Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 26 mai DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

5 mai 1814 : Napoléon prend possession de l'île d'Elbe

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Mai > 5 mai > 5 mai 1814 : Napoléon prend possession
Éphéméride, événements
Les événements du 5 mai. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
5 mai 1814 : Napoléon
prend possession de l’île d’Elbe
Publié / Mis à jour le samedi 4 mai 2013, par LA RÉDACTION
 

Par le traité de Paris, en date du 27 avril, Napoléon fut reconnu souverain de l’île d’Elbe ; après les adieux sublimes de Fontainebleau, il était parti pour se rendre à sa nouvelle résidence. Jusqu’aux confins du Dauphiné, les témoignages d’attachement, d’admiration, l’accompagnèrent : à mesure qu’il approchait de la Provence, la scène changea ; les agitateurs avaient eu le temps de le devancer ; échappé au guet-apens de Maubreuil, il faillit succomber à d’autres manœuvres non moins coupables.

A son arrivée à Fréjus, le 27 avril, il y avait en rade deux bâtiments prêts à faire voile, l’un français, l’autre anglais : il préféra la frégate anglaise, ne voulant pas qu’il fût dit qu’il avait été déporté sous un pavillon français. Le lendemain il quitta la France, sous le même pavillon qui devait, un an plus tard, le déporter à Sainte-Hélène.

Le 5 mai, à six heures du soir, Napoléon débarqua à Porto-Ferrajo, où il fut reçu par le général Dalesme, commandant français. « Général, lui dit l’illustre exilé, j’ai sacrifié mes droits aux intérêts de ma patrie, et je me suis réservé la propriété et la souveraineté de l’île d’Elbe ; faites connaître aux habitants le choix que j’ai fait de leur île pour mon séjour ; dites-leur qu’ils seront toujours pour moi l’objet de mon intérêt le plus vif. » Le maire présenta les clés de la ville à Napoléon, qui choisit la mairie pour son palais. Le comte Bertrand, le comte Drouot, Cambronne et quelques autres braves demeurés fidèles, formèrent d’abord la cour du nouveau souverain. Bientôt sa mère et sa sœur, la princesse Borghèse, vinrent partager et adoucir son exil.

Napoléon ordonna et fit exécuter de grands travaux dans l’île ; des routes furent percées dans tous les sens ; des quais, des magasins furent construits sur les ports ; plusieurs belles maisons s’élevèrent dans le centre et dans les environs de Porto-Ferrajo ; les meilleurs peintres de l’Italie se disputaient l’honneur d’y travailler. De nouvelles couleurs, un nouveau pavillon furent adoptes pour l’île d’Elbe : ce pavillon était blanc et amarante, parsemé d’abeilles. Il devint le premier de la Méditerranée et le plus respecté ; il était sacré même pour les Barbaresques, qui faisaient souvent des présents aux capitaines elbois, en leur disant qu’ils acquittaient la dette de Moscou.

Napoléon semblait résigné, tranquille ; mais, les yeux toujours tournés vers la France, il épiait le moment favorable pour y rentrer.

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !