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19 octobre 1559 : supplice d'Anne Dubourg, conseiller au parlement - Histoire de France et Patrimoine

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19 octobre 1559 : supplice d’Anne Dubourg,
conseiller au parlement
Publié / Mis à jour le mardi 16 octobre 2012, par LA RÉDACTION
 

Anne Dubourg, parent d’Antoine Dubourg, chancelier sous François Ier, était né à Riom en Auvergne. Devenu conseiller-clerc au parlement de Paris, il s’éleva contre les persécutions qu’on faisait souffrir aux huguenots. Il y avait dans le parlement plus d’un membre attaché à ce qu’on appelait la réforme. La liberté rigide et républicaine de quelques conseillers se plaisait à favoriser une secte sévère, qui condamnent les débauches de la cour.

Henri II, mécontent de plusieurs membres de ce corps, entre un jour inopinément dans la grand’chambre, tandis qu’on délibérait sur l’adoucissement de la persécution contre les huguenots. Il fait arrêter cinq conseillers, du nombre desquels était Anne Dubourg, qui avait parlé avec le plus de force, et qui signa dans la Bastille sa confession de foi, laquelle se trouva en certains points conforme à celle des calvinistes.

Comme il était diacre, il fut d’abord jugé par l’évêque de Paris, Dubellay, assisté de l’inquisiteur Mouchi, qui se trouvait alors en France. II réclama le droit d’être jugé par ses pairs, c’est-à-dire par les chambres du parlement assemblées. Mais ses réclamations n’eurent aucun effet. Il fut jugé successivement à l’officialité de Paris, à celle de Sens et à celle de Lyon.

Condamné dans ces trois tribunaux à être dégradé et livré ensuite au bras séculier comme hérétique, il fut mené d’abord à l’officialité de Paris, où on lui arracha l’un après l’autre les habits de son ordre ; ensuite, on passa légèrement un morceau de verre sur sa tonsure et sur ses ongles ; après quoi, il fut amené à la Bastille, et condamné par des commissaires du parlement, à être étranglé et brûlé.

Pendant la cérémonie de sa dégradation, il ne fit que déclamer contre les ordres sacrés et contre l’Eglise, disant qu’il se félicitait d’être dépouillé du caractère de la bête, et que dorénavant il n’aurait plus rien de commun avec l’Ante-Christ. C’est ainsi qu’il appelait le pape, selon les interprétations de Calvin et de ses adhérents.

 
 
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