Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 13 août DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
NOUS REJOINDRE SUR...
Nous rejoindre sur FacebookNous rejoindre sur TwitterNous rejoindre sur LinkedInNous rejoindre sur VKNous rejoindre sur InstragramNous rejoindre sur YouTubeNous rejoindre sur Parler

13 janvier 1687 : mort de Claude, ministre protestant

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Janvier > 13 janvier > 13 janvier 1687 : mort de Claude, (...)
Éphéméride, événements
Les événements du 13 janvier. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
13 janvier 1687 : mort de Claude, ministre protestant
Publié / Mis à jour le jeudi 19 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Depuis l’année 1666 jusqu’à la révocation de redit de Nantes, Claude, nommé pasteur du consistoire de Charenton, fut regardé comme le chef et l’apôtre de son parti en France. Profond dans la science théologique, s’énonçant avec facilité, avec adresse, il ne manquait à son élocution que la pompe du style et la séduction de l’organe. Lorsqu’on voulut l’attacher au consistoire de Charenton, Morus disait : « Il aura toutes les voix, hormis la sienne. »

Les controverses de Claude avec Nicole, Arnauld, Bossuet, rendirent son nom célèbre. Après la fameuse conférence qui précéda (voy. 1er Mars 1678), Bossuet et Claude publièrent chacun de leur côté une relation pareille aux bulletins de deux généraux ennemis : l’un et l’autre s’attribuent la victoire.

Le 22 octobre 1685, jour où la révocation de l’édit de Nantes fut enregistrée, Claude reçut l’ordre de sortir du royaume dans les vingt-quatre heures. Cependant, pour le distinguer des autres ministres protestants, un valet de pied de Louis XIV fut chargé de le conduire jusqu’aux frontières. Claude se retira en Hollande, où il mourut au bout de quinze mois, dans la soixante-huitième année de son âge.

On a prétendu qu’au lit de mort Claude reconnut ses erreurs, mais qu’il craignit la honte d’une rétractation publique. La preuve de ce fait, que rien ne semble établir, justifierait seule les beaux vers de Boileau dans son épître au grand Arnauld sur la fausse honte :

Non, ne crois pas que Claude, habile à se tromper,
Soit insensible aux traits dont tu sais le frapper ;
Mais un démon l’arrête, et, quand ta voix l’attire,
Lui dit : « Si tu te rends, sais-tu ce qu’on va dire ? »
Dans son heureux retour lui montre un faux malheur,
Lui peint de Charenton l’hérétique douleur,
Et balançant Dieu même en son âme flottante,
Fait mourir dans son cœur la vérité naissante.

Dans toutes les discussions politiques ou religieuses, l’argument le plus facile, et en même temps le plus faible, c’est celui qui consiste à supposer ses adversaires de mauvaise foi.

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !