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11 septembre 1768 : mort de l’astronome Joseph-Nicolas Delisle

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11 septembre 1768 : mort de l’astronome
Joseph-Nicolas Delisle
Publié / Mis à jour le mercredi 9 septembre 2015, par LA RÉDACTION
 

Né à Paris le 4 avril 1688, il reçut un premier enseignement de son père, avocat, précepteur de géographie et d’histoire, cartographe, et termina ses études au collège Mazarin. L’éclipse de soleil du 12 mars 1706 piqua vivement sa curiosité, et le désir de connaître la cause de ce phénomène l’engagea à se livrer avec plus d’ardeur à l’étude des mathématiques.

Avant d’avoir acquis aucune notion de l’astronomie, il avait résolu plusieurs problèmes de cette science par la force de son esprit, et au moyen de procédés ingénieux de son invention ; aussi ses progrès furent-ils très remarquables. En 1710, il obtint la permission d’habiter le dôme du Luxembourg ; mais ce ne fut que deux ans après qu’il put y établir un observatoire, et qu’on lui accorda les instruments dont il avait besoin pour opérer.


Joseph Delisle

Il ne tarda pas à réaliser les espérances qu’on avait conçues de son application, et l’Académie des sciences s’empressa de le recevoir au nombre de ses membres, en 1714, à l’âge de 26 ans. Il y lut différents mémoires sur l’observation des solstices, sur une éclipse de Vénus, sur une éclipse de Jupiter et de ses satellites par la lune, etc. Bientôt après, il se vit obligé de quitter le Luxembourg, et le mauvais état de sa fortune le contraignit d’accepter une pension de 600 livres, que lui offrit le régent, pour aider Boulainvilliers dans ses calculs d’astrologie judiciaire.

Il n’abandonna cependant jamais la véritable science, et il continua à faire part de ses découvertes à l’Académie. Il observa le passage de Mercure sur le soleil en 1723 à l’Observatoire, et l’éclipse totale de soleil du 22 mai 1724 au Luxembourg, où on lui avait rendu son logement. Cette même année, il fit le voyage de Londres, où il fut accueilli par Newton qui lui fit présent de son portrait, et par Halley qui lui communiqua les tables astronomiques qu’il ne publia que longtemps après.

Le tsar Pierre, pendant son séjour en France, avait apprécié le mérite de Delisle, et l’avait vivement sollicité de se rendre dans ses États, pour y fonder une école d’astronomie. L’impératrice Catherine revint sur ce projet, et Delisle, sollicité de nouveau, céda enfin, et partit pour la Russie, où il demeura près de 22 années. L’école d’astronomie de Saint-Pétersbourg acquit en peu de temps, par ses soins, une grande célébrité ; il composait, pour l’instruction de ses élèves, des traités élémentaires, les leur expliquait, leur fournissait des livres, des instruments, et décernait avec une grande solennité des récompenses à ceux qui se distinguaient.

Dans les courts instants que lui laissait sa place, il entreprit différents voyages, et en rapporta un grand nombre de faits intéressants pour la physique et la géographie. De retour en France, en 1747, Delisle reprit ses fonctions à l’Académie. Il avait employé à des expériences d’une utilité générale le magnifique traitement dont il jouissait en Russie ; il revenait en offrir les résultats à son pays ; mais il se trouvait aussi pauvre qu’avant d’être parti, et on ne songea point d’abord à améliorer sa condition. Enfin, le roi acheta son immense collection de pièces astronomiques et géographiques, pour les réunir au dépôt de la marine, et lui en confia la garde avec un traitement de 8 000 francs.

Il avait établi son observatoire à l’hôtel de Cluny, et il y reprit la suite de ses observations avec un zèle que ni l’âge ni la faiblesse de sa santé ne purent ralentir. A la même époque, il s’occupa de terminer et de publier quelques cartes laissées imparfaites par Guillaume Delisle, son frère. Son ouvrage relatif à la géographie, le plus important, est un Mémoire sur les nouvelles découvertes au nord de la mer du Sud. C’est le résultat des navigations entreprises par les Russes, pour découvrir un passage de la mer du Sud dans le nord de l’Amérique, et Delisle avait beaucoup contribué au succès de celle de 1741 par ses conseils et par une carte représentant l’état connu de cette mer, avec les points qui restaient à visiter. Ce mémoire fut imprimé en 1752, et il en parut l’année suivante une 2e édition, avec des augmentations et de nouvelles cartes.

Delisle mourut à Paris le 11 septembre 1768. Il était membre des principales académies de l’Europe. Lalande, qui avait été son élève, fit imprimer une notice sur cet utile astronome dans le Nécrologe. Outre les ouvrages et les mémoires déjà cités, on a de lui : 1° un grand nombre d’observations insérées dans les journaux du temps, ou dans les recueils des Académies de Paris, de Berlin et de Saint-Pétersbourg ; ses Mémoires pour servir à l’histoire et aux progrès de l’astronomie, de la géographie et de la physique (1738), dont il promettait un autre volume qui n’a point paru, « parce que, dit Lalande, il aimait mieux rassembler des observations que les publier » ; un Avertissement aux astronomes sur l’éclipse annulaire du soleil que l’on attend le 25 juin (1748), que Lalande qualifia de « traité historique très bien fait et très complet des éclipses annulaires ».

 
 
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