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13 janvier 27 av. Jésus-Christ : Octave devient empereur - Histoire de France et Patrimoine


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13 janvier 27 av. Jésus-Christ : Octave devient empereur
Publié / Mis à jour le jeudi 19 novembre 2009, par LA RÉDACTION

 

Ici commence l’empire romain : son établissement donna lieu à l’une de ces grandes comédies qui se reproduisent si souvent dans l’histoire du monde.

Succéder à la puissance de César, éviter sa terrible fin, telle fut eu résumé toute la politique d’Octave. Voilà pourquoi il imita rarement l’exemple du dictateur. D’abord, il refusa ce titre ; il mit dans son langage autant d’humilité que César y incitait de hauteur ; en achevant de détruire le principe de la république, il affecta d’en conserver religieusement les formes. Enfin, jugeant que la force n’était un bon moyen qu’autant qu’on n’en avait pas d’autre, dès qu’il put s’en passer, il se montra d’une douceur extrême.

L’un de ces triumvirs, dont les coupables mains
Se partageaient le monde et le sang des Romains,
Octave, héritant seul d’une fureur utile,
Enchaîna l’univers par sa clémence habile.
A l’intérêt d’un homme il ralliait l’Etat ;
Il caressait le peupla, il flattait le sénat.

Parlant de république au sein de Rome esclave,
Il nous berçait encore de ces noms révérés ;
Vains hochets du vulgaire et fantômes sacrés ;
Et des Romains surpris trompant l’obéissance,
Du nom de liberté cimentait sa puissance.

Quatorze années suffirent à Octave pour s’emparer du pouvoir suprême et pour accabler tous ses rivaux. A trente-trois ans sa tâche était remplie : il ne lui restait plus qu’à faire légitimer, par le consentement général, la possession qu’il devait à la violence, C’est à cette époque qu’il délibéra s’il garderait ou non l’empire, jusqu’alors déguisé du nom de consulat. La question fut agitée dans son conseil intime ; Agrippa se prononça pour l’abdication, Mécène parla contre ; Octave, déterminé d’avance, .embrassa l’avis du dernier. D continua de prodiguer au peuple les distributions et les spectacles ; il entreprit la réforme du Sénat, que les guerres civiles avaient peuplé d’indignes créatures. Tant que dura cette opération dangereuse, Octave ne présida l’assemblée qu’armé d’une cuirasse sous sa toge, et environné de dix sénateurs, dont la force physique égalait le dévouement. Son autorité reçut un nouveau titre, celui de prince du Sénat, et son nom fut inscrit le premier sur la liste des membres de ce corps.

La persévérance et la finesse caractérisent éminemment la politique d’Octave. Pendant les deux années qui suivirent sa feinte velléité de quitter l’empire, il mit tout, son art à convaincre les Romains de l’avantage d’une monarchie bien administrée, sur une république turbulente. H tira de l’oubli des règlements utiles, en fit de nouveaux, multiplia les actes de modération, de sagesse et de munificence ; il alla jusqu’à brûler tous les titres des dettes contractées au profit du trésor public ; et, pour effacer autant que possible l’odieuse mémoire du triumvirat, il annula par un édit tout ce qui avait été fait dans cette période désastreuse.

Lorsqu’il fut certain d’avoir bien tendu le piège, il confia ses desseins à son gendre Agrippa, et à quelques sénateurs sur lesquels il comptait le plus ; puis il vint au Sénat, et déclara solennellement qu’il abdiquait la souveraine puissance. « A cette occasion, il lut (suivant sa coutume) un discours dans lequel il s’efforça de prouver la sincérité de sa démarche. Il donna des conseils au Sénat sur l’usage du pouvoir qui lui était rendu, fit des vœux pour la prospérité de son administration et en présagea le succès. Parmi ceux qui prirent à la lettre la déclaration d’Octave, les uns s’applaudissaient en secret du retour de la liberté ; » les autres, dont la fortune était attachée à la maison des Césars, ou qui, las des dissensions civiles, ne soupiraient qu’après le calme, étaient sincèrement affligés : les plus clairvoyants pénétraient les intentions d’Octave. Tous le prièrent de se départir d’une résolution funeste, disaient-ils, au bonheur de la patrie. IL ne se fit pas prier longtemps ; mais il déclara que son intention n’était pas de porter seul tout le poids des affaires, qu’il fallait que le Sénat voulût bien partager avec lui le gouvernement des provinces. » ( Royou, Histoire des empereurs. )

Ce partage, auquel le Sénat consentit, ne fut qu’un vain simulacre ; Octave garda pour lui toutes les provinces que l’invasion étrangère menaçait, et par conséquent resta le maître des forces de l’Empire. A cette restriction illusoire il en joignit une autre qui ne fut pas plus sérieuse ; il ne voulut accepter le pouvoir que pour dix années, en protestant même qu’il le déposerait plus tôt, si avant ce terme il parvenait à consolider la république.

Octave connaissait mieux que personne l’influence des noms sur l’esprit des peuples ; il voulait en prendre un qui le distinguât sans lui donner un air tyrannique. Il avait songé d’abord à celui de Romulus, premier fondateur de Rome, dans l’espoir d’être considéré comme le second ; mais Romulus avait été roi, et les sénateurs l’avaient immolé à cause de son despotisme. Le nom d’Auguste fut préféré ; il désigne une personne ou une chose consacrée par la religion. Le Sénat tout entier le lui déféra, sur la proposition d’un de ses membres d’accord avec Octave.

Dans ce jour mémorable où le vainqueur d’Actium feignit de vouloir donner son abdication, ce fut la république qui, par l’organe du Sénat, donna réellement la sienne. « Auguste, dit Montesquieu, établit l’ordre, c’est-à-dire une servitude durable ; car dans un Etat libre où l’on vient d’usurper la souveraineté, on appelle règle tout ce qui peut fonder l’autorité sans bornes d’un seul ; et on nomme trouble, dissension, mauvais gouvernement tout ce qui peut maintenir l’honnête liberté des sujets. Il songea donc à établir le gouvernement le plus capable de plaire qu’il fut possible, sans choquer ses intérêts ; et il en fit un aristocratique par rapport au civil, monarchique par rapport au militaire : gouvernement ambigu, qui n’étant plus soutenu par ses propres forces ne pouvait subsister que tandis qu’il plairait au monarque, et était entièrement monarchique par conséquent. » (Grandeur et décadence.) (voy. 19 Août et 27 Septembre.)




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