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7 avril 1791 : condamnation de Cagliostro (Joseph Balsamo)

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7 avril 1791 : condamnation de Cagliostro
Publié / Mis à jour le samedi 6 avril 2013, par LA RÉDACTION
 

Tout est mystère dans la vie de cet homme singulier, depuis son nom jusqu’à sa mort. Nous rapporterons successivement deux versions, dont l’une tend à le faire passer pour un misérable intrigant, et dont l’autre le représente comme un personnage estimable.

D’après la première, le titre de comte et les noms d’Alexandre de Cagliostro ne lui appartiennent pas plus que ceux de Tischio, de Melissa, de Belmonte, de Pellegrini, d’Anna, de Fenix et de Harat, qu’on l’accuse de s’être successivement donnés ; on ne lui accorde que ceux de Joseph Balsamo.

On le fait naître de parents obscurs, à Palerme, le 2 juin 1743. On prétend qu’il escroqua soixante onces d’or à l’orfèvre Marano, sous prétexte de lui livrer un trésor caché dans une grotte, et gardé par les esprits infernaux. Après cet exploit, on affirme qu’il quitta Palerme et parcourut la Grèce, l’Egypte, l’Arabie, la Perse ; il vint ensuite à Médine, où il logea chez le muphti Sala Bayour, puis à Rhodes et à Malte, où, dit-on, il perdit le savant Althotas, qu’il a peint lui-même comme le plus sage des hommes, et avec lequel il s’était lié dans ses voyages.

Cagliostro
Cagliostro

De Malte, où il avait été très bien accueilli par le grand-maître, on ajoute qu’il passa à Venise, à Naples et à Rome ; là il épousa Lorenza Feliciani, jeune personne pleine d’esprit et de beauté, mais dont l’origine est aussi un mystère. Partout on le représente soutenant son existence tantôt par le produit de ses compositions chimiques, tantôt par le vol, l’escroquerie, et enfin par le trafic honteux des charmes de sa femme.

Toutes ces accusations sont consignées dans le procès-verbal dressé à Rome par l’Inquisition, et imprimées dans la même ville en 1791, sous le titre de Faits et gestes de Joseph Balsamo, se disant comte de Cagliostro, etc., de l’imprimerie de la Chambre apostolique.

Les défenseurs de Cagliostro opposent à ces graves imputations, le témoignage d’un auteur contemporain, qui s’exprime ainsi, en parlant de ce personnage : « J’ai vu ce digne mortel, au milieu d’une salle immense, courir de pauvre en pauvre, panser leurs blessures dégoûtantes, adoucir leurs maux, les consoler par l’espérance, leur dispenser ses remèdes, les combler de bienfaits, les accabler de ses dons, sans autre but que de consoler l’humanité souffrante. Ce spectacle enchanteur se renouvelle trois fois la semaine : plus de quinze mille individus lui doivent leur existence. » (Laborde, Lettres sur la Saisse) En effet, telles furent les occupations de Cagliostro pendant les cinq années qu’il passa à Strasbourg.

A ces témoignages, ils ajoutent l’énumération des nombreux bienfaits qu’il distribua plus tard à Paris, et citent enfin les lettres honorables écrites en 1783, au préteur de Strasbourg, par MM. de Miromesnil, de Vergennes, le marquis de Ségur, et autres personnages illustres.

Après son mariage, Cagliostro se rendit, avec son épouse, en Holstein, parcourut l’Allemagne, et arriva à Strasbourg en septembre 1780. En janvier 1785, il vint se fixer à Pans, où il monta une maison fastueuse, rue Saint-Claude ; ce fut à cette époque que le cardinal de Rohan, avec lequel il était lié, se trouva compromis dans la fameuse affaire du collier. Les amis de Cagliostro firent tous leurs efforts pour le déterminer à prendre la fuite ; il s’y refusa, et fut mis à la Bastille le 22 août 1785. La comtesse de Lamotte l’accusa d’avoir reçu le collier des mains du cardinal, et de l’avoir dépecé pour en grossir un trésor occulte d’une fortune inouïe.

Le Parlement, par un arrêt du 31 mai 1786, déchargea le prince Louis et Cagliostro des accusations dirigées contre eux. Néanmoins ce dernier fut exilé ; il se retira en Angleterre, où il vécut deux ans. Mais enfin son mauvais génie le ramena à Rome, où il fut arrêté avec sa femme, mis au château Saint-Ange le 27 décembre 1789, et, le 7 avril 1791, condamné à mort comme franc-maçon par la sainte Inquisition. La peine de Cagliostro fut commuée en une prison perpétuelle. Il fut donc transféré au château Saint-Léon, où l’on dit qu’il mourut le 26 août 1795. Sa femme fut enfermée dans le couvent de Sainte-Apolline.

 
 
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