Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 17 juillet DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme


« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

Viande anglaise. Anecdotes historiques - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Anecdotes insolites > Viande anglaise ou « Vache folle » (...)

Anecdotes insolites

Petite Histoire de France et anecdotes, brèves et faits divers insolites, événements remarquables et curieux, événements anecdotiques


Viande anglaise
ou « Vache folle » en 1852
(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1852)
Publié / Mis à jour le vendredi 23 mars 2018, par LA RÉDACTION

 
 
 
Au milieu du XIXe siècle, on observe une différence importante entre la qualité de la viande anglaise et celle de la viande française, trouvant à la première une détestable « uniformité de saveur » et une « nullité de parfum » décourageant le gourmet, dues au fait d’engraisser artificiellement les animaux

Il est généralement passé en proverbe que la qualité de la viande anglaise l’emporte de beaucoup sur la qualité de la viande française, peut-on lire en 1852 sous la plume d’un chroniqueur du Magasin pittoresque. Les touristes qui ont fait une rapide excursion de l’autre côté du détroit en sont revenus pleins d’admiration pour ces énormes pièces de bœuf qui, semblables à des montagnes, se dressent orgueilleusement sur le buffet des tavernes.

Les tranches de ces roast-beef, artistement coupées, minces à merveille, arrosées d’un jus abondant et richement coloré, sont, pendant un séjour de courte durée, l’objet d’un engouement traditionnel qui est ramené à de plus humbles proportions pour peu qu’on séjourne quelques semaines, et à plus forte raison quelques mois en Angleterre.

Le peintre et la vache. Chromolithographie de 1890
Le peintre et la vache. Chromolithographie de 1890

On finit, en effet, par reconnaître qu’en réalité la saveur et la succulence de la colossale pièce de viande britannique sont loin de l’emporter sur celles de notre petit rôti bourgeois. On finit par trouver qu’en Angleterre le bœuf, le mouton, le veau et le porc frais, ont un air de famille, une uniformité de saveur, et, pour ainsi dire, une nullité de parfum, qui découragent le gourmet, poursuit le journaliste.

L’abondance de cette chair n’est pas une compensation de ce qui lui manque, et le palais leurré accuse bientôt les yeux de s’être trop fiés à l’apparence. Peut-il en être autrement lorsque tous les animaux sont engraissés artificiellement, après avoir été, pendant une longue suite de générations, préparés à se vite engraisser ?

Peut-il en être autrement lorsque l’animal est abattu avant d’être arrivé à son âge de maturité ? Une viande ainsi faite est nécessairement lymphatique ; elle sent la fabrique et la mécanique humaine ; elle ne peut être aussi succulente, aussi sapide que nos viandes françaises, provenant généralement d’animaux plus mûrs, plus faits, nourris d’herbage et de pacages. Nos animaux s’engraissent par un état de repos et un développement normal de santé à l’âge convenable pour que la chair ait acquis sa maturité. Les animaux anglais sont soumis, au contraire, à un régime qui leur donne la maladie de graisse à l’âge où ils devraient se développer en force selon les lois naturelles.

Ce n’est pas que l’on doive blâmer sous tous les rapports le système anglais ! s’exclame le chroniqueur. Il tourne au profit de la classe la plus nombreuse. Si en France il y a d’excellente viande, il y en a aussi de détestable ; en Angleterre, elle est toujours et partout moyennement bonne. La maladie qu’on donne aux animaux a pour résultat de fabriquer à bon marché une chair suffisamment accomplie ; cette rapidité dans la fabrication de la chair, et cette précocité que les races montrent dans l’aptitude à l’engraissement, ne peuvent coexister avec une qualité supérieure ; mais au moins tout l’ensemble de la nation est bien nourri, et chaque homme peut consommer une quantité de viande.

Nous avons dit que cet excès de graisse développée dans le corps des bestiaux était une maladie. En effet, les animaux soumis au cruel bienfait de cette nourriture engraissante perdent les qualités morales qui les caractérisent, et revêtent, pour la plupart, des formes hideuses incompatibles avec leur distinction à l’état de nature. Là où la beauté manque régulièrement dans la forme, la santé est généralement altérée. On sent instinctivement qu’en principe le beau doit toujours être le frère du bon, conclut notre journaliste.


Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 
 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 


 

 Révolution dite française : fille des Illuminés de Bavière et de la franc-maçonnerie ?
 
 Blason féodal : né au XIIe siècle de la nécessité d'authentifier les actes
 
 Pain mangé par nos aïeux : sa nature, son prix
 
 Des bibliothèques dans les trains ?
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Tout ce qui reluit n'est pas or
 
 Il a vu la mariée
 
MANIFESTATIONS
 Dentelles (Les) de la cour d'Henri IV renaissent au Puy-en-Velay
 
 Bêtes d’affiches : le monde animal domine la publicité
 
 
 
 
 
 

 


Les plus récents
 
 Mythe du legs d'une princesse russe enterrée au Père-Lachaise
 
 Louis XI préfère un âne à ses astrologues
 
 Condamnation pour circulation à vélocipède sur la voie publique
 
 Bonaparte romancier, auteur de Clisson et Eugénie
 
 
Et puis aussi...
 
 Microbe (Le) de la vieillesse : mieux que la mythique Eau de Jouvence ?
 
 Petites tyrannies quotidiennes : de vrais fléaux subis et docilement acceptés
 
 Malborough s'en va-t'en guerre : de la véritable origine d'une chanson populaire
 
 Avènement de la cuisine chinoise à Paris : réaction d'enthousiasme en 1914
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 331 ARTICLES

 

Suivre notre Pinterest

 

Vous pouvez opter pour un montant libre
Votre don nous est précieux : EN SAVOIR +

 

 

     

 
 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2019 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
Services La France pittoresque
 
Noël au coin de l'Histoire : boutique d'ouvrages pour vos cadeaux de fêtes de fin d'année
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

VK

Heypster

Vero

Pinterest

Tumblr

Instagram

YouTube

Librairie

Paris pittoresque

Prénoms

Services