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26 mars 1788 : mort de l’avocat Jean-Baptiste Gerbier

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26 mars 1788 : mort de
l’avocat Jean-Baptiste Gerbier
Publié / Mis à jour le samedi 23 mars 2013, par LA RÉDACTION
 

Si le barreau français, avant que la Révolution en eût fait la pépinière de la tribune, a possédé un orateur, qu’il puisse opposer sans trop de désavantage aux grandes renommées de Rome et d’Athènes, assurément c’est Gerbier : nul plus que lui n’a laissé de ces souvenirs qui constatent seuls aux yeux de la postérité les triomphes de la parole.

Jean-Baptiste Gerbier
Jean-Baptiste Gerbier

Né à Rennes le 29 juin 1725, son père le destinait à la profession dans laquelle il s’était distingué lui-même ; suivant le précepte des anciens, pour former l’orateur, il le prit dès le berceau ; mais il retarda ses débuts le plus longtemps qu’il lui fut possible. Gerbier avait vingt-huit ans lorsqu’il plaida pour la première fois : il produisit l’impression la plus vive. Depuis Cochin, le barreau de Paris n’avait rien vu d’aussi brillant, ni d’aussi fort.

Delamalle caractérise ainsi Gerbier : « La nature, qui voulut en faire l’orateur le plus séduisant, l’avait comblé de ses dons : il en avait reçu une figure noble, un regard plein de feu, une voix étendue et pénétrante, une diction nette, une élocution facile, une grâce infinie, un charme inexprimable répandu dans toute sa personne : son teint brun, ses joues creuses, son nez aquilin, son œil enfoncé sous un sourcil éminent, faisaient dire de lui que l’aigle du barreau en avait la physionomie. »

Il ne nous reste aucun monument des chefs-d’œuvre que Gerbier improvisait à l’audience : les morceaux qu’il écrivait n’en donneraient qu’une idée infidèle. Pascal était le maître qu’il consultait sans cesse ; sa bibliothèque renfermait un choix des meilleurs livres, magnifiquement reliés ; mais on trouvait sur son bureau, sur son fauteuil, un exemplaire des Provinciales, dont toutes les pages portaient l’empreinte d’une étude assidue.

La carrière de Gerbier se divise en deux époques : jusqu’à l’exil des parlements (1771), il ne recueillit que des hommages et de la gloire : mais à cette époque il se laissa séduire par le chancelier Maupeou, et donna l’exemple de la défection en plaidant devant la nouvelle magistrature. Lorsque les parlements furent rappelés, Gerbier expia cruellement cette faute : les anciens magistrats trouvèrent l’occasion d’exercer sur lui leur vengeance, et Linguet, rejeté par l’ordre des avocats, dénonça Gerbier comme son persécuteur.

L’illustre orateur ne put soutenir ces attaques injustes ; une sombre mélancolie attrista ses derniers jours. Cependant ses collègues lui donnèrent un gage de leur estime, en le nommant leur bâtonnier (1787). A peine jouit-il de cette tardive consolation : un accident abrégea sa vie, et l’enleva au barreau, dont il pouvait être quelques années encore l’honneur et l’exemple.

 
 
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