, maître de camp, puis maréchal de camp dans l’armée navale aux ordres du duc de Beaufort (1663-1664), commandant, puis général des galères, et décoré par Clément IX du gonfalon de l’église, il avait montré en maintes occasions toute la bravoure, dont sa qualité de gentilhomme l’obligeait à donner des preuves. Quant à ses talents militaires, il serait difficile de les apprécier avec quelque certitude. Ce que l’on peut affirmer, c’est qu’il recueillit tout l’avantage des succès dus aux dispositions habiles de Duquesne, placé sous ses ordres, lorsque, après la victoire remportée contre les Hollandais devant Messine (28 avril 1670 ), il fut compris dans la promotion de huit maréchaux faite un mois après cette journée.

Quelque bref qu’il soit, cet intervalle ne permet pas de croire que, comme l’a dit plaisamment Mme de Sévigné, Vivonne fut nommé maréchal par prévision de ce qu’il allait faire devant Messine. Mais rien n’infirme la vérité de l’anecdote que rapporte l’abbé de Choisy (Mémoires pour servir à l’histoire de Louis XIV), au sujet de cette nomination. « Le roi, dit-il, avait fait avec Louvois la liste de ceux qu’il voulait honorer du bâton de maréchal de France. Il alla ensuite chez Mme de Montespan, qui en fouillant dans ses poches y prit cette liste, et n’y voyant pas M. de Vivonne, son frère, se mit dans une colère digne d’elle. Le roi qui ne pouvait pas lui résister en face, dit qu’il fallait que M. de Louvois eût oublié de l’y mettre. Envoyez-le quérir tout à l’heure, lui dit-elle d’un ton impérieux et le grondant comme il faut... On mit Vivonne sur la liste ; la dame fut apaisée, et se contenta de reprocher à Louvois sa négligence dans une affaire qui la touchait de si près. »

Quand deux nouvelles victoires remportées par Duquesne sur les Hollandais et les Espagnols réunis (8 janvier et 12 mars 1676) eurent facilité la soumission de la Sicile, Vivonne eut le tort immense de s’inquiéter peu du juste mécontentement que soulevaient dans la partie conquise de ce pays les outrageux déportements des officiers auxquels lui-même donnait les plus fâcheux exemples.

Enfin Louis XIV renonça à cette ruineuse expédition ; et Vivonne, de retour en France au commencement de 1677, entra en possession de la charge de premier gentilhomme de la chambre qu’il avait héritée de son père deux ans auparavant. Il se trouvait avoir préludé dans Messine au train de vie qu’il menait désormais, celle d’un débauché de bon ton.

Avant de se ranger au nombre des soupirants de la belle madame de Ludres, ce qui faillit lui attirer sur les bras une mauvaise affaire de la part du chevalier de Vendôme, Vivonne, que sa qualité de général des galères obligeait de séjourner à Marseille, avait entretenu un commerce épistolaire avec la marquise de Grignan, mais peut-être seulement à son titre de bel esprit. Cette liaison se changea depuis en une animosité assez vive, du moins du côté de la belle métaphysicienne.

On ne saurait décider si ce fut par rapport à elle que Bussy-Rabutin se brouilla aussi mortellement avec Vivonne, ou bien si c’est la querelle de ce dernier, leur cousin, qu’avaient épousée Mme de Sévigné et sa fille. Quoi qu’il en soit, l’heureux héros de Messine n’est pas épargné dans leur correspondance. Mme de Sévigné va jusqu’à mettre en doute la qualité que Bussy-Rabutin s’est plu à reconnaître ou s’est cru obligé de louer dans son ennemi. « Mais qu’est devenue cette valeur dont on se vantait dans sa jeunesse autrefois ? » s’écrie-t-elle dans une lettre où elle remercie sa fille de l’avoir singulièrement divertie aux dépens du pauvre Vivonne. « Le prince, poursuit-elle en parlant toujours de lui et en faisant allusion à sa qualité de vice-roi de Sicile, me paraît comme le comte de Culagna dans la Secchia ; et pour la figure n’est-il point justement comme on dépeint le Sommeil dans l’Arioste, ou comme Despréaux représente la Mollesse dans son Lutrin ? »

Le maréchal de Vivonne était effectivement d’un excessif embonpoint. Il en plaisantait lui-même avec une grâce charmante. Un jour Louis XIV le raillait de son embonpoint devant le duc d’Aumont, qui lui-même était fort replet : « Vous grossissez à vue d’œil, dit le monarque ; vous ne faites point d’exercice. — Ah ! sire, c’est une médisance, répliqua-t-il ; il n’y a point de jour que je ne fasse au moins trois fois le tour de mon cousin d’Aumont. »

Il est vrai que le spirituel courtisan préférait aux parades et à tout le train de la représentation les entretiens de Boileau, de Molière, et qu’il attachait plus de prix à la méditation d’un bon livre qu’au spectacle du plus brillant carrousel. Aussi répondait-il une autre fois à Louis XIV qui lui demandait à quoi sert de lire : « La lecture fait à l’esprit ce que vos perdrix, sire, font à mes joues. » Voltaire, dans sa Vie de Molière, dit que le maréchal de Vivonne vivait avec lui comme Lélius avec Térence. Il existe des preuves encore plus concluantes de l’aimable familiarité qu’il mettait dans ses fréquentes relations avec l’auteur du Lutrin.

Il n’avait jamais guéri d’une blessure à l’épaule reçue en 1672 au fameux passage du Rhin, et qui le força de porter toujours le bras en écharpe. Malgré l’état déplorable de sa santé, il pouvait passer, grâce à son humeur, pour une des personnes les plus heureuses de la cour du grand monarque lorsqu’il perdit son fils unique, auquel il ne survécut que quelques mois. C’est dans un sommeil profond, « et, entre nous, aussi pourri de l’âme que du corps », dit Mme de Sévigné, qu’il expira le 15 septembre 1688, après une douloureuse maladie, suite de ses excès autant que de ses blessures.




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