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18 janvier 373 : mort de saint Athanase, patriarche d'Alexandrie

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18 janvier 373 : mort de saint Athanase, patriarche d’Alexandrie
Publié / Mis à jour le samedi 21 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

La vie mortelle d’Athanase s’écoula tout entière à travers des jours de persécution et d’épreuve. Les solitudes de la Thébaïde, au fond desquelles, jeune encore, il avait été chercher les leçons et l’exemple de saint Antoine, lui servirent plusieurs fois d’asile contre le poignard des hérésiarques et le glaive des empereurs.

Né vers l’an 296 dans la ville d’Alexandrie, il n’avait pas encore trente ans lorsqu’il parut au concile de Nicée, combattit la doctrine d’Arius, et frappa tous les Pères de surprise et d’admiration. Six mois après le concile, saint Alexandre, qui l’y avait produit, le désigna en mourant pqur son successeur au siège d’Alexandrie. Athanase signala son entrée à l’épiscopat par le relus de recevoir Arius à sa communion. Les sectateurs de cet hérétique invoquèrent la calomnie pour perdre le courageux évêque. En 334, dans le concile de Jérusalem, assemblé par Constantin, ils l’accusèrent de trois crimes, le premier d’avoir violé une vierge, le second d’avoir tué l’évêque Arsène, et le troisième d’avoir gardé sa main droite pour des opérations magiques. A l’appui du premier chef d’accusation on produisit une courtisane, qui déclara .qu’étant venu loger chez elle, Athanase avait abusé de sa faiblesse, malgré son vœu de virginité. Sommé de répondre, le saint garda le silence ; mais un de ses prêtres, nommé Timothée, se tournant vers cette femme, comme si c’eût été lui qu’elle accusât, lui dit :,« Vous prétendez donc que j’ai logé chez vous, et que je vous ai déshonorée ? » Alors la courtisane, le montrant au doigt, s’écria d’un ton de voix encore plus ferme : « Oui, c’est vous-même qui m’avez fait outrage. » La méprise excita un rire général, et prouva l’innocence d’Athanase ; mais elle n’apaisa pas la haine : le saint évêque fut déposé.

Nous ne le suivrons pas dans l’alternative presque continuelle de ses dépositions et de ses rétablissements : ainsi que nous l’avons dit, sa vie entière en fut remplie. Sur quarante-six années d’épiscopat, il en passa plus de vingt dans l’exil : les controverses religieuses occupèrent le reste. C’est au milieu de cette vie errante et agitée qu’Athanase composa ces écrits nombreux et éloquents destinés à foudroyer l’erreur et à éclairer la foi.

« Athanase, dit l’historien La Bletterie, était le plus grand homme de son siècle, et peut-être qu’à tout prendre l’Église n’en a jamais eu de plus grand. Il avait l’esprit juste, vif et pénétrant ; » le cœur généreux et désintéressé, un courage de sang-froid et pour ainsi dire un héroïsme uni, toujours égal, sans impétuosite ni saillies ; une foi vive, une charité sans bornes, une humilité profonde, un christianisme mâle, simple et noble comme l’Évangile ; une éloquence naturelle, semée de traits perçants, forte de choses, allant droit au but, et d’une précision rare dans les Grecs de ce temps-là. L’austérité de sa vie rendait sa vertu respectable ; sa douceur, dans le commerce, le faisait aimer. Le calme et la sérénité de son âme se peignaient sur son visage ; jamais ni les Grecs ni les Romains n’aimèrent autant la patrie qu’Athanase aima l’Église, dont les intérêts furent toujours inséparables des siens. Une longue expérience l’avait rompu aux affaires : l’adversité lui avait donné un coup d’œil admirable pour apercevoir les ressources même humaines, quand tout paraissait désespéré. Personne ne discerna mieux que lui les moments de se produire ou de se cacher, ceux de la parole ou du silence, ceux de l’action ou du repos. Il sut fixer l’inconstance du peuple, trouver une nouvelle patrie dans les lieux de son exil, entretenir des correspondances, ménager des protections, lier entre eux les orthodoxes, encourager les plus timides, d’un faible ami ne se faire jamais un ennemi, excuser les faiblesses avec une charité et une bonté d’âme qui font sentir que, s’il condamnait les voies de rigueur en matière de religion, c’était moins par intérêt que par principe et par caractère. Julien, qui ne persécutait pas les autres évêques, du moins ouvertement, regardait comme un coup d’état de lui ôter la vie, croyant que la destinée du christianisme était attachée à celle d’Athanase. »

 
 
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