Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 18 novembre DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme


« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

11 septembre 1646 : Adrienne d'Heur est brûlée vive, condamnée pour sorcellerie - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Septembre > 11 septembre > 11 septembre 1646 : Adrienne d'Heur (...)

Éphéméride, événements

Les événements du 11 septembre. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique


11 septembre 1646 : Adrienne d’Heur
est brûlée vive, condamnée pour sorcellerie
(D’après « Le diable ne dort jamais » par Brigitte Rossignol, paru en 1998)
Publié / Mis à jour le mercredi 11 septembre 2019, par LA RÉDACTION

 
 
 
Elle fut incarcérée le 10 août 1646, et l’interrogatoire commença le 14 août. Trente-deux témoins déposèrent contre elle.

Agée de 60 ans environ et surnommée La Bacquesonne, Adrienne d’Heur, veuve de Pierre Bacqueson, orfèvre à Montbéliard, fut qualifiée de genaulche et arrêtée pour crime de sorcellerie. Sa mère et d’autres parents proches avaient déjà été inquiétés. Elle fut incarcérée le 10 août 1646, et l’interrogatoire commença le 14 août.

Trente-deux témoins déposèrent contre elle. Le juge lui demanda si elle croyait à l’existence des sorciers ; question qui renfermait un piège : répondre « non », c’était presque nier l’existence du Diable, dont les sorciers étaient les agents, c’était mentir et se rapprocher de l’hérésie. Répondre « oui » amenait à répondre à la question : « Quels sont les sorciers que vous connaissez et comment les avez-vous connus ? ». Adrienne répondit judicieusement que « suivant l’Ecriture sainte il y en avait, que c’était des gens qui ne savaient pas prier Dieu, qui faisaient mourir les autres et finalement que, si l’on voulait qu’elle en dise davantage, il faudrait d’abord le lui apprendre ».

Aux questions : « Les sorciers tuent-ils des enfants ? », elle répondit : « Je l’ai ouï dire, mais peut-être est-ce imaginaire » ; et « Avez-vous des livres de sorcellerie ? » elle affirma qu’elle ne savait pas lire, mais qu’elle reconnaissait « avoir dans sa boutique un livre relatif aux sorciers ».

Gravure extraite du Compendium Maleficarum de Francesco Maria Guazzo (1608)
Gravure extraite du Compendium Maleficarum de Francesco Maria Guazzo (1608)

Durant le premier interrogatoire elle ne versa pas une larme. Le second jour elle répondit imprudemment, que, si on lui trouvait une marque, elle se reconnaîtrait sorcière. Le troisième jour elle continua ses dénégations. Après un jour d’interruption, au quatrième interrogatoire, toujours sans aveu, le greffier l’avertit que si elle s’obstinait à nier, il faudrait recourir à la torture. Le cinquième jour elle persista à soutenir son innocence.

Les jours suivants elle fut confrontée à des témoins à charge. Le juge la pria de reconnaître ses crimes, qu’il énuméra : mort subite d’un enfant ayant reçu d’elle un morceau de pain, maladies d’un homme, d’une femme, de deux enfants, tarissement du lait d’une vache, mort d’un cheval, tentative de rapt d’enfants, s’être introduite la nuit dans des maisons, toutes portes closes, et y avoir fait grand vacarme, être apparue à des gens en les menaçant, sous forme d’un chat, au grand déplaisir du chat de la maison. Elle continua à répondre qu’ « elle était femme de bien et ne voulait se parjurer en se reconnaissant sorcière, puisqu’elle ne l’était point ».

Le 31 août elle fut soumise à la visite, dénudée jusqu’à la ceinture, piquée de tous côtés « avec une espingle d’argent ». Le barbier finit par trouver « tout au milieu du dos, ung peu plus bas que les epaulles », un point où l’épingle était « enfoncée de la profondeur d’ung travers de doibt » et maintenue « l’espace de plus d’un demy quart d’heure » sans qu’elle « en eut témoigné ressentir aulcune doulleur », ni que « ladicte marcque eût jetté aulcun sang ». Adrienne s’obstina dans ses réponses en contestant « que ce fût une marcque de sorcière ».

Elle fut alors soumise à la question jusqu’à avouer avoir, par vengeance, occasionné le tarissement de la vache de Léonard Scharffenstein, la mort du cheval grison de Jean Monnier, dit Grenillot, des rapts d’enfants, des maladies et des morts subites, puis fut condamnée le 11 septembre 1646 à être brûlée vive.

 
 

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

Visiteurs actuellement sur le site

 

 4 mai 1897 : incendie du Bazar de la Charité à Paris
 
 Pain mangé par nos aïeux : sa nature, son prix
 
 Des bibliothèques dans les trains ?
 
 Blason féodal : né au XIIe siècle de la nécessité d'authentifier les actes
 
 Règles de bienséance et de politesse d'après un traité de 1628
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
BON À SAVOIR
 Devoir une belle chandelle à quelqu'un
 
 Copains comme cochons
 
MANIFESTATIONS
 Ker-Xavier Roussel : rétrospective consacrée au peintre
 
 Félix Fénéon. Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse
 
 
L'ENCYCLOPÉDIE DU TEMPS JADIS
 OFFRE N°1 | Recevez en 48h les 37 volumes papier disponibles édités par La France pittoresque : 900 articles, 1800 illustrations formant une truculente mosaïque de notre riche passé !
 
 OFFRE N°2 | Téléchargez au format numérique l'intégralité des 44 volumes de La France pittoresque parus en 14 années : 1100 articles, 2000 illustrations. L'Histoire enfin captivante !
 
 
 
 
 

 


Les plus récents
 
 11 septembre 1733 : mort du compositeur François Couperin dit le Grand, organiste du roi
 
 11 septembre 1768 : mort de l’astronome Joseph-Nicolas Delisle
 
 11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet, gagnée par Eugène et Marlborough sur les Français
 
 11 septembre 1565 : levée du siège de Malte par le grand-vizir Mustapha
 
 
Et puis aussi...
 
 11 septembre 1536 : levée du siège de Marseille par l'empereur Charles-Quint
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 6 ARTICLES

 


Septembre
 
 

 

 La France pittoresque ne bénéficie d'aucune subvention, qu'elle soit publique ou privée. Prenez activement part à la transmission de notre patrimoine !
 
 Soutenez une véritable réinformation historique et contribuez à la conservation de notre indépendance éditoriale
Vous pouvez également opter pour
un montant libre
 
VOS DONS NOUS SONT PRÉCIEUX
EN SAVOIR +

 

 Facebook
 Twitter
 VK
 Instagram
 LinkedIn
 Pinterest
 Tumblr
 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2019 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
Services La France pittoresque
 
Noël au coin de l'Histoire : boutique d'ouvrages pour vos cadeaux de fêtes de fin d'année
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Twitter

VK

Heypster

Vero

Pinterest

Tumblr

Instagram

YouTube

Librairie

Paris pittoresque

Prénoms

Services