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23 janvier 1656 : première « provinciale » de Pascal

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23 janvier 1656 : première
« provinciale » de Pascal, prenant
la défense d’un ami janséniste
Publié / Mis à jour le mardi 22 janvier 2013, par LA RÉDACTION
 

L’apparition des Lettres provinciales forme une grande époque dans notre histoire littéraire ; chose étonnante ! ce chef-d’œuvre qui fixa la langue française est sorti de la plume d’un géomètre, à l’occasion d’une querelle théologique.

En 1655 le grand Arnauld publia une Lettre à un duc et pair, dans laquelle il disait qu’il n’avait pas trouvé dans l’Augustinus de Jansénius les cinq propositions attribuées à l’auteur et condamnées par la bulle d’Innocent X ; il ajoutait que les condamnant en quelque lieu qu’elles fussent, il les condamnait dans Jansénius, si elles y étaient. Dans un passage de cette même lettre, Arnauld reproduisait, dit-on, l’une des propositions condamnées. La Sorbonne crut devoir s’assembler, délibérer ; le docteur composa de graves écrits pour se défendre.

Enfin, le 23 janvier 1656, parut la première Lettre de Louis de Montalte à un provincial de ses amis. Sous le voile du pseudonyme, Pascal y métamorphosait une dissertation en comédie, y mettait en scène des définitions. Le triomphe du génie est d’avoir fait lire une thèse de théologie scolastique à la cour et à la ville, et de la faire lire encore aujourd’hui que la dispute a totalement perdu sa vogue et son intérêt.

Cette lettre admirable obtint un succès prodigieux, mais ne suspendit pas les foudres de la Sorbonne. Pascal terminait sa seconde lettre, datée du 29 janvier suivant, lorsqu’il apprit que la censure venait de frapper M. Arnauld, et soixante et onze docteurs avec lui : Arnauld fut exclu pour toujours de la Sorbonne, et ses propositions furent condamnées. Cette censure devint l’objet d’une troisième lettre publiée le 9 février. Sept autres lettres parurent depuis cette époque jusqu’au 2 août de la même année ; et dans la suite Pascal en écrivit encore Luit, dont la dernière porte la date du 24 mars 1657.

Ainsi fut composé le livre que Boileau, partisan déclaré des anciens, mettait au-dessus de leurs productions les plus vantées. Voltaire disait : « Les meilleures pièces de Molière n’ont pas plus de sel que les premières Lettres provinciales, et Bossuet n’a rien de plus sublime que les dernières. »

Les arrêts des parlements, les bulles même du saint Siège ont frappé la puissance jésuitique d’un coup moins terrible que l’ouvrage de Pascal, monument immortel du bon goût, du bon sens, et du bon droit.

 
 
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