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31 juillet 1556 : mort de saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites

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31 juillet 1556 : mort de
saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites
Publié / Mis à jour le samedi 28 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre des Jésuites, était né le 24 décembre 1491 au château de Loyola, dans la Biscaye, et fut d’abord page de Ferdinand V. En 1521, il signala sa valeur contre les Français, à la défense de Pampelune, où il eut une jambe brisée d’un boulet de canon, et l’autre blessée d’un coup de pierre. Une Vie des Saints qu’on lui donna pendant sa convalescence, lui fit naître le dessein de se consacrer à Dieu.

Saint Ignace de Loyola
Saint Ignace de Loyola

Dès qu’il fut en état de marcher, il entreprit le pèlerinage de la Terre-Sainte. De retour en Europe, il recommença ses études à Salamanque, à l’âge de trente-trois ans ; mais les traverses que son génie ardent lui occasionna, la confusion que les études de la langue latine, de l’éloquence, de la métaphysique, de la physique, et surtout de la théologie scolastique, avaient jetée dans sa tête, le déterminèrent de passer à Paris en 1528 ; il recommença ses études au collège de Sainte-Barbe, où ses maîtres voulurent lui infliger, à quarante ans, une punition qu’on n’inflige guère au delà de dix. Il s’y soumit ; mais on prétend qu’on se contenta de sa soumission.

C’est là qu’il forma le plan de sa société avec François Xavier, Le Fèvre, Lainez, Salmeron , Bobadilla et Rodriguez. S’étant liés ensemble par des vœux solennels, le jour de l’Assomption 1534, ils passèrent à Rome et de là à Venise, où ils furent ordonnés prêtres. Ils prêchaient dans la place publique.

« Comme ils avaient la mine étrangère (dit le père Fabre après le père Bouhours), et qu’ils parlaient mal italien, le peuple, qui les prenait pour des tabarins et des saltimbanques venus des pays éloignés, s’assemblait en foule autour d’eux ; mais quelquefois ceux qui ne s’étaient arrêtés que pour rire, s’en retournaient en pleurant leurs péchés... »

Ignace retourna à Rome en 1537, et présenta au pape Paul III un projet de son institut. Le fondateur en espérait de si grands avantages pour l’Eglise, qu’il ne voulut jamais entrer dans l’ordre des Théatins, quelques instances que lui fît le cardinal Cajetan. Le pape fit d’abord quelques difficultés d’approuver son ordre ; mais Ignace ayant ajouté aux trois vœux, de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, un quatrième vœu d’obéissance absolue au pontife romain, Paul III confirma son institut en 1540, sous le titre de Compagnie de Jésus. Ignace avait donné ce nom à sa nouvelle milice, pour marquer que son dessein était de combattre les infidèles sous la bannière de J.-C.

Ses enfants prirent ensuite le nom de Jésuites, du nom de l’église de Jésus, qu’on leur donna à Rome. Ignace, élu en 1541général de la famille dont il était le père, eut la satisfaction de la voir se répandre en Italie, en Espagne, en Portugal, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Japon, en Chine, en Amérique. François-Xavier et quelques autres missionnaires sortis de sa société, portèrent son nom jusqu’aux extrémités de la terre. Sa compagnie, qui n’avait pas encore pu pénétrer en France, y eut un établissement en 1550, l’année même que Jules III donna une nouvelle bulle de confirmation, dans laquelle il faisait beaucoup d’éloges du nouvel institut.

Malgré ces éloges, la société essuya en France de grandes traverses. Le Parlement de Paris, la Sorbonne, l’Université, alarmés de la singularité de ses privilèges et de ses constitutions, s’élevèrent contre elle. La Sorbonne donna un décret en 1554, par lequel elle la jugea plutôt née pour la ruine que pour l’édification des fidèles. Ce décret ayant été envoyé à Rome, les principaux Jésuites voulurent répondre dans les formes y pour faire connaître aux docteurs qu’ils jugeaient mal de l’institut de la société. Ignace, plus prudent que ses confrères, crut que la meilleure réponse était un profond silence. « Dans certaines causes (disait-il à ses pères), il vaut mieux se taire que de parler. »

La patience et la politique dissipèrent peu à peu ces orages. Le Parlement de Paris consentit enfin à l’établissement des Jésuites, qu’il avait intention d’opposer aux Protestants, dont le nombre progressait alors en France. Le saint fondateur eut la satisfaction, avant de mourir, de voir l’accomplissement de trois choses qu’il désirait le plus, son livre des Exercices spirituels approuvé par le Saint-Siège ; sa Société confirmée, et ses Constitutions rendues publiques. Sa compagnie avait déjà douze provinces, qui avaient au moins cent collèges, sans les maisons professes. On comptait au commencement du dernier siècle environ vingt mille Jésuites, tous soumis à un général perpétuel et absolu.

Saint Ignace fut canonisé par le pape Grégoire XV, en 1622. Les Jésuites célébrèrent cette canonisation par des fêles et des jeux solennels ; ils firent représenter un drame pieux, qui avait pour sujet les travaux de leur fondateur. Jules Mazarin, depuis cardinal et premier ministre en France, alors âgé de vingt ans, fit le rôle de saint Ignace avec un succès qui fut la premier degré de sa fortune.

 
 
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