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2 septembre 1715 : le Parlement casse le testament de Louis XIV - Histoire de France et Patrimoine


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2 septembre 1715 : le Parlement
casse le testament de Louis XIV
(2 septembre 1715 : le Parlement casse le testament de Louis XIV)
Publié / Mis à jour le vendredi 31 août 2012, par LA RÉDACTION

 

Le lendemain de la mort du roi, le parlement s’assembla pour décider de la régence. Le duc d’Orléans, les princes et les pairs, s’y rendirent ; et, dès huit heures, tous étaient en place. On sait que Louis XIV nommait, par son testament, au lieu d’un régent, un conseil de régence, dont le duc d’Orléans ne serait que le chef, et que le duc du Maine devait avoir le commandement des troupes de la maison du roi.

Le régent Philippe d'Orléans
Le régent Philippe d’Orléans

Le duc d’Orléans était également occupé et inquiet d’un jour si décisif. Le premier président s’étant vendu au duc du Maine, le duc d’Orléans acheta le colonel des gardes françaises, le duc de Guiche-Grammont. En conséquence, le régiment occupa sourdement les avenues du palais ; et les officiers, avec des soldats d’élite, mais sans l’uniforme, se répandirent dans les salles. L’abbé Dubois affecta de mener, dans une des lanternes, Stairs, ambassadeur d’Angleterre, pour insinuer que la cour de Londres, en cas d’événement, appuierait le duc d’Orléans. Ces différentes mesures furent superflues : le personnel des concurrents décida de tout.

Le duc d’Orléans, en réclamant les droits de sa naissance, n’oublia pas de dire des choses flatteuses pour le parlement. Sa contenance ne fut pas d’abord bien libre, mais il se raffermit par degrés, à mesure que les esprits paraissaient lui devenir favorables. Enfin, la régence lui ayant été déférée, il y eut encore, sur la tutelle du jeune roi, et sur le commandement des troupes de sa maison, quelques discussions, qui donnaient au régent et au duc du Maine un air de clients aux pieds de la cour.

Les amis du premier, sentant que la seule égalité du rôle le dégradait, lui conseillaient de remettre la séance à l’après-midi, pour régler le reste. Ce conseil fut un coup de parti. Le régent leva la séance et se rendit chez lui, où il eut le temps de reprendre ses esprits. Il fit venir le procureur-général, d’Aguesseau, et le premier avocat-général, Joly de Fleury, les deux magistrats les plus éclairés du parlement.

L’un et l’autre comprirent également qu’il ne s’agissait plus d’examiner si l’exécution du testament eût été préférable ou non à la régence déjà déférée au duc d’Orléans ; ils sentirent le danger de séparer l’autorité militaire d’avec l’administration politique. Le régent, appuyé des princes et des pairs contre les légitimés, se serait bientôt servi de l’autorité qu’il avait déjà obtenue pour s’emparer de celle qui lui serait refusée, ce qui ne pouvait se faire sans troubler l’Etat, au lieu que le duc du Maine, étant dépouillé de tout, sa timidité répondait de la paix.

Les choses, ainsi disposées au Palais-Royal, ne trouvèrent plus de difficulté dans la séance de l’après-midi. Le parlement aima mieux faire un régent, que de risquer qu’il ne se fît de lui-même. Quelques-uns, en annulant le testament de Louis XIV, n’étaient pas fâchés d’insulter au lion mort, et de paraître accorder librement ce qui ne manquerait pas de leur échapper.

Le duc du Maine qui, si le testament eût subsisté devait jouer un rôle principal, en fit un bien misérable. Ce n’était pas un Dunois que son mérite légitimât. Il ne sut ni retenir, ni remettre l’autorité et s’en laissa dépouiller. La duchesse du Maine, espèce de petit monstre par la figure vive, ambitieuse avec de l’esprit et ce qui peut rester de jugement à un vieil enfant gâté par les louanges de sa petite cour, entreprit dans la suite de relever son mari, et pensa le perdre.

Le régent, au sortir du parlement, se rendit à Versailles, auprès du roi, et passa ensuite chez Madame, qui lui dit : « Mon fils, je ne désire que le bien de l’Etat et votre gloire ; je n’ai qu’une chose à vous demander pour votre honneur, et j’ose exiger votre parole (il la donna) : c’est de ne jamais employer ce fripon d’abbé Dubois, le plus grand coquin qu’il y ait au monde, et qui sacrifierait l’Etat et vous au plus léger intérêt. » Madame avait plus de jugement que son fils n’avait de fidélité à sa parole.


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