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Qu’il y a loin d’un « gouvernement des meilleurs »... Éditorial du 9 juin 2003 paru dans le N° 4 de La France pittoresque (juillet/août/septembre 2003)

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Éditorial
Éditorial de Valéry Vigan, directeur de La France pittoresque, site Internet consacré aux richesses de France depuis 1999
Qu’il y a loin d’un
« gouvernement des meilleurs »...
(Éditorial du 9 juin 2003 paru dans le N° 7 de
La France pittoresque - juillet/août/septembre 2003)
Publié / Mis à jour le dimanche 4 décembre 2011, par LA RÉDACTION
 

Dans une France depuis trop longtemps livrée à l’idéologie soixante-huitarde déjà sanctionnée le 21 avril 2002, le pouvoir politique parviendra-t-il à imposer d’impérieuses réformes structurelles, nonobstant les grèves désormais préventives fomentées par quelques médiatiques imprécateurs syndicalistes ? A l’image d’une pulsion sécuritaire de façade, dont l’unique victoire est une répression routière outrancière à défaut d’une solution à la crise pénitentiaire et de la mise en place de centres fermés réellement hermétiques, les gouvernants, pour ne pas faillir à leur réputation d’excellents « communiquants », cèderont-ils à la tentation d’édulcorer voire d’ajourner de salvateurs projets de lois devant une poignée d’endurcis aspirant au renforcement de ses acquis et menaçant la pérennité de notre pays ?

N° 4 de La France pittoresque (juillet/août/septembre 2003)
N° 4 de La France pittoresque
(juillet/août/septembre 2003)

Détourné de son but initial, le droit de grève s’apparente aujourd’hui à une prise d’otage occultant toute démarche prospective et dont le véritable dessein se dévoile enfin : la paralysie d’une nation qui, bien que domestiquée par les suppôts d’une pensée unique ayant voix au chapitre dans nos medias, ressent en son for intérieur l’incoercible besoin de changements majeurs dans la gestion des tâches incombant à l’État. Mais les technocrates que d’aucuns espéraient voir enfin écartés du pouvoir, semblent avoir sciemment laissé le champ libre à quelques nouveaux venus issus de la société civile et naïvement animés par d’authentiques vœux de réformes, pour mieux les laminer et refermer sur eux la nasse politicienne. L’aiguillon d’un écrasant désaveu, programmé lors des prochaines échéances électorales en cas d’inertie, suffira-t-il à extraire de sa torpeur une classe dirigeante en mal de crédibilité depuis de longues années et prêtant une oreille complaisante à la complainte de lobbies syndicaux et associatifs subventionnés par la République en toute légitimité ?

Originellement inspiré des valeurs qu’une Révolution a eu l’orgueilleuse prétention de dresser à coups de guillotine, le régime actuel est loin d’être un parangon de morale, bafoué, impuissant, laissé aux mains de quelques charognards faisant assaut d’immoralité et bombance de prérogatives indues. D’une liberté inscrite dans la déclaration des droits de l’homme ne reste en effet qu’un pays dont la population est policée, socialement assistée, intellectuellement et culturellement oppressée ; du principe d’égalité devant la loi ne demeure qu’un système judiciaire gratifiant de sa suspecte clémence de notoires faquins ; de l’élan de fraternité se voulant le ferment d’un monde nouveau, ne subsiste qu’un combat corporatiste visant à la conservation de privilèges, démarche paradoxalement honnie une certaine nuit d’août 1789...

Qu’il y a loin d’un gouvernement des meilleurs composé d’hommes droits et pragmatiques rêvé par les philosophes de la Grèce antique, à notre système politique se maintenant cahin-caha en se drapant des oripeaux de la démocratie ! Mais que peuvent raisonnablement attendre les âmes éclairées, éprises de justice et de liberté, d’un électorat nourri de valeurs dévoyées promues par une « télé-réalité » portant au pinacle des rodomonts sans envergure ? Lorsqu’un grand nombre d’individus abusés constituant une majorité délèguent à quelques-uns le pouvoir de les représenter, l’émergence d’une force politique vertueuse ne relève-t-elle pas d’une scurrile gageure ? L’espoir est ténu d’assister au providentiel éveil des consciences, qui seul parviendrait à troubler la quiétude d’une coterie parlementaire rompue aux techniques de l’illusionnisme et celle d’une opposition inepte briguant, pleine de morgue, la place que le balancier démocratique lui offrira bientôt.

Ne dérogeant pas à la mission que nous lui avons assignée, La France pittoresque vous offre une nouvelle fois de déguster quelques morceaux choisis d’une goûteuse petite Histoire de France.

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque
 

 
 
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