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Noël québécois à 40°C. Québec, jour de Noël du 25 décembre 1895. Chaleur exceptionnelle et jours d'hiver

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Anecdotes insolites
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Jour de Noël à +40°C dans les
rues de Québec le 25 décembre 1895
(D’après « Noëls anciens de la Nouvelle-France » (2e éd.), paru en 1907)
Publié / Mis à jour le dimanche 25 décembre 2011, par LA RÉDACTION
 
 
 
A Québec et pour toute la province, le 25 décembre 1895 fut un jour exceptionnel, la fête de Noël étant alors, par sa température tutoyant les 40°C, une fête de Pâques ; phénomène d’occurrence trop rare dans une contrée habituée à affronter en cette saison des températures de -20°C avec des pointes à -40°C, pour ne pas avoir été consigné dans les journaux du temps se faisant également l’écho d’un reverdissement des champs ou de la présence de violettes fraîchement cueillies

À Québec, le 25 décembre 1895, le thermomètre marquait 40°C au-dessus de zéro. Et cela durait depuis le 19 du même mois pour se prolonger jusqu’au 30.

« Aujourd’hui, veille de Noël, écrivait l’Evénement de Québec, nous avons une température des plus agréables ; brise légère et tiède, soleil resplendissant, thermomètre, à midi, 40 au-dessus de zéro ; dans les champs la neige est disparue et l’on peut voir l’herbe reverdir. Tout le monde est sur la rue et envahit les grands magasins pour y acheter les cadeaux traditionnels. Nos grandes artères commerciales – les rues Saint- Jean et Saint-Joseph – regorgent d’une foule affairée.

« Sous les chauds rayons du soleil, à l’abri du vent, la végétation renaît comme au printemps. Hier, un habitant de Sainte-Foye, a trouvé dans son jardin des plants de laitue et de persil, et des feuilles de trèfle du plus beau vert. » L’Evénement du 19 décembre rapporte qu’ « un homme désolé, c’est M. Jobin, le sculpteur de la rue Claire-Fontaine.

« Il avait préparé plusieurs statues en glace pour le carnaval et voici que le doux temps de ces jours derniers a complètement démoli ses chefs-d’œuvre. Ses bonshommes font pitié : têtes, bras et jambes, tout est disparu. II n’en reste plus que les troncs qui fondent à vue d’œil. »

A la date du 26 décembre, l’Union de Saint-Hyacinthe annonçait qu’un cultivateur de La Présentation, M. Amable Jacques, avait fait six livres de sucre durable. Le 27, un autre cultivateur, M. Bureau, de l’Ange-Gardien, labourait son champ. M. Pierre Pageot, de la concession Saint-Ignace, paroisse Saint Ambroise de la Jeune Lorette, en avait fait autant le 23 précédent.

Le 28 décembre, un citoyen de Lévis cueillait des pensées dans son jardin. II en était de même à Portneuf où une petite fille, le matin de Noël, apportait un bouquet de violettes à la crèche de l’Enfant Jésus.

« La journée d’hier, écrivait le reporter de l’Evénement, à la date du 30 décembre, était superbe. On se serait cru en plein mois de mai ; brise tiède et soleil resplendissant dans un ciel sans nuages. II y avait une foule de promeneurs sur nos grandes rues et les fringants équipages leur donnaient un air d’amination inaccoutumée. Le casque de fourrure est remplacé par le chapeau de feutre et la plupart des piétons ont endossé le pardessus léger. »

Le même jour, 30 décembre, le Courrier du Canada racontait à ses lecteurs que « M. Francois Menard, de la rue Burton, a cueilli ce matin, dans son jardin, un bouquet de très belles pensées. Dans les campagnes environnantes, et particulièrement au sud de Québec, il n’y a plus de neige et les Laurentides ont dépouillé leur blanc manteau. Comme nous sommes loin de ces furieuses tempêtes d’hiver, traditionnelles à Québec au temps des Fêtes. »

Cette réflexion, nuancée de regret, rappelle Villon et le refrain mélancolique de sa ballade : Mais où sont les neiges d’antan ? Pour Villon, « les neiges d’antan » ce sont les Dames du temps jadis. Au Québec, « les neiges d’antan » rappellent les Noëls du temps des Français, « des villages pailletés de givre, des vitraux d’églises s’illuminant tout à coup à minuit, des clochers invisibles carillonnant en pleines ténèbres, sous un ciel poudré d’étoiles », écrit au début du XXe siècle l’historien et journaliste québécois Ernest Myrand.

Il ajoute : « Voilà nos vrais Noëls, nos seuls Noëls. Et je soutiens – dussé-je passer pour un sauvage – qu’une fête de Noël sans neige, au Canada, est une anomalie. Celle de 1895 n’en était pas moins intéressante à signaler au point de vue météorologique. »

 
 
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