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17 octobre 1409 : supplice de Jean de Montagu, surintendant des finances

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17 octobre 1409 : supplice de
Jean de Montagu, surintendant des finances
Publié / Mis à jour le mardi 16 octobre 2012, par Redaction
 
 
Temps de lecture estimé : 1 mn
 

Jean de Montagu parvint, sous le roi Charles VI, à la surintendance des finances, emploi qui lui procura de grands biens, beaucoup d’amis, mais beaucoup plus d’ennemis encore. Le duc de Bourgogne, de concert avec le roi de Navarre, qui détestait en lui son attachement pour la reine et pour la maison d’Orléans, lui imputèrent divers crimes, et le firent arrêter pendant la maladie de Charles VI. Après plusieurs aveux arrachés par les tourments de la question, il eut la tête tranchée aux halles de Paris. Son corps fut attaché au gibet de Montfaucon, qu’il avait fait réparer quelques années auparavant.

Sa mémoire fut réhabilitée trois ans après, à la prière de Charles de Montagu son fils ; et alors les célestins de Marcoussy, dont Jean avait fondé le monastère, obtinrent le corps de leur bienfaiteur, et lui érigèrent un tombeau, monument de ses malheurs et de leur reconnaissance. Il est certain que Montagu s’était rendu coupable de grandes malversations dans la régie des finances. Chaque jour le roi était dans la nécessité de mettre en gage sa vaisselle, ses meubles ou ses bijoux. Montagu s’était chargé d’emprunter sur ces effets, et on les retrouva tous dans sa belle maison de Marcoussy.

François Ier, visitant un siècle après l’abbaye de Marcoussy, demanda aux religieux le nom de leur fondateur. Ayant appris que c’était Montagu, il témoigna être surpris de sa fin tragique, et ajouta que l’arrêt qui permettait de lui rendre les honneurs de la sépulture, faisait présumer qu’il avait été mal jugé. « Sire, répondit un célestin, il n’a pas été jugé par des juges, mais par des commissaires. » Le roi, frappé de cette réponse, fit serment sur l’autel de ne jamais faire mourir personne par jugement de commissaires.

Montagu avait réclamé le privilège de la cléricature dont il était revêtu, pour être renvoyé devant le parlement. Mais en vain protesta-t-il qu’il était tonsuré, n’ayant été marié qu’une fois, et avec une vierge ; le duc de Bourgogne empêcha le parlement d’admettre la requête.

 
 
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