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7 septembre 1706 : les Français lèvent le siège de Turin, en Italie - Histoire de France et Patrimoine


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7 septembre 1706 : les Français
lèvent le siège de Turin, en Italie
Publié / Mis à jour le jeudi 6 septembre 2012, par LA RÉDACTION

 

Cette grande ville était assiégée par quarante-six escadrons et cent bataillons. Le duc de la Feuillade qui les commandait, était fils de ce maréchal de la Feuillade qui érigea la statue de Louis XIV dans la place des Victoires.

Chamillard, son beau-père, ministre de la guerre, avait tout prodigué pour lui assurer le succès. L’imagination est effrayée du détail des préparatifs de ce siège. On avait fait venir cent quarante pièces de canon ; et il est à remarquer que chaque gros canon monté revient à environ deux mille écus. Il y avait cent dix mille boulets, cent six mille cartouches d’une façon, et trois cent mille de l’autre ; vingt-un mille bombes, trente mille instruments pour le pionage ; douze cent mille livres de poudre. Ajoutez à ces munitions, le plomb, le fer, les cordages, tout ce qui sert aux mineurs, le soufre, le salpêtre, les outils de toute espèce. Il est certain que les frais de tous ces préparatifs de destruction suffiraient pour fonder et pour faire fleurir la plus nombreuse colonie.

Le maréchal de Vauban, le seul général, peut-être, qui aimât mieux l’Etat que soi-même, avait proposé au duc de la Feuillade de venir diriger le siége comme ingénieur, et de servir dans son armée comme volontaire : mais la fierté de la Feuillade prit les offres de Vauban pour de l’orgueil caché sous de la modestie ; il fut piqué que le meilleur ingénieur de l’Europe lui voulût donner des avis. Il écrivit dans une de ses lettres : J’espère prendre Turin à la Cohorn. Ce Cohorn étoit le Vauban des alliés, bon ingénieur, bon général, et qui avait pris plus d’une fois des places fortifiées par Vauban.

Le duc de Vendôme qui favorisait le siège, ayant été appelé en Flandre, pour réparer la perte de la bataille de Ramillies, le duc d’Orléans, neveu de Louis XIV, fut envoyé pour le remplacer. Eugène, qui avait déjà passé le Pô à la vue de Vendôme, passe le Tanaro aux yeux du duc d’Orléans, dérobe une marche aux Français, et joint le duc de Savoie près i’Asti. Tout ce que put faire le duc d’Orléans, ce fut de venir joindre la Feuillade devant Turin. Eugène le suit en diligence ; il y avait alors deux partis à prendre : celui d’attendre l’ennemi dans les lignes de circonvallation, ou celui de marcher à sa rencontre, lorsqu’il était encore auprès de Veillane.

Le duc d’Orléans assemble un conseil de guerre composé des principaux officiers : « Messieurs, leur dit-il, si nous restons dans nos lignes, nous perdons la bataille ; notre circonvallation est de cinq lieues d’étendue ; nous ne pouvons border tous ces retranchements : la Doire qui passe dans notre camp, empêchera nos troupes de se porter mutuellement de prompts secours. Quand le Français attend qu’on l’attaque, il perd le plus grand de ses avantages, cette impétuosité et ces premiers moments d’ardeur qui décident si souvent du gain des batailles. Croyez-moi, il faut marcher à l’ennemi. » Tous les lieutenants-généraux répondirent : Il faut marcher. Alors le maréchal de Marsin tire de sa poche un ordre du roi, par lequel on devait déférer à son avis en cas d’action ; et son avis était de rester dans les lignes.

Le prince Eugène attaque les retranchements, et au bout de deux heures il les force. Le duc d’Orléans y fut blessé, le maréchal de Marsin y perdit la vie. Tous les bagages, les provisions, les munitions, la caisse militaire tombèrent dans les mains du vainqueur. On perdit en moins de quatre heures le Modenois, le Milanais , le Mantouan, le Piémont, et enfin le royaume de Naples. La journée de Ramillies avait fait perdre toute la Flandre jusqu’aux portes de Lille ; la déroute de Turin chassa les Français d’Italie.


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